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Toulouse Polars du Sud c’est demain

Les habitués le savent, le salon Toulouse polars du Sud approche à grand pas. Il commence de fait la semaine prochaine, avec des activités un peu partout dès mardi puisque Rosa Montero, qui a gagné le prix Violeta Negra l’an dernier fera un passage express à Colomiers à la librairie La Préface mardi à 20h30 (elle ne peut malheureusement pas rester ensuite).

Ensuite ça va enchaîner. Comme je ne peux pas tout reprendre ici (et ce serait assez idiot), vous pouvez trouver la liste des auteurs qui seront présents, ainsi que celle des rencontres de la semaine, et des tables rondes et parloirs du moment fort, à savoir le week-end du vendredi 8 au dimanche 10.

Comme pour toute rencontre culturelle en ce moment, on ne pourra entrer assister aux rencontres, ou se faire signer des livres que si l’on a le pass sanitaire.

Pour ma part, je vais un peu bosser …

Jeudi je serai dans un premier temps à Ombres Blanches à 18h00 avec Aro Sainz de la Maza, puis à 20h30 avec Victor del Arbol à la médiathèque d’Escalquens.

Et dès vendredi soir sur le site du festival, à la librairie de le Renaissance, pour faire cap vers le grand nord à 20h30 avec Caryl Férey et Olivier Truc.

Samedi je compte sur vous pour vous lever de bonne heure, et venir pour un tour d’horizon du polar espagnol, en très bonne compagnie, puisque l’on retrouvera Aro et Victor, accompagné d’Agustin Martinez et du parrain de cette année, l’incontournable Carlos Salem. Ce sera à 10h15, mais je suis certain que vous ferez ce petit effort.

Et ça va se poursuivre toute la journée, avec, entre autres les lauréats du dernier prix d’Angoulême Landis Blair et David Carlson accompagnés de deux habitués en la personne d’Antonio Altarriba et Keko. Et vous pourrez écouter Serge Quadruppani, Alessandro Robecchi, Laurent Mauvignier, Tiffany Tavernier, Parker Bilal, Caroline Hinault et Hervé Le Corre, sans oublier les parloirs.

Dimanche, désolé, il va vous falloir manquer la messe, ou y aller très tôt, on attaque dès 10h30, avec j’espère un public nombreux pour accueillir le tout récent lauréat du prix du polar européen décerné par Le Point, le croate Jurica Pavicic qui sera entouré de Laurent Guillaume et Minos Efstathiadis. Et ensuite, là aussi on enchaine, avec Michèle Pédinielli, Jean-Christophe Tixier, Wojciech Chmielarz, Marin Ledun, Jean-Hugues Oppel, Marcello Fois, Piergiorgio Pulixi, Alessandro Robecchi, Valerio Varesi, Andres Barba et Anouk Langaney.

Peut-être aura-t-on un moment pour se croiser, et boire un café ou une bière, selon l’heure. A très bientôt j’espère.

Rencontre avec Dominique Forma

Une première (pour moi) à venir samedi. Bien que je sois complètement saturé de télétravail, de réunions virtuelles et autres ersatz inodores, incolores et sans saveur, pour rire, j’ai accepté de tenter l’aventure d’interviewer Dominique Forma à distance.

C’est son éditeur La Manufacture qui organise le bidule. Ce sera samedi prochain à 11h00, juste avant l’apéro.

Je vous attends nombreux, soyez à l’heure, et j’espère que ce sera distrayant, un peu de soleil et de moiteur en cette période sinistre.

« Rencontre avec Dominique Forma à l’occasion de la parution de Manaus
Participez sur votre ordinateur ou votre application mobile
Cliquez ici pour rejoindre la réunion »

TPS 12°, c’est fait.

TPS 12 c’est donc tenu, juste avant que Toulouse ne passe en zone écarlate, ce qui nous permettra de continuer à bosser mais nous empêchera un peu plus de nous amuser ou d’avoir accès à un minimum de culture. Choix totalement cohérents avec notre époque et nos gouvernants, mais je m’égare.

Je ne vous dirai pas que ce fut l’édition la plus chaleureuse, la plus drôle et la plus conviviale. Il n’y aura pas de photos, parce que franchement, les photos des copains ou des auteurs avec un masque sur la tronche, non merci, je préfère oublier. Et une édition de TPS sans vrai bar (interdiction de la préfecture de vendre de l’alcool), sans déambulation dans le chapiteau des auteurs pour discuter, rigoler, conseiller (oui, là aussi, la préfecture autorise la vente, mais pas la déambulation), sans endroit confortable pour s’installer, papoter, échanger les impressions de lecture et refaire le monde, sans pouvoir se faire la bise et se prendre dans les bras, c’est à l’image du moment : on a le droit de bosser, mais pas de s’amuser. Donc on a bossé.

Ceci étant dit, un grand merci pour commencer aux auteurs étrangers qui sont venus, d’autant plus que Leye Adenle, Alan Parks et Arpad Soltesz seront en quarantaine en rentrant chez eux (Alan nous a confié qu’il s’en fiche, les pubs de Glasgow sont fermés).

Un grand merci aussi à nos fidèles amis espagnols et italiens, toujours aussi agréables à recevoir et entendre, avec une mention spéciale à Carlos Salem qui a réussi à échapper au siège (sanitaire) de Madrid. Et un très grand merci aussi à tous les auteurs français qui sont venus, parfois de loin, sans trop savoir s’il y aurait du monde pour venir les voir en ce week-end sinistre (oui en plus il pleuvait et il faisait froid).

Et pour finir un immense merci à tous les bénévoles qui ont bossé d’arrachepied pour mettre en place les mesures demandées, fait face aux annulations de dernière minute, aux ordres et contrordres, qui ont nettoyé les lieux de rencontre, qui ont accueilli le public … Bref qui ont abattu un boulot énorme dans des conditions pas drôles.

Sur les rencontres que j’ai vues, je me suis bien amusé à animer un face à face entre Jean-Christophe Rufin et Carlos Salem. Enfin animer n’est pas le bon terme, disons que j’ai dit bonjour, et qu’ensuite ils se sont très bien animés tous seuls. On a appris qu’Aurel Timescu existe en vrai, il était en poste dans une ambassade où l’auteur a travaillé, on a eu, pour les connaisseurs, la confirmation de « l’effet labrador » cher à Jean-Hugues Oppel : si on veut faire monter le suspense, on met un chien ou un chat en danger, et si on tue un chien, on se fait insulter par les lecteurs, même si on a massacré avant une bonne douzaine de personnes (c’est arrivé à Carlos).

Arpad Soltesz que j’imaginais aussi en colère et énervé que ses bouquins s’est révélé d’un calme et d’un flegme très british. C’est parce qu’il se défoule dans ses bouquins, entre autres en faisant exploser un juge sur ses chiottes. Mais en fait il est très en colère, tout le temps, même si ça ne se voit pas.

Alan Parks et Leye Adenle ont réussi à nous convaincre d’aller visiter Glasgow et Lagos, malgré tout le mal qu’ils en disent dans leurs bouquins.

Et j’ai pu saluer, rapidement puisqu’on ne pouvait pas déambuler … Valerio Varesi qui parle de mieux en mieux français, faire la groupie auprès de Catherine Dufour dont vous avez intérêt à lire Le bal des absents si vous ne voulez pas encourir mon courroux (coucou), et passer une soirée avec Victor del Arbol.

Dernier motif de satisfaction, c’est Le temps de la haine, de Rosa Montero, histoire de privé dans un monde à la Blade Runner avec un personnage de Réplicante, qui parle vraiment très bien de notre monde actuel tout en situant son action au XXII° siècle qui a gagné le prix Violeta Negra. Et hop, on consacre un livre complètement hybride, à la fois un roman de SF, polar, roman qui rappelle de très bons souvenirs et roman qui parle d’aujourd’hui, merci le jury ! Bon c’est fait, il y en a qui ont dû bien dormir la nuit dernière, et vivement l’année prochaine sans masque, avec embrassades, bières et déambulations.

TPS plus fort que le COVID (pour l’instant)

C’est traditionnellement avec un mélange d’impatience, d’excitation et de joie que j’annonce, en cette période de l’année, la grosse semaine Toulouse Polars du Sud. Je ne vais pas vous mentir, ce ne sera pas une grosse année, et je suis moins impatient. Faute bien entendu non à la qualité de ce qui a été édité cette année, ou à un moindre travail des bénévoles, mais à cette saloperie de virus.

Annulations, restrictions, mesures sanitaires …  On ne pourra pas s’accouder au bar pour boire un café ou une bière, les discussions avec masque, c’est pas mon truc, interdit de s’embrasser, bref, ce sera plus froid, distant, mais bon, on fera ce qu’on peut, et même davantage pour que cela se passe le mieux possible, pour les visiteurs que l’on espère quand même nombreux, et pour les auteurs.

Avec malgré tout un programme pas mal du tout.

Dans la semaine je serai à Ombres Blanches avec Arpád Soltész, pour une première rencontre à Toulouse.

Jeudi soir à la médiathèque de Saint-Orens à 19h00, et vendredi à 18h00 à la médiathèque du grand M, je retrouve un auteur que je connais bien, Victor del Arbol.

Le vendredi soir, grosse rencontre avec notre parrain de cette année Jean-Christophe Rufin animée par Pierre Lemaitre, à l’hôtel du département, à 20h30, attention, réservation obligatoire.

Et puis il y aura les tables rondes à la librairie de la Renaissance, malgré toutes les contraintes.

Avec, entre autres, la présentation du dictionnaire du polar de Pierre Lemaitre, un face à face (mais pas trop près !) Jean-Christophe RufinCarlos Salem, on parlera ville noire avec Alan Parks et Valerio Varesi, mais aussi Alan Parks et Leye Adenle, terrorisme et islamisme avec Frédéric Paulin et Kenan Görgün, on verra qu’il y a du nouveau à l’est avec Danü Danquigny et Arpad Soltesz, une table sur les secrets de famille avec Victor del Arbol et Cyril Herry, une rencontre Joseph Incardona, Nicolas Maleski et Noëlle Renaude, et une information de dernière minute, le dimanche Catherine Dufour dialoguera avec Valerio Varesi.

Informations valides ce jour, avec risques de modifications en cas d’annulation de dernière minute ou de nouvelle consigne de la préfecture et de la mairie. Toutes les informations sont sur le site du festival.

Toulouse Polars du Sud, c’est demain

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Le grand week-end du polar à Toulouse c’est dans une semaine, mais comme d’habitude les festivités commencent bien plus tôt.

Pour savoir ce qui va se passer autour de Toulouse avant vendredi, tout le programme est là.

Et pour les tables rondes et les parloirs du week-end à La Renaissance, c’est là.

Comme tous les ans, vous aurez le plaisir de retrouver des habitués, Carlos Salem en tête, mais également Victor del Arbol, Pascal Dessaint, Marin Ledun, Jean-Hugues Oppel, Christophe Guillaumot

Il y aura aussi des auteurs qu’on a déjà reçus et qui viennent nous rendre une nouvelle visite, comme Ernesto Mallo, Martin Solares, Jérôme Leroy ou les italiens Maurizio de Giovanni et Gioacchino Criaco

Et puis, vous le savez sans doute déjà, trois invités de marque, les américains James Carlos Blake et Kent Anderson et notre parrain, Leonardo Padura.

Pour la liste complète, c’est là.

J’aurai pour ma part le plaisir de vous voir, si vous venez rencontrer Leonardo Padura à la médiathèque de Montauban le mercredi 9, ou Victor del Arbol le jeudi 10 à celle d’Aucamville.

Et bien sûr tout le week-end à La Renaissance. N’hésitez pas à venir échanger quelques mots autour d’un café ou d’une bière. A très bientôt.

TPS, la decima.

C’est fait. Retour au calme après un week-end de folie. On peut dire qu’on a dignement fêté les 10 ans de Toulouse Polars du Sud. Ça va être compliqué d’en parler sans trop m’étaler mais allons-y, en respectant la chronologie.

Ça commençais très fort pour moi, avec une rencontre à la médiathèque de Montauban avec Joe R. Lansdale ! Des années que j’en rêvais, des années que Bruno de La Renaissance essayait. Sa persévérance a fini par payer, il était là. Une heure de rencontre rien que pour nous. Où on a appris que la grand-mère de Joe avait vu le show de Buffalo Bill, que ses parents avaient connu la grande dépression et que c’est leur voix qui résonne dans des romans comme Les marécages. Où on a pu constater que ce n’était pas un hasard s’il nous semblait percevoir une belle conscience politique subrepticement glissée sous l’humour de Hap et Leonard : Lansdale a travaillé dans des champs de roses et dans des usines de chaises en alu, il a refusé d’aller au Vietnam, il a participé aux luttes pour les droits civiques lui qui a connu les cinémas avec un étage pour les blancs et un pour les noirs. On a parlé de l’humour, des dialogues, de Huckleberry Finn … On a rencontré, deux passionnés qui avaient fait des centaines de kilomètres pour le rencontrer et lui remettre une superbe lito inspirée justement des marécages. D’ailleurs, si vous aimez les belles affiches et les polars américains, allez un peu voir l’arbre à bouteille (et oui, ils aiment Lansdale !).

On a eu droit ensuite à un repas assez surréaliste. Imaginez-vous dans un restaurant, avec Lansdale et son épouse, à parler polars, et à côté, un groupe de retraités normands auquel le restaurant proposait une animation : un « comique » déguisé en curé nous a fait ça, et après, et je vous jure, il a tombé la soutane, dessous il avait le maillot du Stade et on a eu droit à ça . C’était, comment dire … Etrange. Puis retour sur Toulouse en discutant de Comics, séries, films, bouquins, des westerns d’Elmore Leonard, de Craig Johnson … Bref le pied.

Samedi on attaquait fort avec une table ronde avec Tim Willocks, Martin Solares et Michael Mention sur la violence. Une rencontre comme je les aime : presque rien à faire sinon lancer la discussion, et ensuite laisser les auteurs discuter entre eux. J’avais déjà rencontré Tim Willocks lors de sa première venue à TPS, j’ai de nouveau été impressionné par la profondeur qu’il y a derrière ses bouquins qui pourraient sembler, à la première lecture, du pur divertissement. Et Martin Solares que l’on découvrait a été très émouvant en parlant de ce qui l’avait amené à écrire N’envoyez pas de fleurs.

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L’inauguration, c’est toujours pénible, mais on a eu le plaisir de récompenser Carlos Salem, prix Violeta Negra pour sa Decima au salon, et pour Attends-moi au ciel, et Eric Plamondon pour Taqawan, prix des chroniqueurs. L’occasion du coup, excellente, de nous trouver tous ensemble : Yan et Caroline, des habitués, avec qui (entre autres) on se partage les animations et tables rondes, Bruno qui vient toujours nous rendre une petite visite, et la bonne surprise de cette année, Cédric qui avait fait le déplacement et qui, en partie par la faute de Yan et moi, a peut-être dû payer un supplément voyage pour son retour. Merci à Laurence pour l’organisation du trophée, quelque part, sur la toile, doivent trainer des photos des chroniqueurs et du lauréat …

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Après, ce fut très dense, cavaler pour porter les bouquins pour les tables rondes, traduire la rencontre sur le polar ibérique (show très rodé entre des auteurs qui se connaissent et s’apprécient, avec Carlos en chef d’orchestre), souffler un peu en assistant à une table ronde menée de main de maître (pouf pouf) entre James Ellory, Joe Lansdale et Benjamin Withmer (putain, Withmer et Lansdale ensemble, l’occasion de faire ma groupie).

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Et pour finir retour en Méditerranée, avec Valerio Varesi, Mimmo Gangemi et Petros Markaris, qui eux aussi m’ont permis d’assurer l’animation en faisant le minimum anticipant les questions, et se répondant. Markaris très drôle nous a raconté la création de Kharitos, et on a fini (heure de l’apéro oblige) avec les recettes préférées de chacun. Pour Markaris, devinez, il suffit d’avoir lu ses bouquins.

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Dimanche matin, tout le monde sur le pont, pour une belle table ronde avec Thomas Cook et Anne Bourrel sur les secrets de famille. Table ronde animée par Corinne qui a su faire naitre une belle complicité entre les deux auteurs qui ne s’étaient jamais rencontrés. En regardant mes photos, hier soir, un peu fatigué, il m’est venu une idée aussi sotte que grenue … c’est moi où Thomas Cook (que j’adore, comme écrivain et comme personne) a un petit côté Maître Yoda ?

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Je n’ai pas pu tout voir, mais j’ai ensuite assisté à une magnifique table ronde entre Eric Plamondon, Richard Krawiec et David Joy, animée par Yan. David Joy en particulier, impressionnant de conviction et de clarté dans ses prises de paroles. Un sacré bonhomme et une belle table ronde émouvante, intelligente et drôle.

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Chapeau à Aurélie qui au long du week-end a traduit, Yana Vagner, Tim Willocks, Joe Lansdale, Roger Ellory, Thomas Cook, David Joy, Richard Krawiec, Zygmunt Milozewski et Arni Thorarinsson ! Et j’en ai peut-être oublié.

Pendant les quelques pause, quel plaisir de discuter avec Antoine Chainas, Sébastien Rutés ou Marin Ledun. Sans parler de R. M. Guera avec qui j’ai pu faire le fan de base, et me faire dédicacer un album ainsi qu’avec nos habitués BD Antonio Altarriba et Keko, à qui j’ai acheté Moi fou, suite du triptyque commencé avec l’excellent Moi, assassin.

Tout s’est terminé pour moi avec la 100° table ronde de l’année de Sébastien Gendron sur le thème de l’humour et du polar, c’est du moins ce que prétends Yan avec qui j’ai animé la table en duo. Et on n’était pas trop de deux pour maîtriser Jacki Schwartzmann, Sébastien Gendron en Carlos Salem.

Dimanche soir, gros coup de blues et de fatigue, mais aussi satisfaction. Un programme très très serré mais qui a tenu sans coup de Trafalgar, des auteurs et visiteurs (du moins ceux avec qui j’ai discuté), apparemment contents.

Je me suis régalé, et surtout un immense merci à tous, auteurs, visiteurs, et bénévoles qui ont fait tourner la grosse machine, s’occupant d’organiser la venue des uns et des autres, repas, logements, voyages, taxis, rendez-vous, contacts avec les écoles, médiathèques, collèges, ont monté le chapiteau, installé les bouquins, servi les repas, tenu le bar, l’accueil, gratté les subventions à droite et à gauche, monté des dossiers … Un an de boulot pour trois jours de festival, mais ça valait la peine. On souffle un peu, et on vous prépare celui de l’année prochaine.