Archives pour la catégorie Polars Divers

Pour les toulousains

Une grosse semaine s’annonce pour les toulousains, avec le Marathon des mots. Je ne vais pas vous détailler tout le programme, ce serait impossible, il est en ligne là.

Mais je vais faire un peu d’égocentrisme.

Je serai aux manettes de trois animations avec des auteurs :

Vendredi à 18h30 à Ombres Blanches pour une table ronde d’écrivaines mexicaines, avec Guadalupe Nettel et surtout Aura Xilonen, auteur du très bluffant Gabacho.

Le même vendredi, un peu plus tard, à 20h30 à la Librairie de la Renaissance avec Leonardo Padura.

Un Leonardo Padura que je retrouverai le dimanche à 11h à la librairie Ombres Blanches.

A noter que juste après, le mardi 27 juin à 18h00 c’est Alex Taylor, auteur du Verger de marbre qui sera à Ombres Blanches.

Deux infos polar

Deux infos polar :

Mercredi 22, la Librairie de la Renaissance et Toulouse polars du Sud invitent Hervé le Corre, pour discuter, entre autres de son dernier roman : Prendre les loups pour des chiens.

Ce sera à 20h30, rencontre puis signature.

Le prix Mystère 2017 de la critique a été attribué à :

  • Cloé Medhi / Rien ne se perd pour le prix du meilleur polar français
  • Don Winslow / Cartel pour celui du meilleur polar étranger.

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Prix Violeta Negra 2017

Toulouse polars du Sud a sorti sa sélection pour le prix Violeta Negra qui sera décerné en octobre lors du festival.

Comme tous les ans, six titres du « sud » seront en lice :

  • Peine capitale de Santiago Roncagliolo
  • Société noire d’Andreu Martin
  • Meurtres rituels à Imbaba de Parker Bilal
  • Et l’obscurité fut de Maurizio De Giovanni
  • Le fleuve des brumes de Valerio Varesi
  • Suburra de Giancarlo de Cataldo et Carlo Bonini.

Que les lecteurs du jury soient inspirés et que le meilleur gagne ! En 2016 c’est Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol qui l’avait emporté.

Tout est là.

Et si vous deviez voter ?

Bilan polar 2016

D’ici la fin de l’année, je ne pense pas lire autre chose que des vieilleries laissées de côté, de la SF ou des BD. Voire attaquer la rentrée de janvier. Il est donc temps de voir un peu quel est le bilan polar de l’année.

Je ne sais pas si c’est l’âge, l’envie de tout partager, un manque de discernement, ou si c’est juste que 2016 a été une très grande année littéraire, mais cette année, plus que d’habitude, je ne sais pas choisir. Surtout, je ne sais pas éliminer, donc je vais proposer encore plus de roman pour mon bilan de fin d’année. J’ai essayé d’en garder, 10, 12, 24 … Je bloque à 36 ! Finalement, on va faire avec, ça ne fait jamais que 3 par mois.

Deux monstres étaient attendus en 2016, ils ont tous les deux tenu leurs promesses. Vous l’avez sans doute deviné, il s’agit de Cartel de Don Winslow et de Pukhtu Secundo de DOA.

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Il y a ensuite les auteurs que je suis régulièrement, depuis déjà quelques années, et qui ne me déçoivent jamais (ou rarement). Certains comme Céryl Férey et son Condor, Giancarlo de Cataldo (cette année associé à Carlo Bonini) pour Suburra, et Marin Ledun avec En douce reviennent régulièrement avec de nouvelles histoires et de nouveaux personnages, mais toujours le même talent.

Férey DeCataldo ledun

J’attends également le retour de personnages qui sont devenus de vrais amis avec une impatience non dissimulée. C’est le cas de Salvo Montalbano d’Andrea Camilleri (un des rares qui m’a fait rire dans cette sélection), de Walt Longmire de Craig Johnson, d’Erlendur d’Arnaldur Indridason, de John Rebus de Ian Rankin, de Charlie Parker de John Connolly (tient, lui aussi fait sourire parfois, sourire noir, mais sourire), des flics du commissariat de Pizzafalcone de Maurizio de Giovanni ou de la police de Rennes d’Olivier Truc. Tous étaient là au rendez-vous cette année, pour mon plus grand bonheur (et le vôtre ?).

Camilleri   couv rivire   Indridason  rankin

Connolly   DeGiovanni   truc

J’ai aussi eu l’excellente surprise de retrouver certains auteurs que je n’attendais pas cette année : ce fut le cas de la Peine capitale du péruvien Santiago Roncagliolo, autre divine surprise, la suite des aventures de la réplicante de Rosa Montero dans Le poids du cœur, et le nouveau roman grinçant de Donald Ray Pollock, Une mort qui en vaut la peine. Auxquels il faut ajouter la suite du flamboyant « Huitième vibration » de Carlo Lucarelli : Albergo Italia.

Roncagliolo  Montero  pollock  lucarelli

Autres suites, que j’attendais ou pas, et qui confirment le talent ou le retour de leurs auteurs : Anne Bourrel qui souffle le froid, après avoir soufflé le chaud dans L’invention de la neige, Les justiciers de Glasgow de l’écossais Gordon Ferris, le retour confirmé du sud-africain Wessel Ebershon avec La nuit est leur royaume, la suite attendue de l’américain Marcus Sakey dans Un monde meilleur, le second roman égyptien du soudanais Bilal Parker, Meurtres rituels à Imbaba, la conclusion de la trilogie du polonais Zygmunt Miloszewski avec La rage, et la confirmation de la verve des deux italiens Mimmo Gangemi, Le pacte du petit juge et Antonio Manzini, Froid comme la mort (eux aussi sont drôles, heureusement que les italiens sont là pour nous faire rire ou sourire). Joli tour du monde non ?

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Bilal  miloszewski  Gangemi  Manzini

Enfin, il y a les découvertes, ou du moins les découvertes pour moi, toutes magnifiques : du côté de chez nous, Chloé Medhi et Rien ne se perd, et également avec un gamin comme personnage central, Planète vide de Clément Milian. Toujours chez nous les campagnes pas vraiment rassurantes de Benoit Minville de Rural noir, de Patrick Delperdange dans Si tous les Dieux nous abandonnent, et de Pierric Guittaut, D’ombres et de flammes. Toujours en plein air, mais loin d’ici, il y a eu la découverte (enfin) de la canadienne Andrée Michaud avec Bondrée.

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MinvilleDelperdange   guittaut

Pour finir, on a voyagé pour la première fois également avec un polar psychologique très fin : Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de l’américaine Celeste Ng, et le suspense sécuritaire angoissant de Sean Doolittle, Sécurité renforcée. On a découvert le plaine du Pô, avec ce qui ressemble bien au début d’une belle série : Le fleuve des brumes de Valerio Varesi, et joies, les contrastes et la vitalité de la ville de Lagos de Leye Adenle : Lagos lady. Le roman étrange et envoutant, Les planificateurs du sud-coréen Kim Un-Su nous a amené hors du temps, et le très sombre Water knife de Paolo Bacigalupi dont je viens de parler nous a montré un futur possible particulièrement sombre.

NG   Unknown  varesi

Adenle    UnSu    bacigalupi

Voilà pour l’année polar, et reviens d’ici la fin de l’année causer BD et SF, rassurez-vous, ce sera plus court.

Oyez, oyez

Si vous aimez les polars, si vous avez envie d’en découvrir de bons, de visiter Lyon et de rencontrer d’autres lecteurs, vous pouvez postuler au jury du prix des lecteurs des Quais du polar de Lyon.

Vous avez jusqu’au 1° décembre pour tenter votre chance.

Toutes les infos sont là.

Restons sérieux !

Bon c’est pas tout ça mais on n’est pas là que pour rigoler.

Davet LhommeN’écoutant que son courage, votre blogueur préféré va vous parler du livre dont tout le monde médiatique cause, les confidences du Président.

 

 

 

 

Non je déconne ! Je ne lis que les bouquins présentant un minimum d’intérêt ! Des bouquins que je peux donner envie de lire à ceux qui passent par ici, des bouquins que j’ai envie de prêter, ou de faire lire, aujourd’hui ou plus tard, à mes enfants.

Je m’aperçois par contre que j’ai oublié de vous fournir une information sur le dernier festival Toulouse polars du Sud : C’est Victor del Arbol et son Toutes les vagues de l’océan qui a gagné le prix violeta Negra.

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Prix disputé puisqu’il était en « compétition » avec

  • Tant de chiens de Boris Quercia
  • Le plus jeune fils de Dieu de Carlos Salem
  • Puerto Apache de Juan Martini
  • Piste noire d’Antonio Manzini
  • La revanche du petit juge de Mimmo Gangemi.

C’est d’ailleurs le Gangemi qui avait été choisi par les lecteurs de la médiathèque de Toulouse qui avaient, de leur côté, participé au prix.

Voilà, ceux-là ils sont tous bien, le Victor del Arbol est excellent, et je suis enchanté pour lui.

 

TPS saison 8 c’est fini.

Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le festival j’étais un peu moins présent sur place cette année mais … Mais j’y étais quand même un peu.

Rencontre le jeudi dans la magnifique médiathèque de Montauban, avec des lecteurs qui semblaient fort pointus sur le polar italien (j’ai vu beaucoup de hochement de têtes) et surtout découverte d’un homme derrière un auteur Sandro Bonvissuto, romain jusqu’au bout des ongles, charmeur, passionnant, conteur, capable en quelques gestes de faire sentir en VO la différence entre le dialecte romain et l’italien académique, et je ne parle pas de ses variations sur le Vaffanculo ! Je pense qu’aucune des personnes présentes ne l’oubliera.

Vendredi, à Ombres Blanches, rencontre très émouvante avec Xiaolong Qiu à propos de son roman le plus personnel, Il était une fois l’inspecteur Chen. Un grand moment de sincérité, d’émotion, d’histoire et d’humour avec un grand monsieur. Qui a éclairé toute son œuvre.

Samedi, très peu présent, j’ai quand même eu la chance d’assister (pour traduire Victor) à une rencontre de haut vol entre Dominique Manotti, Hervé le Corre et Victor del Arbol, magistralement menée par l’ami Yan, magistralement car il a laissé la parole aux auteurs, se contentant de relancer au besoin (c’est à dire pas souvent). Je déteste les animateurs de débats qui parlent plus que leurs invités et en profitent pour étaler péniblement leur « science », là on était à l’opposé, les trois auteurs une fois lancés n’avaient plus besoin de personne, et c’est très bien comme ça. Un vrai régal, les raisons d’écrire, les espoirs et désespoirs des uns et des autres, ils ont parlé d’Histoire et d’histoires, de mythes, de politiques, de littérature, de mensonges et de silences. Fallait vraiment y être.

Samedi, j’ai raté tout le reste …

Dimanche deux tartes à la crème, c’est à dire de débats qui peuvent se transformer en catastrophes, ou en vrais plaisirs, selon la confection de la tarte et de la crème !

Le matin, le polar rural avec Anne Bourrel, Franck Bouysse, Patrick Delperdange et Benoît Minville. Et devinez quoi ? Tarte à la crème parfaite ! Une pâte croustillante, une crème moelleuse comme il faut, pas trop sucrée. Des peurs, de la colère, de l’empathie, une réflexion sur l’écriture, sur ce que chacun veut faire passer, sur les références … Du bonheur.

L’après-midi, deuxième tarte … Le polar et la ville ! Barcelone d’Aro Sainz de la Masa, Santiago du Chili de Boris Quercia et Lagos de Leye Adenle. On a un peu moins entendu parler de littérature, mais on a appris beaucoup de choses sur ces trois villes, on a compris le titre du dernier Quercia (Tant de chiens), vu l’envers du décor barcelonais, touché du doigt l’immensité, la diversité de Lagos …

Dernière table ronde, succès assuré, salle pleine, avec Rosa Montero et Carlos Salem. Est-il nécessaire de dire que ce fut un feu d’artifice ? Le sujet, là aussi était bateau (comme tous les sujets de table ronde), sur le mélange des genres. Me croirez-vous si je vous dis qu’ils ont réussi à parler dans la même heure de la Bible, de la mythologie au service du stockage des déchets nucléaires, de la télé poubelle, de l’amour et du désir, de Richard Gere et de tango, d’Opus Dei et de d’Ursula K. Le Guin … Et de tant d’autres choses ? Vous me croirez forcément si vous avez lu Rosa Montero et Carlos Salem et vous regretterez de ne pas avoir été là, et vous aurez raison !

Sinon, la bière était bonne, les copains étaient là, c’était trop court, on est vannés, bon retour à tous et vivement l’an prochain !