Archives pour la catégorie Mauvaise Humeur

Huxley l’avait prédit.

« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »

« Sous la poussée d’une surpopulation qui s’accélère et d’une sur-organisation croissante et par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation des esprits, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques — élections, parlements, Cours suprêmes, et tout le reste — demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle espèce de totalitarisme non violent.
Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions de radio et de tous les éditoriaux. Entretemps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs des esprits, mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.
»

Aldous Huxley, retour sur le meilleur des mondes, 1958.

Une idée pour Jean-Hugues ?

Petite idée de scénario de polar pour un auteur qui nous a déjà décrit, avec brio et talent, les dessous de l’élection présidentielle de 2002.

Un Président, élu sous la pluie, réussit l’exploit pourtant improbable de devenir encore plus impopulaire que son prédécesseur. A force de trahisons, de passages de lois en force, même contre une partie de son camp, lui et son premier ministre qui ont soutenu, entre autres, des mesures souhaitées par le parti fasciste du pays, savent que la future élection est foutue d’avance et que la déroute sera sévère.

Tous les sondages s’accordent à dire que le parti fasciste sera au second tour, mais ce n’est pas dramatique, c’est même très utile, on sait qu’il sera battu, une fois de plus au second tour et, comme en 2002, quitte à voter en vomissant, le cocus iront faire barrage. Le danger vient d’ailleurs.

Première option, l’autre parti, l’alter-ego est également au second tour. Pas grave, on rejouera 2002.

Deuxième option, beaucoup plus gênante, le tribun de gauche, appuyé par la partie encore de gauche de ceux qui sont au pouvoir est qualifié pour ce second tour. Là ce serait la catastrophe. Remise en cause des institutions, du rôle du président, accentuation de la lutte contre l’évasion fiscale, renationalisation de services publics, lutte contre la financiarisation de la société … Là est le vrai danger.

Alors le président, ou un de ses sbires a une idée : créer de toute pièce une candidature qui va sembler hors système, qui le « trahira », qu’on va faire semblant de combattre, avant de le rallier, pas forcément très finement et surtout pas trop tardivement, en trahissant une fois de plus les électeurs (mais ça c’est habituel), et même un certain nombre de ses cadres, qui ne seront pas mis dans la confidence.

Coup de chance, le président a le candidat parfait sous la main. Propre sur lui, en apparence nouveau (alors qu’il a fait toute sa carrière avec pour mentor un des conseillers financiers présent sans discontinuité à l’Elysée, Matignon ou Bercy depuis quarante ans), ex banquier, menteur comme un ministre, capable de dire tout et son contraire et de vous planter un couteau dans le dos avec un sourire de premier communiant, qui fera mine de trahir le père, alors qu’il est en train de le servir et d’enfiler tous les autres. Aussitôt dit, aussitôt fait, et ça marche !

Question – JH, tu nous l’écris ce bouquin ? Moi je sais pas faire, et puis t’es le meilleur !

 

Aux raclures qui passent ici.

Ca fait un moment que je n’ai pas eu d’accès de rogne. Et là, une bande de raclures essaient de poster sur mon blog des pubs ordurières pour voter Macron. Déjà appeler à voter Macron, ici, c’est une insulte. Mais en plus, croyez-moi sur parole, le post est immonde.

Donc les raclures, sachez que mon joli WordPress, en général, vous classe en indésirables. Merci WordPress. Et comme les commentaires sont modérés, ceux qui passent le barrage sont impitoyablement mis à la poubelle par ma pomme.

Mais du coup, vous m’avez énervé. Donc je vais faire de la pub à votre candidat que, soit dit en passant, je vomis autant que ses deux amis, Fion et Pen. J’ai découvert grâce au journal Le Monde, ce gentil youtubeur. J’avoue que les chaînes vidéo sur Youtube, c’est pas mon truc, question de génération sans doute. Mais là, même si le ton est un poil accéléré pour moi, j’aime bien, j’aime beaucoup même.

Et donc voilà ce qu’il nous raconte sur la pourriture que vous soutenez.

Ceci dit, il y en a aussi pour Fion.

Et puis il y a aussi pas mal de vidéos sur des sujets de fond, comme celui-ci sur le rôle des tribunaux d’arbitrage.

Après, sur la forme, je préfère Guillaume Meurice, même s’il creuse moins les sujets, et là, encore sur la corruption, allez voir ça, le passage où il interroge Patoche comme il dit, est tout simplement, comment dire … Surréaliste.

Mais les deux valent la peine. Mon seul regret, c’est que je ne pense pas qu’il passe ici, à par les raclures qui postent des commentaires de merde, des gens susceptibles de voter Fion, Pen ou Macron …

Déjà énervé !

On n’est pas encore rentrés que je suis déjà de mauvaise humeur. Tout ça parce que j’ai eu le malheur d’écouter hier soir le téléphone sonne sur France Inter. Un téléphone sonne devinez sur quoi ? Le burkini.

Le nombre de conneries que j’ai pu entendre en moins de 20 minutes est proprement hallucinant, de la part d’abrutis qui téléphonaient, relayés par un Demorand buté, arrogant et agressif qui voulait absolument faire dire à deux invités qui tentait d’apporter un peu de raison que le burkini, quand même, c’est grave et c’est pas comme un simple maillot.

Seul moment de fraicheur, une gamine de 16 ans qui a demandé si on n’en faisait pas trop et si ce n’était pas un écran de fumée bien pratique pour oublier tout le reste.

Ressortait en substance des appels qui avaient été sélectionnés par l’antenne que ces braves gens étaient très tolérants, mais que le machin les choquait et que donc il fallait l’interdire pour préserver leur confort à eux sur la plage.

Partant de là, et comme il faut aussi me préserver à moi des multiples chocs que je subis moi-même en pirsone, tous les jours en sortant de chez moi, je demande au gouvernement une loi interdisant ce qui me choque profondément et pirsonellement en pirsone (bise à Cataré et Salvo), à savoir :

  • Tous les signes religieux (foulard, barbe, croix, soutane, kippa, rouflaquettes torsadées, robe orange, col romain etc …)
  • Toute propagande politique pour un courant qui n’est pas le mien
  • Toute affiche de pub, ou toute tentative de prosélytisme par les mormons, les végans, les témoins de Jéhovah, les végétariens, les anti corrida, les pro corrida, les anti avortement, les chasseurs, les adorateurs du truc et du bidule …
  • Les punks à chien (j’aime que les chats)
  • Les chiens (voir ci-dessus)
  • Les chaussettes dans les sandales
  • Les jupes plissées bleu marine avec le serre-tête et les socquettes blanches
  • Boire du Coca quand on mange,
  • Les cocktails tout préparés
  • Etaler le foie gras comme un pâté sur le pain
  • Boire du Tariquet, du rosé ou de la bière parfumé au fruit
  • Parler étranger à haute voix, ce qui me donne l’impression de ne pas être chez moi
  • Les polos boutonnés jusqu’en haut
  • Les gens qui disent « c’est plus qu’un simple polar »
  • Les supporters de foot
  • Les pubs (de publicité, pas ceux où on boit une bière !)
  • Le ketchup
  • Le sucre dans le café …
  • Ah, j’oubliais, les cons.

Vous pouvez compléter la liste.

Le risque est que je me retrouve un peu seul dans la rue …

Et pour se remettre de bonne humeur, heureusement sur France Inter il n’y a pas que de sombres crétins, il y a aussi Guillaume Meurice.

En rogne

Et dire qu’on croit toujours qu’on a touché le fond … Alors que non, tous les jours les immondes qui nous gouvernent arrivent à creuser un peu plus.

Quand ils osent nous parler de démocratie alors même que le gouvernement (qui n’a pas été élu) passe en force contre sa majorité (qui elle a été élue), et ce quoi qu’on puisse penser de ce qu’est devenu la mascarade électorale.

Quand ils osent envisager d’interdire des manifestations, quand ils utilisent l’état d’urgence, non pas contre le terrorisme (réel) mais contre la contestation sociale, quand, comble de l’abjection, le ministre de l’intérieur relie benoitement l’enfant traumatisé d’un couple assassiné par un fou furieux, le prétendu saccage d’un hôpital, et le mouvement social. Comment cet homme peut-il se regarder dans la glace sans avoir honte de lui ? Comment arrive-t-il à se présenter devant ses enfants ? A sa place je creuserais un trou pour m’enterrer et me cacher à la face de monde. Mais ça doit être parce que j’ai quelques restes de décence.

Comment ne pas se rendre compte que les abrutis fanatisés qui tuent aveuglément au nom d’une religion qu’ils ne connaissent même pas, ou le pauvre con qui a mis un coup de masse dans les vitres de l’hôpital sont les idiots les plus utiles d’un système aux abois ? Et je ne fais ici aucune théorie du complot. La bêtise, la connerie, le manque de réflexion sont universel et intemporels. Ils sont encouragés par l’abrutissement organisé et la violence sociale. Ils n’ont jamais été aussi utiles au pouvoir.

Sur « l’affaire de Necker », très bon post ici. Et pour ce qui est de cette loi indigne, je l’avais déjà signalé, mais pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, je vous encourage à aller écouter ce dangereux casseur, patron d’une PME, membre du PS …

 

Le sabre et le goupillon

Les cons sortent du bois … En fait ils ont toujours été là, mais on n’y faisait plus trop attention.

D’un côté un imam qui déclare que la musique est interdite, que les gens qui l’écoutent vont avoir des déficiences … et autres conneries tellement énormes qu’on a du mal à croire ce qu’on lit.

D’un autre, un curé qui dit la même chose, à propos des spectateurs du bataclan.

J’ai pas cherché, mais on doit bien trouver le même genre d’abruti du côté des rabbins et des pasteurs, c’est juste que ces deux-là me sont tombés tout cuits.

On pourrait demander que les cons de ce calibre soient mis hors d’état de nuire, assignés à résidence, condamnés au silence, jetés les mains attachées dans le dos à un concert de *** Et je laisse chacun choisir la torture de son choix.

Le problème si on fait ça, c’est que :

Si on veut interdire ou enfermer la connerie on va manquer sérieusement de prisons.

Et surtout, si on vote de telles lois, pour quoi le pouvoir va-t-il ensuite s’en servir ? Contre qui ?

Par exemple, qui se retrouve assigné à résidence, aujourd’hui ? Des islamistes, sans doute.

Mais aussi tout barbu un peu bronzé. Ne nous trompons pas. Je suis farouchement athée, je suis favorable à l’interdiction des écoles confessionnelles, les curetons de toutes chapelles me filent des boutons. Mais tant que la croyance dans des mythes absurdes n’est pas interdite, je ne vois pas pourquoi on irait perquisitionner chez ceux qui décident de vivre au moyen-âge, tant qu’ils n’emmerdent pas leurs concitoyens.

Et puis, s’arrête-t-on là ? Ce serait dommage. Une situation qui permet de restreindre les libertés des empêcheurs gagner du pognon, des contestataires, des casse-pieds, des casseurs de croissance et de consommation … Hop, assignés à résidence les zadistes, les manifestants, les pas d’accord. Or, à ma connaissance, les zadistes n’ont tué personne, ce sont les gendarmes qui ont tué un zadiste …

Etait-ce prévisible ?

Autant il faut être aussi con que les deux illuminés cités ci-dessus pour penser que les attentats faisaient partie d’un complot de l’état pour avoir les mains libres (on a commencé à entendre des murmures allant dans ce sens), autant il faudrait être d’une naïveté bien coupable pour croire que le pouvoir n’allait pas profiter de la situation pour se débarrasser, momentanément (on espère) et le plus discrètement possible des épines qu’il a dans le pied depuis des mois.

C’est pourquoi le vote de 3 mois d’état d’urgence à la quasi-unanimité du congrès est le signe inquiétant, soit d’une réaction sans réflexion, soit d’une volonté délibéré d’en profiter pour régler quelques problèmes gênants. A moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre pour flatter un peuple que l’on pense imbécile et incapable de réfléchir ; une manœuvre pour essayer de gagner des voix pour les élections à venir. Mais nos représentants ne peuvent pas être petits, mesquins, égoïstes à ce point là …

C’est pourquoi il est salutaire, vital même, que des voix commencent, après des jours de deuil indispensables, à s’élever contre le bruit des bottes.