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Aux raclures qui passent ici.

Ca fait un moment que je n’ai pas eu d’accès de rogne. Et là, une bande de raclures essaient de poster sur mon blog des pubs ordurières pour voter Macron. Déjà appeler à voter Macron, ici, c’est une insulte. Mais en plus, croyez-moi sur parole, le post est immonde.

Donc les raclures, sachez que mon joli WordPress, en général, vous classe en indésirables. Merci WordPress. Et comme les commentaires sont modérés, ceux qui passent le barrage sont impitoyablement mis à la poubelle par ma pomme.

Mais du coup, vous m’avez énervé. Donc je vais faire de la pub à votre candidat que, soit dit en passant, je vomis autant que ses deux amis, Fion et Pen. J’ai découvert grâce au journal Le Monde, ce gentil youtubeur. J’avoue que les chaînes vidéo sur Youtube, c’est pas mon truc, question de génération sans doute. Mais là, même si le ton est un poil accéléré pour moi, j’aime bien, j’aime beaucoup même.

Et donc voilà ce qu’il nous raconte sur la pourriture que vous soutenez.

Ceci dit, il y en a aussi pour Fion.

Et puis il y a aussi pas mal de vidéos sur des sujets de fond, comme celui-ci sur le rôle des tribunaux d’arbitrage.

Après, sur la forme, je préfère Guillaume Meurice, même s’il creuse moins les sujets, et là, encore sur la corruption, allez voir ça, le passage où il interroge Patoche comme il dit, est tout simplement, comment dire … Surréaliste.

Mais les deux valent la peine. Mon seul regret, c’est que je ne pense pas qu’il passe ici, à par les raclures qui postent des commentaires de merde, des gens susceptibles de voter Fion, Pen ou Macron …

Déjà énervé !

On n’est pas encore rentrés que je suis déjà de mauvaise humeur. Tout ça parce que j’ai eu le malheur d’écouter hier soir le téléphone sonne sur France Inter. Un téléphone sonne devinez sur quoi ? Le burkini.

Le nombre de conneries que j’ai pu entendre en moins de 20 minutes est proprement hallucinant, de la part d’abrutis qui téléphonaient, relayés par un Demorand buté, arrogant et agressif qui voulait absolument faire dire à deux invités qui tentait d’apporter un peu de raison que le burkini, quand même, c’est grave et c’est pas comme un simple maillot.

Seul moment de fraicheur, une gamine de 16 ans qui a demandé si on n’en faisait pas trop et si ce n’était pas un écran de fumée bien pratique pour oublier tout le reste.

Ressortait en substance des appels qui avaient été sélectionnés par l’antenne que ces braves gens étaient très tolérants, mais que le machin les choquait et que donc il fallait l’interdire pour préserver leur confort à eux sur la plage.

Partant de là, et comme il faut aussi me préserver à moi des multiples chocs que je subis moi-même en pirsone, tous les jours en sortant de chez moi, je demande au gouvernement une loi interdisant ce qui me choque profondément et pirsonellement en pirsone (bise à Cataré et Salvo), à savoir :

  • Tous les signes religieux (foulard, barbe, croix, soutane, kippa, rouflaquettes torsadées, robe orange, col romain etc …)
  • Toute propagande politique pour un courant qui n’est pas le mien
  • Toute affiche de pub, ou toute tentative de prosélytisme par les mormons, les végans, les témoins de Jéhovah, les végétariens, les anti corrida, les pro corrida, les anti avortement, les chasseurs, les adorateurs du truc et du bidule …
  • Les punks à chien (j’aime que les chats)
  • Les chiens (voir ci-dessus)
  • Les chaussettes dans les sandales
  • Les jupes plissées bleu marine avec le serre-tête et les socquettes blanches
  • Boire du Coca quand on mange,
  • Les cocktails tout préparés
  • Etaler le foie gras comme un pâté sur le pain
  • Boire du Tariquet, du rosé ou de la bière parfumé au fruit
  • Parler étranger à haute voix, ce qui me donne l’impression de ne pas être chez moi
  • Les polos boutonnés jusqu’en haut
  • Les gens qui disent « c’est plus qu’un simple polar »
  • Les supporters de foot
  • Les pubs (de publicité, pas ceux où on boit une bière !)
  • Le ketchup
  • Le sucre dans le café …
  • Ah, j’oubliais, les cons.

Vous pouvez compléter la liste.

Le risque est que je me retrouve un peu seul dans la rue …

Et pour se remettre de bonne humeur, heureusement sur France Inter il n’y a pas que de sombres crétins, il y a aussi Guillaume Meurice.

En rogne

Et dire qu’on croit toujours qu’on a touché le fond … Alors que non, tous les jours les immondes qui nous gouvernent arrivent à creuser un peu plus.

Quand ils osent nous parler de démocratie alors même que le gouvernement (qui n’a pas été élu) passe en force contre sa majorité (qui elle a été élue), et ce quoi qu’on puisse penser de ce qu’est devenu la mascarade électorale.

Quand ils osent envisager d’interdire des manifestations, quand ils utilisent l’état d’urgence, non pas contre le terrorisme (réel) mais contre la contestation sociale, quand, comble de l’abjection, le ministre de l’intérieur relie benoitement l’enfant traumatisé d’un couple assassiné par un fou furieux, le prétendu saccage d’un hôpital, et le mouvement social. Comment cet homme peut-il se regarder dans la glace sans avoir honte de lui ? Comment arrive-t-il à se présenter devant ses enfants ? A sa place je creuserais un trou pour m’enterrer et me cacher à la face de monde. Mais ça doit être parce que j’ai quelques restes de décence.

Comment ne pas se rendre compte que les abrutis fanatisés qui tuent aveuglément au nom d’une religion qu’ils ne connaissent même pas, ou le pauvre con qui a mis un coup de masse dans les vitres de l’hôpital sont les idiots les plus utiles d’un système aux abois ? Et je ne fais ici aucune théorie du complot. La bêtise, la connerie, le manque de réflexion sont universel et intemporels. Ils sont encouragés par l’abrutissement organisé et la violence sociale. Ils n’ont jamais été aussi utiles au pouvoir.

Sur « l’affaire de Necker », très bon post ici. Et pour ce qui est de cette loi indigne, je l’avais déjà signalé, mais pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, je vous encourage à aller écouter ce dangereux casseur, patron d’une PME, membre du PS …

 

Le sabre et le goupillon

Les cons sortent du bois … En fait ils ont toujours été là, mais on n’y faisait plus trop attention.

D’un côté un imam qui déclare que la musique est interdite, que les gens qui l’écoutent vont avoir des déficiences … et autres conneries tellement énormes qu’on a du mal à croire ce qu’on lit.

D’un autre, un curé qui dit la même chose, à propos des spectateurs du bataclan.

J’ai pas cherché, mais on doit bien trouver le même genre d’abruti du côté des rabbins et des pasteurs, c’est juste que ces deux-là me sont tombés tout cuits.

On pourrait demander que les cons de ce calibre soient mis hors d’état de nuire, assignés à résidence, condamnés au silence, jetés les mains attachées dans le dos à un concert de *** Et je laisse chacun choisir la torture de son choix.

Le problème si on fait ça, c’est que :

Si on veut interdire ou enfermer la connerie on va manquer sérieusement de prisons.

Et surtout, si on vote de telles lois, pour quoi le pouvoir va-t-il ensuite s’en servir ? Contre qui ?

Par exemple, qui se retrouve assigné à résidence, aujourd’hui ? Des islamistes, sans doute.

Mais aussi tout barbu un peu bronzé. Ne nous trompons pas. Je suis farouchement athée, je suis favorable à l’interdiction des écoles confessionnelles, les curetons de toutes chapelles me filent des boutons. Mais tant que la croyance dans des mythes absurdes n’est pas interdite, je ne vois pas pourquoi on irait perquisitionner chez ceux qui décident de vivre au moyen-âge, tant qu’ils n’emmerdent pas leurs concitoyens.

Et puis, s’arrête-t-on là ? Ce serait dommage. Une situation qui permet de restreindre les libertés des empêcheurs gagner du pognon, des contestataires, des casse-pieds, des casseurs de croissance et de consommation … Hop, assignés à résidence les zadistes, les manifestants, les pas d’accord. Or, à ma connaissance, les zadistes n’ont tué personne, ce sont les gendarmes qui ont tué un zadiste …

Etait-ce prévisible ?

Autant il faut être aussi con que les deux illuminés cités ci-dessus pour penser que les attentats faisaient partie d’un complot de l’état pour avoir les mains libres (on a commencé à entendre des murmures allant dans ce sens), autant il faudrait être d’une naïveté bien coupable pour croire que le pouvoir n’allait pas profiter de la situation pour se débarrasser, momentanément (on espère) et le plus discrètement possible des épines qu’il a dans le pied depuis des mois.

C’est pourquoi le vote de 3 mois d’état d’urgence à la quasi-unanimité du congrès est le signe inquiétant, soit d’une réaction sans réflexion, soit d’une volonté délibéré d’en profiter pour régler quelques problèmes gênants. A moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre pour flatter un peuple que l’on pense imbécile et incapable de réfléchir ; une manœuvre pour essayer de gagner des voix pour les élections à venir. Mais nos représentants ne peuvent pas être petits, mesquins, égoïstes à ce point là …

C’est pourquoi il est salutaire, vital même, que des voix commencent, après des jours de deuil indispensables, à s’élever contre le bruit des bottes.

Enervé je suis, et triste.

Et voilà, je commence à m’énerver … En fait, j’ai commencé à m’énerver tout de suite, comme quoi on peut être triste et en rogne. Et contre quoi donc ? Je vais vous faire une petite liste, non exhaustive, en beaucoup moins jolie que celle du grand Jacques.

Lundi matin, France Inter. Une voix, reconnaissable assène, sans craindre d’énoncer des énormités tout en commettant un attentat contre la langue française : « il faut assigner à résidence les fiches S, et leur mettre un bracelet électronique pour que les policiers savent où ils sont ». Je ne garantis pas les termes exacts, mais je garantis la conjugaison. Qui a fait dire à mes gamins qui sont au collège : «  C’est qui ? Il faut qu’il aille à l’école pour qu’il save parler français ! ». J’ai dû leur expliquer qu’en plus de dire des énormités pour chasser sur les terres du parti le plus nauséabond du pays, il aurait bien besoin de cours de français. Mais il a séché, tout petit, préférant apprendre à compter pour saver conseiller ses futurs clients sur comment payer le moins d’impôts possibles …

Que les pleurnicheuses millionnaires qui se barrent en Belgique, en Suisse, en Russie (liste non exhaustive) que les entreprises pourries qui font de « l’harmonisation fiscale », que les enflures qui profitent de tous les moyens légaux et illégaux pour ne pas partager, ne viennent pas s’associer aux pleurs, aux minutes de silence, et aux exhortations envers l’état. Vous le savez bande de pourris que chaque million que vous volez peut payer (à la louche) un an de salaire de 40 infirmiers, professeurs ou flics … de ceux qui vendredi soir (comme tous les soirs) ont sauvé des vies, de ceux qui dès lundi matin ont tenté (comme tous les jours) d’expliquer, d’écouter, de cultiver … Si vous ne planquiez pas votre fric, parce que vous n’en avez jamais assez, parce qu’il faut absolument que ce million que vous volez s’ajoute à tous ceux que vous avez déjà, on ne serait peut-être pas dans la situation actuelle.

Les derniers qui se sont montrés lamentables, ce sont nos députés. Vous avez offert un spectacle absolument indigne. Tous les jours, à la maison, à l’école, dans les clubs sportifs, on apprend à nos gamins à respecter l’autre, respecter l’adversaire, discuter, défendre ses idées ou son bifteck, mais avec un minimum de tenue. Et vous, pitoyables pantins, dès mardi, vous avez recommencé à vous comporter comme des … Comme des quoi d’ailleurs ? Quel regroupement d’humains arrive à être aussi stupide, aussi vulgaire, aussi stupidement agressif que nos députés qui huent, sifflent, coupent la parole, vocifèrent ? Franchement, je n’en vois pas. Les supporters de foot (qui pourtant ne sont pas toujours des modèles de modération) ont eu mille fois plus de tenue que vous mardi soir. Et qu’on ne me parle pas de cours d’école, les mômes sont bien mieux élevés.

Dernier motif de gros énervement. C’est bien de faire une belle formule et de dire que le Pacte de Sécurité doit remplacer le Pacte de Stabilité. C’est un peu dommage d’avoir tant attendu. Et de restreindre le terme « sécurité » à ce qui se passe aujourd’hui. Et de ne pas penser que les Pactes de Santé, d’Education, de Recherche, de Culture, et j’en passe, auraient dû, depuis toujours, être beaucoup plus importants que ce fameux pacte de stabilité. Pacte qui, étrangement, garantit uniquement la stabilité du fric, mais en aucun cas, bien au contraire, la stabilité des gens (demandez aux grecs …).

Heureusement il y eu, à côté de tous ces nuisibles, des prises de paroles dignes, intelligentes, drôles, et ça fait du bien. Quelques liens :

La tribune de Magyd Cherfi dans Libé.

Le billet de Sophia Aram lundi matin.

Et parce qu’il ne faut jamais oublier ni de réfléchir, ni de rire, Guillaume Meurice a encore fait très très fort ce mardi.

Voilà, ça ne sert surement à rien, mais ça soulage. Demain je vous cause polar.

On continue, malgré tout.

Depuis vendredi soir j’ai l’impression d’évoluer dans une sorte de brouillard. Impossible de me concentrer, de penser à autre chose qu’à cette barbarie absurde. Impossible de ne pas me demander comment on peut arriver à un tel point de vide, d’inculture, d’inhumanité, de bêtise, de haine … en arriver à envisager, à trente ans, de se faire sauter juste pour tuer des gens qui ne font que boire un coup en terrasse ou écouter de la musique. Impossible de ne pas haïr viscéralement les brutes perverses qui ont foutu le cerveau de ces abrutis à l’envers.

Impossible de ne pas pleurer à chaque minute de silence. Impossible de ne pas vomir les immondes de certains bords qui ont déjà commencé à se servir des morts pour pousser leurs idées puantes.

Mais heureusement aussi, impossible d’arrêter de vivre. Et donc, les mômes, leur parler, les accompagner à leurs activités, se réjouir de leurs éclats de joie. Le plaisir que ces barbares ne pourront pas nous ôter de manger au soleil (en buvant un coup de rouge). Les amis, demain les collègues …

Et c’est comme ça que, petit à petit, on peut recommencer à lire, à mettre les mains sur le piano, à rire ou sourire. Mais sans oublier, jamais.

C’est aussi pour ça que, bien entendu, je vais continuer, dès aujourd’hui, à parler des livres qui me font vibrer.

J’ai commencé à lire de bons billets sur Micron Noir de Michel Douard ici et là. Donc je me suis décidé à le lire. Pas mal du tout.

Douard2048, la guerre telle que nous la connaissons est terminée. Pour régler les conflits elle a été remplacée par la Nouvelle Guerre : Deux équipes, armées du même équipement, s’affrontent sur un immense plateau télé. La guerre est vraiment devenue un spectacle de téléréalité. Les soldats sont des stars qui vainquent la trouille grâce à une drogue de synthèse, le micron noir.

Le narrateur et son pote Gros Luc sont donc des stars, gagnent des fortunes et sont adulés. Jusqu’au jour où Gros Luc, intermédiaire dans un trafic de dope, double les vendeurs (une famille mafieuse redoutable) et les acheteurs (des soldats membres d’une milice chrétienne fanatique, favorable au retour de la « vraie guerre »).

Commence alors une cavale désespérée avec des hordes de tarés aux fesses.

Prenez une bonne louche de Wang de Pierre Bordage (pour sa guerre transformée en jeu-spectacle télévisuel), ajoutez une pincée de road movie à la sauce horde sauvage, un filet de trafic de drogue, une bonne poignée de folie, cuisez le tout dans une France asséchée, brûlée par le soleil.

Vous obtenez un bon polar-SF, une politique-fiction qui fonctionne. Qui fonctionne bien même. Parce que l’auteur évite de tomber dans l’action survitaminée et hystérique et prend le temps d’installer ses personnages, de leur donner une vraie personnalité. Parce qu’il évite d’en faire des héros tous puissants et ne gomme pas leurs contradictions.

Parce qu’il a le sens du rythme et sait trouver le bon tempo, passer quand il faut d’un personnage à l’autre, alterner les points de vue pour installer une tension. Et qu’il sait, quand il faut, faire tout péter !

Parce qu’il sait aussi planter en quelques paragraphes, en quelques dialogues, un futur possible, ou du moins vraisemblable le temps du roman, sans grands discours, mais avec suffisamment d’habileté pour qu’on soit en même temps dépaysés et en terrain reconnaissable.

Ce n’est pas un chef-d’œuvre, cela ne révolutionnera pas la littérature, mais vous avez là quelques heures de lecture agréable et intelligente.

Michel Douard /Micron noir, La manufacture des livres (2015).

Enervé !

On sait depuis un bon moment qu’on a à Paris un gouvernement de droite déguisé (très mal) sous des oripeaux qui se réclament de moins en moins de gauche. Y a qu’à regarder Macron …

On sait aussi, au moins depuis le fameux referendum avec lequel nos politiques se sont torchés le derche, que tous les gros media radio, télé et papier sont autant de gauche … que Macron ou Valls justement.

Je sais tout ça, je me dis qu’il faut que je fasse attention à ma tension, et quand même, y a des matins où je m’énerve.

Par exemple quand je vois tous ces traitres (traitres parce qu’ils se prétendent de gauche, de la part du petit Nicolas ou du Figaro, c’est normal), hurler leur indignation parce que deux dirigeants perdent leur chemise. Alors que rien ne les choque dans le fait que 3000 personnes perdent leur boulot ! S’ils avaient un minimum de dignité, et un minimum de cohérence, ce sont eux, les dirigeants, qui devraient démissionner et lâcher leurs gros salaires. S’ils sont tant payés, c’est bien parce qu’ils sont plus intelligents, plus indispensables, plus responsables non ? Responsables des gains, donc responsables des pertes non ?

Et nos Tartufes font encore semblant de découvrir que quand tu n’as pas grand-chose, que tu le perds, et que tu as la trouille tu as envie d’en découdre et tu perds tes nerfs ? Ils devraient être un peu plus attentifs, et lire ce qui se passe en Inde quand les patrons et DRH se foutent trop de la gueule de leurs employés. Là, c’est pas leur chemise qu’ils perdent … ou lire les bouquins de Petros Markaris. Mais c’est vrai qu’en plus d’être de droite et aveugles, ils ne lisent pas.

tontons injusteJe ne dis pas que distribuer quelques pains fasse avancer les choses, mais comme disait l’autre : « Je ne te dis pas que ce n’est pas injuste, je te dis que ça soulage ! ». Pis bon, ils ont de quoi se payer une nouvelle chemise, et moi, si j’étais responsable de la mise sur le carreau de 3000 personnes, c’est pas une chemise perdue qui m’empêcherait de dormir la nuit.

Bref j’étais de mauvais poil devant un tel concert de hurlements vertueux.

En plus j’étais triste de l’annonce de la mort de Mankell. Je ne vous ferai pas un résumé des dépêches et articles, vous savez les trouver aussi bien que moi. Je vous renvoie juste à un beau témoignage de lectrice.

Heureusement, ce matin il y avait la chronique de Charline (d’ailleurs va falloir surveiller, elle pourrait bien se faire virer avec des chroniques comme ça !). Et ce soir je rencontre Thomas Cook, un peu (beaucoup) d’humanité et de finesse dans un monde d’arrogance cynique.