Archives pour la catégorie Polars Divers

Prix

A Mathematician (?)Le Prix Le Point du Polar européen a déjà fait la preuve d’un bon goût certain puisqu’il rejoint le mien, ceci dit en toute modestie !

Ont déjà été récompensés des auteurs comme Victor del Arbol, Hervé Le Corre, Petros Markaris, Giancarlo de Cataldo, John Harvey, Hannelore Cayre, ArnalMukherjeedur Indridason … Du beau monde en définitive.

Et bien ça continue avec cette année, l’excellent L’attaque du Calcutta-Darjeeling d’Abir Mukherjee.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la suite est annoncée pour début octobre : Les princes de Sambaltur.

Bilan 2019

Les années se suivent et se ressemblent, je suis toujours incapable de me limiter à 5 ou 10 romans à mettre en avant pour l’année. Et puis, pourquoi me forcer, je suis chez moi, je fais ce que je veux ! Donc voilà tous les romans que j’ai aimés cette année, de quoi peut-être vous donner des idées pour des cadeaux pas bêtes en cette fin d’année.

On commence avec des séries qui se poursuivent pour notre plus grand plaisir. Cette année on a retrouvé nos amis américains. L’incontournable Dave Robicheaux de James Lee Burke dans le sobre Rochicheaux, les hilarants Hap et Leonard de Joe Lansdale sont dans Rusty Puppy, Walt Longmire et toute sa clique dans le Wyoming de Craig Johnson, Dry Bones. Pas encore aussi connus, Sean Stranahan et la shérif Martha Ettinger de Keith McCafferty enquêtent dans la Montana de Les morts de Bear Creek et Sullivan Carter de Neely Tucker travaille toujours au Washington Post dans Seules les proies fuient.

Burke Lansdale Johnson McCafferty  Tucker

Chez nos amis britanniques, John Rebus de Ian Rankin semble inoxydable dans La maison des mensonges, il est cette année accompagné d’un petit nouveau, Aidan Waits, flic à Manchester de Joseph Knox pour sa seconde apparition dans Chambre 413 et de l’inspecteur Zigic et de Mel Ferreira de Peterborough d’Eva Dolan dans Haine pour haine.

Rankin  Knox  dolan

En Italie cette année nous sommes allés dans la Sicile d’Andrea Camilleri avec le commissaire Montalbano, La pyramide de boue, dans la Naples des années trente pour L’enfer du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni, et à Parme avec le commissaire Soneri de Valerio Varesi dans Les mains vides.

Camilleri  De Giovanni  Varesi

Côté hispanophone, deux grands retours. Celui de notre cubain préféré, Mario Conde dans La transparence du temps de Leonardo Padura, et la réplicante Bruna Husky dans le Madrid du futur de Rosa Montero dans Le temps de la haine.

Padura  Montero

Plus au nord et plus à l’est, Harry Hole de Jo Nesbo que l’on a cru plusieurs fois mort ou disparu est toujours là dans Le couteau, et un nouvel habitué polonais prend ses marques, Le Kub de Wojciech Chmielarz revient dans La colombienne.

G01675_le-couteau_nesbo 2.indd  Chmielarz

Bien entendu, il n’y a pas eu que le retour de nos personnages préférés cette année, tous les auteurs n’ont pas des personnages récurrents, cela ne les empêche pas d’écrire d’excellents romans. Avec une belle production française pour 2019.

Franck Bouysse et son bouleversant Né d’aucune femme, Hervé Le Corre nous ramène à la Commune de Paris avec Dans l’ombre du brasier, Jean-Hugues Oppel continue dans sa veine économico-espionnage avec Total labrador, et Philippe Huet nous offre un polar « à l’ancienne » du côté du Havre Une année de cendres.

bouysse lecorre  Oppel  Huet

Marin Ledun poursuit dans la veine humoristique avec La vie en rose, Thomas Bronnec poursuit sa politique fiction avec La meute, Pascal Dessaint reste dans le nord-ouest de la France avec L’horizon qui nous manque, nous partons en Colombie avec Paz de Caryl Férey, et enfin Frédéiric Paulin poursuit sa trilogie passionnante avec Prémices de la chute.

Ledun   Dessaint  Bronnec

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)  Paulin

Chez nos voisins, j’ai retrouvé avec plaisir le très discret Marcello Fois pour Comment nous dire adieu, et un Giancarlo de Cataldo atypique et réjouissant, L’agent du chaos. Victor del Arbol lui devient un habitué de qualité. Cette année c’était Par-delà la pluie.

Fois  DeCataldo  DelArbol

Un peu plus loin, un roman très sombre et sans illusion de l’argentin Raul Argemi, A tombeau ouvert, et le retour au polar du colombien Santiago Gamboa avec Des hommes en noir.

Argemi  Gamboa

Chez les anglo-saxons, on a retrouvé avec plaisir Liam McIllvanney, à Glasgow avec Le quaker, et l’irlandais Stuart Neville laisse son flic de Belfast pour commencer une nouvelle série avec Ceux qui nous ont abandonnés.

McIlvanney  Neville

De l’autre côté de l’Atlantique, un retour magnifique, celui de Chris Offut avec Nuits Appalaches, le maintenant classique et toujours très attendu Ron Rash, Un silence brutal, un des auteurs récents de chez Gallmeister Jake Hinkson, toujours très aimable avec les religieux dans Au nom du bien. Et puis, bien entendu, un des monuments de l’année, la conclusion magistrale de la saga de Don Winslow, La frontière.

Offut Rash  Hinkson

Winslow

Et puis il y a eu les découvertes, (au moins pour moi), et donc en cette année 2019 voici les auteurs que j’ai lu pour la première fois, avec un immense plaisir, et que j’espère bien relire bientôt :

En France ma grande découverte a été Les mal-aimés de Jean-Christophe Tixier, roman sombre et bouleversant. Ensuite ce fut très varié, entre le très politique Le second disciple du belge Gorgun Kenan, le roman d’espionnage se déroulant en Corée du Nord de D. B. John, L’étoile du nord, le classique et émouvant Trouver l’enfant de l’américaine Rene Denfeld, un début de série dépaysant et enthousiasmant de l’écossais Mukherjee Abir avec L’attaque du Calcutta-Darjeeling, et le premier roman traduit de l’argentin Jorge Fernandez Diaz, Le gardien de la Joconde.

Tixier  Gorgun  john

Denfeld  A Mathematician (?)  FernandezDias

Et puis il y a eu les inclassables, les OVNI, comme les incursions dans le fantastique de Sauvage de l’américaine Jamey Bradbury, et le troublant L’été où tout a fondu de sa compatriote Tiffany McDaniel. Le roman complètement délirant et fort réjouissant du sarde Gesuino Nemus, La théologie du sanglier ; la fresque historique 1793 du suédois Niklas Natt och Dag, le roman très original et malin d’un auteur de SF russe, Dmitry Glukhovsky, Texto, et pour finir en beauté, le roman plein de rage, de fureur et d’énergie venu de Slovaquie, Il était une fois dans l’est d’Arpad Soltesz.

Bradbury  McDaniel   Nemus

Dag  Glukhovsky  Soltesz

Voilà, on ne s’est pas ennuyé en 2019, et m’est avis qu’on ne s’ennuiera pas en 2020.

Toulouse Polars du Sud, c’est demain

affiche-TPS2019

Le grand week-end du polar à Toulouse c’est dans une semaine, mais comme d’habitude les festivités commencent bien plus tôt.

Pour savoir ce qui va se passer autour de Toulouse avant vendredi, tout le programme est là.

Et pour les tables rondes et les parloirs du week-end à La Renaissance, c’est là.

Comme tous les ans, vous aurez le plaisir de retrouver des habitués, Carlos Salem en tête, mais également Victor del Arbol, Pascal Dessaint, Marin Ledun, Jean-Hugues Oppel, Christophe Guillaumot

Il y aura aussi des auteurs qu’on a déjà reçus et qui viennent nous rendre une nouvelle visite, comme Ernesto Mallo, Martin Solares, Jérôme Leroy ou les italiens Maurizio de Giovanni et Gioacchino Criaco

Et puis, vous le savez sans doute déjà, trois invités de marque, les américains James Carlos Blake et Kent Anderson et notre parrain, Leonardo Padura.

Pour la liste complète, c’est là.

J’aurai pour ma part le plaisir de vous voir, si vous venez rencontrer Leonardo Padura à la médiathèque de Montauban le mercredi 9, ou Victor del Arbol le jeudi 10 à celle d’Aucamville.

Et bien sûr tout le week-end à La Renaissance. N’hésitez pas à venir échanger quelques mots autour d’un café ou d’une bière. A très bientôt.

Leonardo Padura à Toulouse première

Pour les toulousains, une belle rencontre en vue, à Ombres Blanches mercredi 2 octobre à 18h00 avec Leonardo Padura à propos de son dernier roman La transparence du temps.

Et pour ceux qui ne pourraient pas être là, pas de panique, il sera de retour la semaine suivante, parrain de la 11° édition de Toulouse Polars du Sud. Mais je vous en reparlerai.

Bilan 2018

Les habitués le savent, je suis incapable de me restreindre et de sélectionner les 5, 10 ou même 20 romans de l’année. Donc comme l’an dernier je vais essayer de remettre sur le devant de la scène les bouquins qui m’ont marqué, et on ne sait jamais, il vous reste peut-être quelques cadeaux de Noël à acheter (dans une bonne librairie bien entendu, pas chez les vautours du net).

Cette année encore le polar français se porte bien, très bien même. On retrouve les auteurs qui nous enchantent depuis des années, avec Racket de Dominique Manotti, Hével de Patrick Pécherot, Power de Michael Mention, La petite gauloise de Jérôme Leroy, et le retour en Guyane de Colin Niel avec Sous le ciel effondré.

Manotti PecherotMention  Leroy Niel

C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé certains auteurs, dont je n’avais rien lu depuis un moment, comme François Muratet, Tu dormiras quand tu seras mort, le dérangeant Animal Boy de Karim Madani, Que la guerre est jolie de Christian Roux, et Antoine Chainas magistral dans L’empire des chimères.

Muratet  Madani   Roux Chainas

J’ai pour ma part découvert avec grand plaisir un certain nombre d’auteurs : le plus bordelais des canadiens, Eric Plamondon et son étonnant Taqawan, le très émouvant L’été circulaire de Marion Brunet, et La guerre est une ruse de Frédéric Paulin, dont j’attends la suite avec impatience.

Plamondon   Brunet  Paulin

Et puis il y a ceux qui ne sont plus des nouveaux venus, mais pas déjà des habitués (du moins pour moi). Le toujours très drôle Jacki Schwartsmann et sa Pension complète, la consécration méritée de Nicolas Mathieu avec Leurs enfants après eux, je vais abuser et classer ici Rivière tremblante de Andrée Michaud, parce qu’elle écrit en français, que j’ai déjà parlé de Plamondon, et que j’ai la flemme de faire un paragraphe québécois, et je finis par celui qui m’a sans doute le plus surpris par son changement total de ton, Marin Ledun et son euphorisant Salut à toi, ô mon frère.

Schwartzmann  Mathieu  Michaud  Ledun

D’année en année, l’Italie continue à nous offrir d’excellent polars, avec des noms bien connus ici (pas de découverte de petit nouveau cette année). On a retrouvé la Calabre de Gioacchino Criaco dans La soie et le fusil, l’Ethiopie coloniale de Carlo Lucarelli dans Le temps de hyènes, et mes personnages préférés, à savoir Soneri de Valerio Varesi dans Les ombres de Montelupo, l’incontournable Montalbano d’Andrea Camilleri dans Nid de vipères, le napolitain Maurizio de Giovanni qui fête Les Pâques du commissaire Ricciardi, et Rocco Schiavone de Antonio Manzini dans Un homme seul.

criaco   Lucarelli

Varesi  Camilleri  Giovanni  Manzini

Continuons le tour du monde, avec pour commencer ces personnages récurrents que l’on retrouve toujours avec plaisir. Hap et Leonard du texan Joe R. Lansdale sont revenus dans Honky Tonk Samouraïs, l’increvable John Rebus de Ian Rankin continue à arpenter les rues de Glasgow dans Le diable rebat les cartes, Walt Longmire fait la loi dans le Wyoming de Craig Johnson (Tout autre nom) j’ai retrouvé avec plaisir Einar, le journaliste islandais d’Arni Thorarinsson dans Treize jours, et comme tous les ans, Charlie Parker de John Connolly est venu apporter une légère touche de fantastique au polar avec Le temps des tourments.

Lansdale Rankin Johnson  Thorarinsson  Connolly

Ils nous rendent visite plus rarement, mais cette année ils étaient là : Santiago du chilien Boris Quercia promène sa déprime hargneuse dans La légende de Santiago, et on retrouve Perro Lascano, le flic d’Ernesto Mallo dans le Buenos Aires d’avant la junte dans La conspiration des médiocres. Et s’il y avait une équipe que je ne m’attendais pas du tout à retrouver, c’est celle de George Smiley, de l’immense John Le Carré que revoilà pourtant, dans un magnifique roman testament : L’héritage des espions. De même qui s’attendait à revoir Hanson, l’ex soldat du Vietnam, flic à Portland que l’on retrouve à Oakland : Un soleil sans espoir de Kent Anderson.

Quercia Mallo  Le Carré  Anderson

Cette année 2018 a également été riche en démarrage de nouvelles séries. Du moins c’est à cela que ressemble ces quatre romans, en espérant que nous lirons bientôt les suites. Il s’agit de Les chemins de la haine de l’anglaise Eva Dolan, Janvier Noir de l’écossais Alan Parks, Dégradation de l’anglais Benjamin Myers, et pour finir Darktown de l’américain Thomas Mullen. Des romans qui nous promènent d’Atlanta en 48, au Glasgow des années 70 en passant par les landes anglaises et une petite ville gangrenée par le racisme et le travail au noir.

Dolan  Parks  Myers  Mullen

Deux autres découvertes pour moi. Celle du très bon roman d’espionnage Moscou 61 de Joseph Kanon, et chez Super 8, un nouveau roman inclassable, de Adam Sternberg, Population : 48.

Kanon  Sternbergh

Continuons avec des confirmations d’auteurs déjà appréciés. Attica Locke continue son exploration de la communauté noire de Houston dans Pleasantville, Noah Hawley change complètement de thématique et de style avec le très bon Avant la chute, Joe Meno nous offre un roman à la fois très noir et lumineux, Prodiges et miracles, on retrouve avec plaisir l’anglais Nick Stone dans un polar judiciaire particulièrement accrocheur, Le verdict, David Joy confirme tout le talent que l’on pouvait percevoir dans son premier roman, Le poids du monde est particulièrement abouti, et le troisième arrivé l’année prochaine, et faut-il encore présenter ici Benjamin Withmer et son nouveau roman âpre et rugueux, Evasion ?

Locke Hawley  Meno

Stone  Joy  Withmer

Je termine avec deux poids lourds, deux romans qui secouent. Corruption, de Don Winslow et La mort selon Turner de Tim Willocks.

Winslow   Willocks

Une bien belle année, et pour le peu de ce que j’en sais, 2019 s’annonce fort bien.

 

Prix 813

Il n’y a pas que le Goncourt dans la vie littéraire.

L’association 813 des amis de la littérature policière vient de décerner ses trophées, parmi lesquels :

Meilleur roman françophone : Franz Bartelt / Hôtel du grand cerf.

Meilleur roman traduit : Peter Farris / Le diable en personne.

Si vous voulez savoir qui était en lice pour ce tour final, les infos sont là.

Toulouse Polars du Sud, demandez le programme !

Chose promise, chose due, quelques infos sur le prochain Toulouse Polars du Sud qui aura donc lieu le week-end prochain, même si ça a en fait déjà commencé, et s’il y aura des rencontres dans toute la région dès mardi.

Affiche TPS

A savoir : Tout le programme est là. Et comme c’est la dixième édition, ce programme va être particulièrement riche. Donc si vous êtes dans le coin, ou si vous avez envie de venir pour voir, n’hésitez pas, c’est cette année.

Pour les régionaux, vous avez ici tout le programme des rencontres dans les CE, médiathèques et librairies d’Occitanie. Il y en a beaucoup, ce serait bien le diable si vous ne trouvez pas quelque chose qui vous intéresse. N’hésitez pas à y aller, cela donne des rencontres plus intimes que lors de notre grand week-end, il y a souvent après l’occasion de partager un apéro ou un repas avec l’auteur et d’échanger tranquillement. Et vous aurez l’occasion de rencontrer des auteurs qu’on ne croise pas tous les jours autour de Toulouse.

Ce qui m’amène à la liste impressionnante des invités. Je ne vais pas tous les citer, vous savez tous lire. Je vais être très égoïste et mettre juste en lumière ceux qu’on a eu du mal à faire venir, ceux que j’espérais rencontrer depuis longtemps.

Pour la BD, on a réussi, R. M. Guera, le dessinateur du génial Scalped que vous avez j’espère tous lu sera avec nous. Il passera le vendredi après-midi chez Bédéciné, puis sera sur le site du festival tout le WE.

On a réussi aussi, on l’a eu ! Qui ? Joe R. Lansdale !!!! Je vais pouvoir faire ma midinette, d’autant plus que je l’accompagne le vendredi soir pour une rencontre à la médiathèque de Montauban, venez nombreux ! Et cherchez dans les rencontres, il va sillonner la région dès mercredi soir, et sera sur le site du festival tout le WE.

Un grand plaisir également de revoir deux écrivains très humains, dans leurs écrits et dans leur contact, deux grands Monsieur qui sont déjà venus et qu’on va revoir avec un immense plaisir : l’américain Thomas Cook et l’islandais Arni Thorarinsson.

Première venue à TPS, pour notre grand plaisir, du mexicain Martin Solares et de l’italien Mimmo Gangemi.

A l’opposé, nous sommes extrêmement heureux d’accueillir notre Godfather, celui qui nous a accompagné tout au long de ces 10 éditions sans en manquer une seule, celui sans qui TPS n’aurait pas la même saveur, vous l’aurez peut-être reconnu : Carlos Salem.

A noter également, l’affiche de cette année signée du grand dessinateur José Muñoz.

Et tous les autres venant d’Allemagne, d’Espagne, des USA, de Grande-Bretagne, de Grèce, d’Islande, d’Italie, de Palestine, de Pologne, du Portugal du Québec, et de Russie. Et l’armada française, avec nos habitués, mais aussi quelques invités que l’on voit plus rarement dans les festivals comme Antoine Chainas, Alain Monnier (auteur du rallye) ou le parrain de cette édition Pierre Lemaitre.

Je termine ce bref tour d’horizon avec les Tables Rondes qui auront lieu dès vendredi soir sur les lieux du festival. La liste se trouve .

Le vendredi soir, Master Class de Pierre Lemaitre.

Samedi, mettez le réveil pour assister à 10h à la première table ronde de la journée où l’on causera de la violence avec Martin Solares, Tim Willocks et Michael Mention. Vous pourrez ensuite rester la journée pour un tour du polar des pays de l’est (une première à TPS), puis un paysage du polar ibérique (un classique à TPS), on voyagera ensuite aux US et en Angleterre sous la houlette de Pierre Lemaitre avec une table ronde anglo-saxonne : Benjamin Withmer, Joe R. Lansdale et R. Ellory et on finira autour de la Méditerranée avec Petros Markaris, Mimmo Gangemi et Valerio Varesi.

Le dimanche, rebelote, avec un programme aussi riche, qui vous donnera l’occasion d’entendre et de rencontrer, Didier Daeninckx, David Joy, Jacky Schartzmann, Thomas Cook, Anne Bourrel, Eric Plamondon, Patrick Pécherot etc …

Sans compter les parloirs, petites rencontre de 30 minutes avec un auteur, les remises de prix, les animations etc …

Bref, si avec ça vous n’avez pas envie de venir nous voir, je jette l’éponge. Et si vous venez et qu’on ne se connait pas encore en vrai, faites signe, qu’on discute un peu autour d’un café ou d’une bière.

Le polar pas que pour les nuls

Je ne suis pas un fan de la collection « le bidule pour les nuls ». Pour être tout à fait franc, je n’en ai jamais lu, au mieux feuilleté un par hasard. Mais là, j’ai reçu Le polar pour les nuls, par Marie-Caroline Aubert et Nathalie Beunat.

Je ne sais pas dire exactement ce qu’est Le polar pour les nuls, mais je sais un peu dire ce que ce n’est pas :

  • Ce n’est pas une encyclopédie
  • Ce n’est pas un dictionnaire
  • Ce n’est pas une étude littéraire

Le-Polar-Pour-les-Nuls

Finalement, ou pourrait dire que c’est un guide de voyage au pays du polar. Et ça se lit comme un guide de voyage.

Si vous ne connaissez pas le pays, vous y cherchez toute information utile. Et pour ça ce Polar pour les nuls est très bien fait, clair et complet. Les thématiques choisies pour regrouper auteurs et romans sont pertinentes, il y en a bien entendu d’autres, mais celles-là fonctionnent, les notes sur les différents ouvrages ou auteurs se veulent assez neutres, bien que l’avis de nos deux spécialistes transparaisse parfois, surtout pour mettre discrètement en avant tel ou tel roman. Et quand je vois The Brave ou J’étais Dora Suarez mis en lumière, je ne peux qu’applaudir des deux mains.

Et si vous connaissez le pays, le grand jeu est toujours de voir si le guide connaît tous les coins que vous connaissez, et le grand plaisir est de trouver que certains manquent !

Et j’ai trouvé bien sûr. Tout d’abord s’il y a un chapitre sur les auteurs à la limite entre le genre et la littérature dite blanche, je n’ai rien trouvé (peut-être n’ai-je pas assez cherché) sur les romans hybrides entre polar et SF. Je pense par exemple à George Alec Effinger et son excellent privé Marid Audran, à Ayerdhal ou à certains polars de José Carlos Somoza.

Ce qui m’amène à l’autre trou dans la raquette : les auteurs italiens et hispanophones. Si les principaux y sont, j’aurais aimé trouver des écrivains comme Rolo Diez, Daniel Chavarria, Carlos Salem ou Piergiorgio Di Cara, Maurizio De Giovanni, Valerio Varesi, entre autres.

Par contre, impossible à mettre en défaut sur les auteurs français et anglo-saxons. Chaque fois que je me disais que j’allais trouver la faille, l’auteur était cité. Ce qui, finalement, est assez logique, Marie-Caroline Aubert et Nathalie Beunat étant deux éditrices et traductrices de l’anglais, qui connaissent parfaitement le polar français et ont traduit et/ou fait découvrir bon nombre de grands auteurs anglo-saxons.

Donc un bon guide, pour apprendre, compléter un fond, ou s’amuser à picorer.

Marie-Caroline Aubert et Nathalie Beunat / Le polar pour les nuls, First Edition (2018).

 

Prix Violeta Negra 2018

Vous connaissez peut-être déjà le prix Violeta Negra décerné chaque année à l’occasion du festival Toulouse Polars du Sud. Voici les 6 romans qui devront être départagés par le jury cette année, 2 italiens, un mexicain, un argentino-espagnol, un espagnol et un portugais.

  • Mimmo Gangemi / La vérité du petit juge (Seuil Noir)
  • Antonio Manzini / Maudit printemps (Denoël)
  • Martin Solares / N’envoyez pas de fleurs (Bourgois)
  • Carlos Salem / Attends-moi au ciel (Actes Sud)
  • Alexis Ravelo / La stratégie du pékinois (Mirobole)
  • Pedro Garcia Rosado / Mort sur le Tage (Chandeigne)