Point de fuite

Parfois je donne sa chance à un roman parce que la quatrième m’intrigue, ce fut le cas avec Point de fuite d’Elizabeth Brundage. Avec un succès mitigé.

Julian Ladd apprend en lisant le journal, que le célèbre photographe Rye Adler est décédé. Voilà qui le ramène une vingtaine d’années plus tôt, quand ils participaient avec quelques autres, à un atelier de photographie célèbre. Depuis Rye est devenu un photographe connu internationalement, et Julian a abandonné la photo pour travailler dans une agence de pub.

Cet événement fait remonter les souvenirs de cette époque, et avec les souvenirs, certains fantômes. Des fantômes d’autant plus présents qu’en fait Rye a disparu, qu’on suppose qu’il s’est suicidé, mais qu’on n’a pas retrouvé son corps.

Succès mitigé donc. Schématiquement, le roman est divisé en trois parties.

La première revient sur la jeunesse des protagonistes, elle est centrée autour de réflexions sur la photo, en tant que technique et en tant qu’art. Comme ça m’intéresse, j’ai beaucoup aimé cette première partie, d’autant que la construction des personnages est bien faite et qu’on accroche tout de suite. J’étais enthousiaste, impatient de découvrir la suite.

Malheureusement, la deuxième partie se concentre sur des sujets qui me laissent complètement de marbre. A savoir les problèmes familiaux de familles de la high class américaine. Avec épouse délaissée ayant laissé tomber son métier pour suivre un mari ambitieux, ado mal dans sa peau le pauvre choupinet, mari qui doute de sa vocation ou qui se révèle un vrai sale con … c’est pas mal écrit, mais ça ne m’intéresse pas, donc j’ai commencé à décrocher.

Avec la troisième on rentre dans la partie « polar », évoquée en début de roman. Et là, dire comme sur la quatrième que la tension est maximale … peut-être pour quelqu’un qui lit un polar tous les dix ans. Certes, j’ai rouvert un œil, alors que j’étais en train de m’assoupir. Mais bon, ajoutez un final assez gentillet, bof.

Alors pour qui ? Pour les amateurs de romans psychologiques, s’intéressant à la photo et aux tourments des ados qui s’ennuient … Et puis c’est plutôt bien écrit, agréable, fluide et assez passe partout, comme l’histoire. Pour être brutal, si j’apprécie beaucoup l’eau tiède sous la douche, je l’aime beaucoup moins en littérature.

Elizabeth Brundage / Point de fuite, (The vanishing point, 2021), La table ronde (2022) traduit de l’anglais (USA) par Cécile Arnaud.

3 réflexions au sujet de « Point de fuite »

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