Archives pour la catégorie Interviews et rencontres

Toulouse Polars du Sud, huitième.

Comme je l’écrivais récemment, la grande semaine de Toulouse Polars du Sud arrive. Vous avez toutes les infos sur le site.

Je serai présent une partie du temps, et pas seulement à Toulouse.

Jeudi 6 octobre à Montauban à 18h00, à la médiathèque avec Sandro Bonvissuto, on parlera du polar italien en général, et de son livre en particulier.

Vendredi 7, à 16h30 rencontre avec Qiu Xiaolong à Ombres Blanches, et pour les amateurs de très bonne BD, Altarriba, Kim et Keko seront à la librairie Ellipse.

Sinon, allez voir le programme vous verrez qu’il sera facile de croiser Carlos Salem, Victor del Arbol, Boris Quercia, Arni Thorarinsson, Dominique Manotti etc … toute la semaine.

Le week-end ils seront tous à la librairie de la Renaissance, vous y êtes attendus nombreux pour, entre autres,

Une table ronde le samedi à 10h00 avec Dominique Manotti, Hervé Le Corre et Victor del Arbol.

Un entretien samedi à 14h30 avec Donald Ray Pollock

Une table ronde le dimanche à 10h30 avec Franck Bouysse, Benoît Minville, Patrick Delperdange et Anne Bourrel

Une table ronde le dimanche à 14h00 avec Leye Adenle, Boris Quercia et Aro Sainz de la Masa

Et une conclusion le dimanche à 16h30 avec Carlos Salem et Rosa Montero

Plus tout le reste, allez donc sur le site voir le programme complet.

 

A noter qu’on peut se poser des questions sur la cohérence politique et littéraire d’un joli télescopage … Je ne veux pas polémiquer, c’est pas mon genre, mais le mercredi 5 octobre, à la librairie Privat, la rencontre avec Marin Ledun prévue à 17h45 sera précédée par une rencontre avec … Devinez qui ? Qui va bien en termes de message et de valeurs avec Marin ?

Vous ne devinez pas ?

Sarko ! En personne. Auront-ils un public en commun ? Les flics venus pour assurer le service d’ordre du premier resteront-ils pour le second ? Moi j’y serai pas, mais j’espère que vous me raconterez …

 

Marcus Malte à Toulouse

Comme tous les ans début octobre sera très riche en termes de rencontres littéraires à Toulouse.

Et cela commencera très fort le samedi 1° octobre, à Ombres Blanches, à 17h30 avec une rencontre avec Marcus Malte.

Et je reviens très vite pour vous parler de toutes les rencontres à l’occasion de Toulouse Polars du Sud.

Rivages à Ombres Blanches

Il n’aura échappé à aucun amateur de polar que l’excellente maison Rivages fête cette année les 30 ans de Rivages/Noir.

A l’occasion François Guérif sera à Ombres Blanches mercredi prochain à partir de 16h30 en compagnie du régional de l’étape, Pascal Dessaint.

La rencontre se poursuivra à 18h00 dans le patio de la librairie avec une rencontre avec la dernière venue de la maison, la sud-africaine Marli Roode.

Tous les renseignements sur le site de la librairie.

Deux rencontres à Toulouse

Cette année Toulouse Polars du Sud s’est associé aux impressionnants Quais du polar, avec ses partenaires habituelles, les librairies toulousaines Ombres Blanches et La Renaissance pour offrir deux rencontres à ceux qui ne peuvent pas aller à Lyon.

Mercredi 31 mars, Iain Levison sera à Ombres Blanches à 18h00.

Et

Le mercredi suivant, le 6 avril, Jon Bassoff sera à La Renaissance à 20h30.

A bientôt.

Rencontre avec Pascal Dessaint

Après la rencontre avec Victor del Arbol, belle rencontre avec Pascal Dessaint à propos de son dernier roman : Le chemin s’arrêtera là.

Un roman qui nait avant tout d’un lieu paradoxal, La digue du Braek à Dunkerque.

Un lieu paradoxal parce qu’on y trouve de l’industrie lourde (très lourde) plus ou moins arrêtée, plus ou moins en fonctionnement, côtoyant des pêcheurs du dimanche, des baigneurs et une nature qui regagne du terrain. Tout cela concentré au même endroit.

Un lieu et des gens en souffrance, des gens qu’on a pressés puis jetés, des gens à qui on a dit qu’ils ne servaient plus à rien, des gens qui n’attendent plus rien, n’espèrent plus rien.

Un roman qui s’est nourri de la vie de Pascal Dessaint, de son adolescence, de ses prises de consciences écologiques et sociales, de son envie de donner la parole à des gens qui ont complètement « disparu » du paysage et sont venu s’échouer là.

Et malgré la profonde noirceur du constat et du roman, on a aussi parlé d’espoir. L’espoir des petits résultats obtenus par ceux qui luttent toujours, pour préserver un coin de nature, pour ouvrir une librairie, pour rêver. Un espoir incarné dans son roman par les plus jeunes (comme dans Les derniers jours d’un homme), un tout petit espoir, une toute petite lumière que vous ne percevrez que si vous allez au bout du roman.

Une belle rencontre.

Rencontre avec Victor del Arbol

Belle rencontre hier soir avec Victor del Arbol pour parler de son excellent dernier roman Toutes les vagues de l’océan.

Comme souvent avec des auteurs hispanophones, le gentil modérateur n’a pas besoin de poser trop de questions, par contre le traducteur (en l’occurrence la traductrice) a du boulot ! Et comme souvent aussi, ce fut passionnant.

On a beaucoup parlé des mythes politiques et historiques du XX° siècle, de la nécessité pour ces mythes et cette histoire de construire des héros, et de la différence entre l’image de ce héros et la réalité, de la perte d’humanité qu’impose la construction de cette image parfaite.

On a parlé d’un certain sentiment d’infériorité de personnages et de personnes (nous en fait !) né après les grands événements historiques de la première moitié du XX° par rapport à leur parents : Qui suis-je, moi qui ai une vie « calme et tranquille », par rapport à ce père, cet oncle qui a été résistant, combattant républicain, obstacle au nazisme … Et comment, une fois venu le temps de la réflexion, les héros ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Comment arriver à rester fidèle à ses valeurs, comment résister à certaines pressions et compromissions, comment vivre une vie tout simplement digne peut se révéler plus héroïque que certaines vie qui ont été transformées en légendes.

On a parlé de résistance, de refus de ce qui est présenté comme inéluctable qui l’est sans doute au niveau collectif … jusqu’au moment, peut-être, ou chacun, individuellement dit NON. On a touné autour du titre espagnol plus explicite sur ce sujet (Un millions de gouttes) : certes mon action n’est qu’une goutte dans l’océan, mais qu’est-ce que l’océan sinon l’ensemble de millions de gouttes ?

On a aussi parlé de douleur, de perte d’espoir, et de l’amour comme une force qui redonne cet espoir mais en même temps fragilise.

On a parlé de l’opposition entre Igor et Elias, deux faces d’une même violence, l’un assumant totalement son emploi de la force (c’est la seule valeur qu’il reconnaît), l’autre maquillant sa violence sous un vernis de civilisation ou de justifications politiques.

On a parlé de bourreaux et de victimes, on a parlé des silences, des difficultés à communiquer, à connaître même ses proches …

C’est passé beaucoup trop vite, il m’est resté plein de questions à poser, on a continué devant une bière, on continuera en octobre pendant Toulouse Polars du Sud ! Et avec grand plaisir tant Victor del Arbol est aussi passionnant à l’oral qu’à l’écrit. Un vrai bonheur pour les animateurs.

Rencontre avec Ayerdhal chez Bédéciné

TPS c’est fini. Lessivé je suis comme dirait Montalbano. Je vous en cause demain. En attendant, un tout petit résumé de la rencontre avec Ayerdhal le vendredi soir.

Fin d’après-midi, vendredi, avec Ayerdhal chez Kti Martin, la Maîtresse de bédéciné. Un vrai régal.

Petite soucis pour moi, je devais être dans l’assemblée celui qui connaissais le moins l’auteur … mais bon, je ne me suis pas dégonflé.

On a causé de Rainbow Warriors, de Bastards (et c’est rude si on ne veut pas déflorer l’intrigue), de Cybione (ça ne nous rajeunit pas), de Transparence.

On a causé de politique (sans blague ?), de son admiration pour les différents gouvernements en place, de sa passion pour la CIA et du courage du PS … Non je déconne.

On a parlé de SF et Thriller, d’écriture, de New York, des faux-culs des nations unies, des copains qu’il met dans les livres, de comment, avec l’âge et la maturité il devient gentil avec ses personnages.

On a parlé d’utopie, de Jean-Claude Dunyach, de comment le passage au thriller a changé son écriture.

Bref on a passé un excellent moment et on a bu le cocktail (même sans alcool) de Kti.

Et si voulez en savoir plus, tant pis, il fallait venir. Demain soir mon bilan très subjectif de TPS sixième saison.