Archives pour la catégorie Polars américains

Atlanta, 1948

On commence à en parler dans les différents blogs consacrés au polar, Darktown de Thomas Mullen est une des belles découvertes de cet automne.

MullenAtlanta 1948. Ici les mentalités n’ont guère évolué depuis que l’esclavage a été aboli. La ségrégation règne, la police blanche a tous les droits, vraiment tous. Un flic peut tabasser, voler, tuer un noir en toute impunité, tout ce qu’il risque ce sont … les félicitations de ses collègues et de sa hiérarchie.

C’est dans ces conditions que, sous la pression du vote noir, le maire accepte qu’il y ait huit policiers noirs, en charge uniquement des quartiers noirs de la ville. Ils ne peuvent pas arrêter de blancs, n’ont pas de voitures de patrouille, sont haïs par les autres flics, la ville blanche, et une bonne partie de la ville noire qui voit en eux des traitres.

Boggs, fils de pasteur, membre de la classe moyenne qui commence à monter, et Smith, d’origine modeste font équipe dans ce corps de police particulier. Le jour où ils découvrent le cadavre d’une jeune métisse sur un tas d’ordures, ils savent que les ennuis commencent pour eux. Parce que cette jeune femme ils l’ont vue, peu de temps avant sa mort, se faire frapper par un blanc, ancien flic renvoyé pour corruption.

Voilà un solide polar historique comme on les aime. Une intrigue assez classique mais qui tient la route. Des personnages bien campés, dont l’auteur ne révèle pas encore tous les secrets (laissant la place à un peu de mystère et à une suite).

Et surtout un contexte historique et géographique assez peu décrit dans le polar. Autant on connait dans le polar les luttes pour les droits civiques des années 60-70, autant le Harlem des années 50 est connu des amateurs grâce aux romans de Chester Himes, autant la situation du sud, à la ville comme à la campagne est pour moi une découverte.

Et une découverte qui décoiffe, effrayante, atterrante. On ne peut pas imaginer, avant de lire le roman, la violence, l’agression, la peur permanente, le racisme revendiqué, à ce niveau-là. Au point d’être parfois à la limite du supportable, pour le lecteur confortablement installé dans son fauteuil. Ce contexte est superbement rendu, vous prend à la gorge, et fait mesurer le chemin parcouru, et le risque actuel de retour en arrière.

A lire donc, absolument, parce que c’est une bonne histoire, et parce que c’est un rappel historique indispensable.

Thomas Mullen / Darktown (Darktown, 2016), Rivages/Noir (2018), traduit de l’anglais (USA) par Anne-Marie Carrière.

48 âmes.

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman de chez Super 8. Population : 48 d’Adam Sternbergh m’a tenté. Je me suis laissé faire, j’ai bien fait.

SternberghQuelque part, loin de tout, au Texas, Caesura. Une ville étrange, retranchée derrière des barbelés, et un shérif Calvin Cooper. Les 48 habitants de la ville ont choisi un nouveau nom en arrivant. Parce que l’Institut qui est en charge de Caesura, que tous appellent Blind Town, leur a tous fait oublier une période de leur vie. Une période où ils ont commis les pires crimes, ou une période où ils ont été témoins d’atrocités.

Cela fait huit ans que tout est calme dans Blind Town, sous le soleil écrasant du Texas. Jusqu’à ce que Errol Colfax se suicide. Puis que Hubert Humphry Gable soit assassiné. Alors les secrets vont être révélés et l’enfer va se déchainer.

« Férocement drôle, comiquement féroce » prétend la quatrième de couverture. Ouaif … féroce d’accord, comique pas trop quand même. Terrifiant souvent, très émouvant parfois, et d’une redoutable efficacité certainement.

Parce que si tout démarre assez lentement, et qu’on se demande au début où l’auteur veut bien en venir, et surtout comment il va se sortir du merdier qu’il construit, très rapidement on est complètement happé par l’histoire. Il faut juste accepter un élément de science-fiction (est-ce un élément de science-fiction ?) : que l’on sache, en altérant une zone ou une autre du cerveau, éliminer les souvenirs que l’on veut tout en laissant le reste de la mémoire intacte. Si l’on accepte ce point de départ, tout le reste est totalement crédible et cohérent.

Difficile de dire pourquoi le roman devient très émouvant au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture sans révéler des détails de l’intrigue, ce qui serait une abomination tant l’histoire et le suspense sont bien menés. Tout aussi difficile de révéler quelles interrogations sont levées … sachez quand même qu’il est question de rédemption possible ou non, de manipulation, le remords et de beaucoup d’humanité. Que ce n’est pas culcul, pas simpliste, et que le lecteur est considéré comme un adulte intelligent qui peut se faire sa propre opinion.

Et surtout que si le démarrage est assez tranquille, une fois passé le premier tiers, il est impossible de lâcher le bouquin, et que malgré un point de départ qui peut sembler tiré par les cheveux, tout est cohérent. Alors, convaincus ?

Adam Sternbergh / Population : 48 (The blinds, 2017), Super 8 (2018), traduit de l’anglais (USA) par Charles Bonnot.

Moscou 61, excellent roman d’espionnage

Je n’avais pas vu passer Berlin 49 de Joseph Kanon, mais l’avis enthousiaste de Marc Villard qui le compare à John Le Carré m’a donné envie de découvrir ce Moscou 61.

KanonA la fin des années 40, Franck était l’un de ces américains partis en URSS. Convaincu par les services secrets soviétiques pendant la guerre d’Espagne, il avait fait carrière dans l’espionnage américain, avant de rejoindre Moscou lors d’une fuite rocambolesque.

Douze ans plus tard, son frère Simon devenu éditeur obtient une autorisation de visite à Moscou : Franck, avec l’aval du KGB, veut faire publier ses mémoires et lui demande d’être son éditeur et de venir travailler avec lui sur un texte qui soit acceptable à la fois par les soviétiques et les américains.

En ce printemps 61, Simon découvre un autre monde, un petit monde d’anglais et américains passés à l’Est, un monde de suspicion et de paranoïa. Un monde dans lequel son frère semble aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau. Mais surtout un monde de dupes : quels sont les véritables intérêts de Franck, du KGB et de la CIA ? Qui manipule qui ? Qui ment à qui ?

Excellente surprise et découverte que ce roman d’espionnage à l’ancienne.

Tout d’abord parce que l’histoire tient vraiment la route. Autant le début semble simple, autant la paranoïa ambiante est parfaitement distillée par l’auteur, au point que plus il avance, plus le lecteur doute de tout le monde. Le soupçon, l’idée de trahison qui hante tous les personnages vient contaminer le lecteur qui ne sait plus quoi penser jusqu’aux toutes dernières pages du livre. A ce titre, c’est une réussite exemplaire.

L’autre grand intérêt du roman est d’offrir une vision assez rare : Celle d’un américain bon teint qui découvre la réalité de l’ennemi en pleine guerre froide. Et c’est d’autant plus intéressant que l’auteur réussit à être complexe et à ne pas simplifier : je me répète mais on ressent le soupçon permanent, la tension, la surveillance et l’autocensure ; mais il donne aussi la parole à ces américains (et anglais) qui ont fait un choix par conviction, et qui pour certains ne le regrettent pas et continuent à l’assumer. Les soviétiques mis en scène ne sont pas des caricatures, et les services secrets, d’un côté comme de l’autre, sont bien décrits comme des machines de guerre qui n’ont aucun scrupule au moment de sacrifier tel ou tel pion pour gagner une partie.

Un très bon roman d’espionnage, instructif et passionnant à lire. Et un final qui en surprendra plus d’un.

Joseph Kanon / Moscou 61 (Defectors, 2017), Seuil/Cadre noir (2018), traduit de l’anglais (USA) par Lazare Bitoun.

Hap et Leonard samouraïs

Yipeee, le retour de la castagne joyeuse ! Hap Collins et Leonard Pine du texan Joe R. Lansdale sont de retour dans Honky Tonk Samouraïs.

LansdaleComme le raconte Hap : « Je ne crois pas qu’on cherchait les ennuis, Leonard et moi. Ils nous sont juste tombés dessus. Ça commence souvent l’air de rien, un petit bidule se défait et se met à claquer, comme un boulon dévissé sur un manège de foire. Rien de grave au début, juste un boulon mal vissé qui claque, mais petit à petit le boulon finit par lâcher et est éjecté de son logement, le manège de foire grince et gémit, s’affaisse et s’écroule dans une bouillie chaotique de pièces déchiquetées, de métal tordu et de tas de chair humaine ensanglantée.

Ce récit débute au moment où le boulon a commencé à se détacher sur le manège de foire. »

Le boulon, cette fois, c’est juste un gros con qui tape sur son chien. Ça énerve nos deux amis qui lui expliquent à leur façon ce qu’ils pensent de son attitude. Comme le gros con a le malheur, en plus, de traiter Leonard de sale nègre, il finit avec quelques dents en moins et la face un peu refaite. La routine. Sauf qu’en face une mamie filme la scène et vient quelques jours plus tard mettre un marché dans leurs paluches : Soient ils l’aident à retrouver sa petite-fille disparue depuis cinq ans, soit elle envoie la vidéo à la police.

Et voilà comment le manège de foire commence à déconner.

Que dire de plus sur ce nouvel opus des aventures toujours hilarantes et émouvantes de Hap et Leonard ? On rit beaucoup, les dialogues sont toujours aussi drôles, il y a de la castagne, des personnages haut en couleur. Il y a des affreux bien affreux qui vont morfler, et cette fois Hap et Leonard vont récupérer des alliés assez inattendus. Et comme souvent dans la série, la scène d’ouverture est particulièrement réussie et vous mets d’emblée dans le bain.

On y visite toujours un Texas que l’auteur aime mais n’épargne pas, et au détour d’un dialogue, on sent tout le bien que pense l’auteur des bigots de toutes les chapelles. Et attendez-vous à quelques surprises, mais je n’en dirai pas plus, chut …

Bref un excellent Hap et Leonard.

Et devinez quoi, et oui, Joe R. Lansdale sera à Toulouse pour fêter les 10 ans de Toulouse Polars du Sud. Et j’aurai le plaisir et l’honneur d’animer une rencontre avec lui à la médiathèque de Montauban le vendredi soir. Plus d’infos bientôt.

Joe R. Lansdale / Honky Tonk Samouraïs (Honky Tonk Samourai, 2016), Denoël/Sueurs froides (2018), traduit de l’anglais (USA) par Frédéric Brument.

Avec Le poids du monde, David Joy confirme.

A propos du premier roman de David Joy, j’avais titré « David Joy sur les traces de Daniel Woodrell », dommage, j’aurais eu mon titre tout trouvé pour le second : Le poids du monde, je vais devoir en trouver un autre.

JoyComme dans le roman précédent, nous sommes dans les Appalaches. Thad Broom et Aiden McCall sont amis, presque frères, depuis l’enfance. Ils ne se sont quittés que quand Thad s’est engagé dans l’armée. Une période en Afghanistan qui l’a changé à jamais. De retour, marqué dans son corps et surtout dans son âme, il tente de survivre, de petit boulot en petit boulot, partageant avec Aiden un mobil home posé sur le terrain appartenant à sa mère April.

Un jour où ils sont allés acheter quelques cristaux de meth, leur dealer se fait stupidement sauter la tête. Ils en profitent pour faire main basse sur l’argent et la drogue qu’ils trouvent. Une façon, peut-être, de pouvoir échapper à la spirale des petits boulots et des petits larcins. A moins que ce ne soit le déclencheur d’une plus grande catastrophe.

Oui encore du rural noir, oui le rural noir est à la mode, les romans de ploucs perdus dans les Appalaches violents et bas de front ont la côte. Mais, premièrement ce n’est pas parce qu’une thématique est à la mode qu’on n’y trouve pas de pépites, et surtout deuxièmement, David Joy a une voix à part, beaucoup plus proche, toujours plus proche de Daniel Woodrell ou Larry Brown (je répète ici ce que je disais pour le premier) que des histories de clans à moitié dégénérés capable des pires violences.

Ce qui caractérise ce nouveau roman c’est l’empathie de l’auteur, la tendresse avec laquelle il nous fait vivre la vie de trois paumés, écrasés par la vie, le manque de chance, le poids du lieu et du passé. Et pourtant, pas d’enfants de cœur ici, April, Aiden et Thad sont capables de cruauté, de violence et d’injustice. Ils ont tous trois l’impression de ne pouvoir quitter ni le lieu ni le milieu social qui les condamnent à tout juste survivre. Ecrasés il peuvent être injustes, racistes, violents, et pourtant David Joy nous les fait aimer. On comprend d’où ils viennent, on découvre peu à peu ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont.

Alors n’attendez pas de grandes scènes de bravoure, pas de poursuite haletante dans les montagnes, pas de psychopathe effrayant. Juste un moment de bascule dans la vie de trois largués qui, chacun à sa façon, trouvera une porte de sortie.

Plus riche, plus dense, terriblement émouvant, ce second roman confirme tout le bien que l’on pouvait penser de l’auteur lors de la publication de son premier, il en tient les promesses, et le place d’ors et déjà parmi les auteurs à suivre absolument.

Petite information, David Joy sera à Toulouse pour fêter les 10 ans de Toulouse Polars du Sud. Une phrase que vous allez revoir ces jours-ci, plus d’infos bientôt.

David Joy / Le poids du monde (The weight of this world, 2017), Sonatine (2018), traduit de l’anglais (USA) par Fabrice Pointeau.

Traque dans la tempête

En deux romans Benjamin Whitmer est devenu un incontournable chez Gallmeister. Il confirme avec le troisième : Evasion.

WithmerOld Lonesome, dans le Colorado, est une ville prison. Une ville qui, à la fondation de l’état, a choisi d’abriter une prison plutôt qu’une université. Une ville dont on ne part pas. Une ville sous la coupe du directeur Jugg, qui règne sur la prison, et donc sur la ville. En cette dernière nuit de 1968, le moins que l’on puisse dire c’est que le vent de révolte qui souffle sur le monde n’est pas arrivé à Old Lonesome.

Quand 12 détenus s’évadent Jugg lâche tous ses hommes à leurs trousses, avec pour mission de tous les ramener, morts ou mourants. A côté de la meute des matons, Jim Cavey, traqueur hors pair marginalisé par le reste de la ville et deux journalistes en quête de l’histoire qui les rendra célèbres. Dans la tempête, 12 détenus en cavale et Dayton Horn, cousine de l’un d’eux, qui vit seule dans sa ferme. La tempête de neige fait rage, la traque peut commencer.

Commençons par un avertissement : c’est noir et violent. Il fait froid, très froid, l’arbitraire et la violence sont les maîtres du jeu, et il n’est guère question de rédemption. Quant aux chevaliers blancs, ne les cherchez pas, il n’y en a pas. Cela peut en rebuter certains.

Pour ceux que cela ne gêne pas, foncez, c’est du grand Benjamin Whitmer.

Un roman qui commence comme une « simple » série B classique, avec la traque d’évadés, menée de main de maître avec un grand sens du suspense, du décor et du découpage. Un plaisir de lecture au premier degré tant la construction, passant d’un personnage à l’autre, est efficace.

Mais petit à petit, le récit devient plus riche et complexe, au fur et à mesure que l’on apprend à mieux connaître les différents protagonistes. L’horreur de la main mise implacable sur la ville par le despote fascisant émerge du récit. Les personnages gagnent en épaisseurs, leurs relations deviennent plus complexes, et cela crée une émotion de plus en plus forte. Tout cela enfle, se renforce jusqu’au final explosif qui tient toutes les promesses de cette montée en puissance, tant sur le plan narratif avec une scène dantesque, que sur le plan émotionnel.

Le western trépidant se transforme peu à peu en tragédie émouvante. Et tout cela donne un très beau roman noir.

Benjamin Whitmer / Evasion (Old Lonesome, 2018), Gallmeister (2018), traduit de l’anglais (USA) par Jacques Mailhos.

Nouveau roman de Joe Meno

On avait découvert Joe Meno avec un roman original au ton très personnel : Le blues de la harpie. On le retrouve avec un nouveau roman, complètement différent, mais toujours hors des sentiers battus : Prodiges et miracles.

MenoQuelque part dans l’Indiana, Mount Holly une petite ville perdue, abandonnée par ses anciennes industries et ses habitants. Ne restent plus que quelques rares familles qui n’ont pas d’autres endroits où aller. Jim Falls, un ancien de la guerre de Corée y vit, y survit plutôt avec son petit-fils métis Quentin. Un ado renfermé qui passe ses soirées à jouer à de vieux jeux vidéo, le casque sur les oreilles. Sa mère ne fait que de rares apparitions, entre deux cuites ou deux shoots.

Les deux hommes tentent vainement de boucler les fins de mois avec ce que rapporte la ferme et l’élevage de poules. Quand survient le miracle : Un pickup s’arrête dans la cour de la ferme, luxueux, et on vient leur livrer une magnifique jument blanche, un bête racée, faite pour la course. Une erreur ? Un don de Dieu ? Alors que Jim Falls voit en cette jument une possibilité de s’en sortir, un tel miracle attire les convoitises à Mount Holly.

On pourrait croire que l’on a là un roman sur les pauvres blancs de plus. Un de plus avec des rednecks incultes, fabricants de meth et bas de front. Pas du tout. On est beaucoup plus proche de l’univers d’un Daniel Woodrell, de La mort du petit cœur ou de Un hiver de glace.

Comme chez Woodrell, on sent l’immense tendresse de l’auteur pour ses personnages, même ceux qui déconnent à plein tube, ceux qui prennent systématiquement les mauvaises décisions, qui choisissent toujours, entre deux chemins, le plus mauvais, celui qui les mène à une perte inéluctable. Même ceux-là ne sont pas accablés.

Et comme on s’attache à ce couple inhabituel ! Ce grand-père qui ne sait pas dire son émotion, vit dans le souvenir de sa femme, ne comprend pas ce qui lui a été reproché par le passé, comprend encore moins sa fille, et tente, de toute ses forces de comprendre son petit-fils. Et ce gamin, un peu à part, vivant dans un monde à lui, qui rêve de parler aux animaux et va révéler des ressources et une force de caractère insoupçonnées.

Leur relation est au centre du roman, magnifique, et magnifiée par l’arrivée de la jument blanche, comme un miracle, envoyée par Dieu pour l’un, par sa défunte épouse pour l’autre. Déclencheur de moments de bonheur et d’une sorte de voyage initiatique. Mais tous les autres personnages qui gravitent autour d’eux, et font une apparition, plus ou moins longue, plus ou moins importante sont tout aussi bien traités par l’auteur qui leur accorde toute son attention, tout son talent et toute son humanité.

Un très beau roman, mélancolique, sombre mais tendre et parsemé d’éclats de lumière.

Joe Meno / Prodiges et miracles (Marvel and a wonder, 2015), Agullo (2018), traduit de l’anglais (USA) par Morgane Saysana.