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Toulouse Polars du Sud, demandez le programme !

Chose promise, chose due, quelques infos sur le prochain Toulouse Polars du Sud qui aura donc lieu le week-end prochain, même si ça a en fait déjà commencé, et s’il y aura des rencontres dans toute la région dès mardi.

Affiche TPS

A savoir : Tout le programme est là. Et comme c’est la dixième édition, ce programme va être particulièrement riche. Donc si vous êtes dans le coin, ou si vous avez envie de venir pour voir, n’hésitez pas, c’est cette année.

Pour les régionaux, vous avez ici tout le programme des rencontres dans les CE, médiathèques et librairies d’Occitanie. Il y en a beaucoup, ce serait bien le diable si vous ne trouvez pas quelque chose qui vous intéresse. N’hésitez pas à y aller, cela donne des rencontres plus intimes que lors de notre grand week-end, il y a souvent après l’occasion de partager un apéro ou un repas avec l’auteur et d’échanger tranquillement. Et vous aurez l’occasion de rencontrer des auteurs qu’on ne croise pas tous les jours autour de Toulouse.

Ce qui m’amène à la liste impressionnante des invités. Je ne vais pas tous les citer, vous savez tous lire. Je vais être très égoïste et mettre juste en lumière ceux qu’on a eu du mal à faire venir, ceux que j’espérais rencontrer depuis longtemps.

Pour la BD, on a réussi, R. M. Guera, le dessinateur du génial Scalped que vous avez j’espère tous lu sera avec nous. Il passera le vendredi après-midi chez Bédéciné, puis sera sur le site du festival tout le WE.

On a réussi aussi, on l’a eu ! Qui ? Joe R. Lansdale !!!! Je vais pouvoir faire ma midinette, d’autant plus que je l’accompagne le vendredi soir pour une rencontre à la médiathèque de Montauban, venez nombreux ! Et cherchez dans les rencontres, il va sillonner la région dès mercredi soir, et sera sur le site du festival tout le WE.

Un grand plaisir également de revoir deux écrivains très humains, dans leurs écrits et dans leur contact, deux grands Monsieur qui sont déjà venus et qu’on va revoir avec un immense plaisir : l’américain Thomas Cook et l’islandais Arni Thorarinsson.

Première venue à TPS, pour notre grand plaisir, du mexicain Martin Solares et de l’italien Mimmo Gangemi.

A l’opposé, nous sommes extrêmement heureux d’accueillir notre Godfather, celui qui nous a accompagné tout au long de ces 10 éditions sans en manquer une seule, celui sans qui TPS n’aurait pas la même saveur, vous l’aurez peut-être reconnu : Carlos Salem.

A noter également, l’affiche de cette année signée du grand dessinateur José Muñoz.

Et tous les autres venant d’Allemagne, d’Espagne, des USA, de Grande-Bretagne, de Grèce, d’Islande, d’Italie, de Palestine, de Pologne, du Portugal du Québec, et de Russie. Et l’armada française, avec nos habitués, mais aussi quelques invités que l’on voit plus rarement dans les festivals comme Antoine Chainas, Alain Monnier (auteur du rallye) ou le parrain de cette édition Pierre Lemaitre.

Je termine ce bref tour d’horizon avec les Tables Rondes qui auront lieu dès vendredi soir sur les lieux du festival. La liste se trouve .

Le vendredi soir, Master Class de Pierre Lemaitre.

Samedi, mettez le réveil pour assister à 10h à la première table ronde de la journée où l’on causera de la violence avec Martin Solares, Tim Willocks et Michael Mention. Vous pourrez ensuite rester la journée pour un tour du polar des pays de l’est (une première à TPS), puis un paysage du polar ibérique (un classique à TPS), on voyagera ensuite aux US et en Angleterre sous la houlette de Pierre Lemaitre avec une table ronde anglo-saxonne : Benjamin Withmer, Joe R. Lansdale et R. Ellory et on finira autour de la Méditerranée avec Petros Markaris, Mimmo Gangemi et Valerio Varesi.

Le dimanche, rebelote, avec un programme aussi riche, qui vous donnera l’occasion d’entendre et de rencontrer, Didier Daeninckx, David Joy, Jacky Schartzmann, Thomas Cook, Anne Bourrel, Eric Plamondon, Patrick Pécherot etc …

Sans compter les parloirs, petites rencontre de 30 minutes avec un auteur, les remises de prix, les animations etc …

Bref, si avec ça vous n’avez pas envie de venir nous voir, je jette l’éponge. Et si vous venez et qu’on ne se connait pas encore en vrai, faites signe, qu’on discute un peu autour d’un café ou d’une bière.

Le polar pas que pour les nuls

Je ne suis pas un fan de la collection « le bidule pour les nuls ». Pour être tout à fait franc, je n’en ai jamais lu, au mieux feuilleté un par hasard. Mais là, j’ai reçu Le polar pour les nuls, par Marie-Caroline Aubert et Nathalie Beunat.

Je ne sais pas dire exactement ce qu’est Le polar pour les nuls, mais je sais un peu dire ce que ce n’est pas :

  • Ce n’est pas une encyclopédie
  • Ce n’est pas un dictionnaire
  • Ce n’est pas une étude littéraire

Le-Polar-Pour-les-Nuls

Finalement, ou pourrait dire que c’est un guide de voyage au pays du polar. Et ça se lit comme un guide de voyage.

Si vous ne connaissez pas le pays, vous y cherchez toute information utile. Et pour ça ce Polar pour les nuls est très bien fait, clair et complet. Les thématiques choisies pour regrouper auteurs et romans sont pertinentes, il y en a bien entendu d’autres, mais celles-là fonctionnent, les notes sur les différents ouvrages ou auteurs se veulent assez neutres, bien que l’avis de nos deux spécialistes transparaisse parfois, surtout pour mettre discrètement en avant tel ou tel roman. Et quand je vois The Brave ou J’étais Dora Suarez mis en lumière, je ne peux qu’applaudir des deux mains.

Et si vous connaissez le pays, le grand jeu est toujours de voir si le guide connaît tous les coins que vous connaissez, et le grand plaisir est de trouver que certains manquent !

Et j’ai trouvé bien sûr. Tout d’abord s’il y a un chapitre sur les auteurs à la limite entre le genre et la littérature dite blanche, je n’ai rien trouvé (peut-être n’ai-je pas assez cherché) sur les romans hybrides entre polar et SF. Je pense par exemple à George Alec Effinger et son excellent privé Marid Audran, à Ayerdhal ou à certains polars de José Carlos Somoza.

Ce qui m’amène à l’autre trou dans la raquette : les auteurs italiens et hispanophones. Si les principaux y sont, j’aurais aimé trouver des écrivains comme Rolo Diez, Daniel Chavarria, Carlos Salem ou Piergiorgio Di Cara, Maurizio De Giovanni, Valerio Varesi, entre autres.

Par contre, impossible à mettre en défaut sur les auteurs français et anglo-saxons. Chaque fois que je me disais que j’allais trouver la faille, l’auteur était cité. Ce qui, finalement, est assez logique, Marie-Caroline Aubert et Nathalie Beunat étant deux éditrices et traductrices de l’anglais, qui connaissent parfaitement le polar français et ont traduit et/ou fait découvrir bon nombre de grands auteurs anglo-saxons.

Donc un bon guide, pour apprendre, compléter un fond, ou s’amuser à picorer.

Marie-Caroline Aubert et Nathalie Beunat / Le polar pour les nuls, First Edition (2018).

 

Prix Violeta Negra 2018

Vous connaissez peut-être déjà le prix Violeta Negra décerné chaque année à l’occasion du festival Toulouse Polars du Sud. Voici les 6 romans qui devront être départagés par le jury cette année, 2 italiens, un mexicain, un argentino-espagnol, un espagnol et un portugais.

  • Mimmo Gangemi / La vérité du petit juge (Seuil Noir)
  • Antonio Manzini / Maudit printemps (Denoël)
  • Martin Solares / N’envoyez pas de fleurs (Bourgois)
  • Carlos Salem / Attends-moi au ciel (Actes Sud)
  • Alexis Ravelo / La stratégie du pékinois (Mirobole)
  • Pedro Garcia Rosado / Mort sur le Tage (Chandeigne)

Bilan 2017

Nous sommes arrivés à l’époque des traditionnels bilans de l’année. Ceux qui suivent ces notes depuis un moment savent que j’ai beaucoup de mal à choisir, que je suis du style fromage ET dessert, c’est pourquoi je ne vais même pas tenter de sortir les 10 ou 12 ou 15 ou 30 meilleurs romans je vais juste faire un bilan avec les lectures qui m’ont marqué.

En regardant en arrière, je m’aperçois que l’année a été particulièrement marquée par la publication d’excellents polars français.

En commençant par trois grands revenants, qu’il a été extrêmement agréable de voir revenir. Je veux parler, of course de Claude Amoz et La découronnée, Hugues Pagan et Profil perdu et Jean-Hugues Oppel et 19500 dollars la tonne. Trois titres aussi différents les uns des autres qu’on peut l’être, et trois très belles réussites.

la decouronee.indd  Pagan   Oppel

Viennent ensuite des auteurs très discrètes, trop sans doute. Et pourtant leurs romans, là aussi très différents l’un de l’autre, valent vraiment que l’on s’y arrête. Il s’agit du délicieux Manuel de savoir vivre en cas de révolution de Maïté Bernard, et du plus âpre Sous nos pas, la neige de Laurence Biberfeld.

Bernard    Biberfeld

Même si cela ne fait pas si longtemps que ça qu’ils écrivent, on ne présente plus ici ces auteurs qui confirment, une fois de plus, tout le bien que l’on a pensé de leurs précédents romans. Je pense à Thomas Bronnec et En pays conquis, Seules les bêtes de Colin Niel, Glaise de Franck Bouysse et Ils ont voulu nous civiliser de Marin Ledun.

bronnec  Bouysse   niel  Ledun

Il est deux auteurs dont, jusqu’à présent, je n’avais apprécié qu’à moitié les romans, et qui cette année m’ont enthousiasmé : le complètement déjanté mais néanmoins cohérent Révolution de Sébastien Gendron, et Ingrid Astier qui, à mon goût, a trouvé le ton qui lui va le mieux avec un Haute voltige plein de panache. Auxquels j’ajoute un auteur que malheureusement je connais mal Frantz Bartelt, et son excellente Hôtel du grand cerf, et un auteur que je découvre cette année et qui m’a emballé : Jacki Schwartzmann et son Demain c’est loin.

gendron  astier Bartelt  Schwartzmann

Et pour en finir avec nos auteurs, les grands de grands n’ont pas déçu, je me suis régalé, là aussi dans des registres totalement différents avec le retour d’Adamsberg dans Quand sort la recluse de Fred Vargas, Hervé Le Corre aussi magistral dans le roman noir classique de Prendre les loups pour des chiens que dans ses romans historiques, je suis un fan absolu de l’humour noir, de la méchanceté incisive, de l’humanité et de l’écriture ciselée d’Hannelore Cayre : La daronne, et Serge Quadruppani nous a livré un roman d’une énergie et d’un humour absolument réjouissants : Loup solitaire.

Vargas  prendre les loups pour des chiens.indd   Cayre Quadruppani

Ceci dit, il n’y a pas eu que des polars français cette année. On a eu, en particulier quantité d’excellents polars italiens qui viennent confirmer, année après année, la vitalité du genre chez nos voisins qui savent allier humour et noirceur, tendresse et pertinence de la critique. Cette année nous sommes allés à Naples avec Le Noël du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni, à Parme avec La pension de la via Saffi de Valerio Varesi, en Sicile avec Une voix dans l’ombre du maestro Andrea Camilleri, dans le Val d’Aoste avec Maudit printemps d’Antonio Manzini, en Calabre avec La vérité du petit juge de Mimmo Gangemi et à Milan avec Le chant des sirènes de Gianni Biondillo.

Varesi  le noel du comissaire ricciardi.indd  Camilleri

Manzini  Gangemi  Biondillo

On ne s’est pas non plus ennuyés chez nos amis américains. On a retrouvé les amis de toujours, James Lee Burke et La fête des fous, Thomas Cook avec Danser dans la poussière, Ron Rash, Par le vent pleuré.

LeeBurke  Cook  Rash

Les « petits nouveaux » ont confirmé, de la bonne série B avec la conclusion de la trilogie de brillants de Marcus Sakey, En lettres de feu, le truculent Todd Robinson et Une affaire d’hommes, on retrouve Peter Farris avec Le diable en personne, et Neely Tucker, reprend son personnage de journaliste dans le beaucoup trop méconnu A l’ombre du pouvoir.

Sakey  Robinson  Farris  Tucker

Pour finir chez les américains, deux découvertes pour moi, Nulle part sur terre de Michael Farris Smith, qui a eu un bon succès, au moins sur les blogs polars, et (In)visble de Sarai Walker dont je n’ai vu parler nulle part et qui pourtant mérite vraiment qu’on le découvre.

FarrisSmith  Walker

Du côté des grands-bretons et des irlandais, nous avons eu cette année les solides et efficaces Sam Millar avec Au scalpel, Stuart Neville, Le silence toujours, le roman historique de Gordon Ferris, La filière écossaise, un bon roman d’espionnage de Mick Herron, Les lions sont morts, et une belle découverte avec le roman noir, mais en même temps roman d’aventures Dans les eaux du grand nord de Ian McGuire.

Millar le silence pour toujours.indd  Herron   McGuirre

Pour finir ce tour du monde, des romans de nos deux auteurs fétiches au festival Toulouse polars du Sud, La veille de presque tout de Victor del Arbol et Attends-moi au ciel de Carlos Salem,

delarbol   Salem

Trois très belles découvertes avec le Mexicain Martin Solares, et un roman très noir N’envoyez pas de fleurs, l’inclassable Bagdad, la grande évasion de Zaad Hossain, et un de mes grands coups de cœur de cette année, le premier roman d’une jeune mexicaine, Gabacho d’Aura Xilonen.

Solares  Hossain  xilonen

Je termine avec deux grands auteurs qui m’ont fait très plaisir cette année, Jo Nesbo en reprenant Harry Hole dans La soif, et le grand roman de Deon Meyer, L’année du lion.

A14504_Nesbo_Lasoif.indd   Meyer

En fait ce n’est pas fini … Il me faut rajouter quelques titres inclassables, mais immanquables. Je veux parler des westerns : Une assemblée de chacals de Z. Craig Zahler, La famille Winter de Clifford Jackman et bien entendu Lune comanche de Larry McMurtry et le grand livre d’aventure Equateur d’Antonin Varenne.

Zahler  Jackman  McMurtry  Varenne bis

Si vous ne savez pas quoi lire en cette fin d’année, ou en début d’année prochaine, vous pouvez piocher dans cette liste en toute confiance.

Rencontres

Je vous ai dit tout le bien que je pense du dernier Biondillo, mais aussi comme il ne faut pas rater une occasion de le voir en chair et en os (et en humour).

Et bien les parisiens ont de la chance, il sera à l’Institut culturel italien le 26 octobre à 19h00. Tout est là.

J’en profite pour attirer votre attention sur le très riche programme de rencontres des auteurs Métailié.

Avec une mention pour les toulousains, vendredi prochain, à Ombres Blanches, avec Santiago Gamboa. Rencontre à laquelle, malheureusement, je ne pourrai pas participer.

Toulouse Polars du Sud 9°

Affiche-TPS2017

Pour la 9° année, le week-end du 6 au 8 octobre sera noir à Toulouse avec le festival Toulouse Polars du Sud.

Dès mercredi dans les librairies, les médiathèques et les CE, sans compter les collèges et les lycées (mais là, ce n’est pas ouvert au public), vous pourrez rencontrer un peu plus d’une cinquantaine d’auteurs.

Je ne vous détaille pas tout le programme, vous avez tout là.

Sachez quand même, si vous suivez ce blog que vous pourrez discuter avec une belle collection d’auteurs dont vous avez entendu parler ici.

Cayre  Robinson  Varesi  doa

En vrac, et de façon non exhaustive, Todd Robinson et Sara Gran from US, Andrée Michaud la québécoise, notre invité fétiche l’argentin Carlos Salem, pour la première fois l’auteur péruvien Santiago Roncagliolo, les espagnols Agustin Martinez et Andreu Martin, une  belle brochette d’auteurs italiens qui seront présentés par une pointure : Carlo Lucarelli, Gianni Biondillo et Valerio Varesi présentés par Serge Quadruppani (dont le dernier roman sort juste à temps pour le festival), le roumain Bogdan Teodorescu

lucarelli  Salem  bondree.indd Roncagliolo

Sans oublier, bien entendu côté français, Hugues Pagan, Jean-Hugues Oppel, Claude Amoz, Maïté Bernard, Hervé le Corre, DOA, Hannelore Cayre, Philippe Huet, Cloé Medhi … Et bien d’autres.

sinnerPour les amateurs de BD en noir et blanc, une légende sera avec nous José Muñoz, dessinateur du mythique Alack Sinner créé avec son compère Carlos Sampayo.

Vous aurez aussi l’occasion de croiser quelques amateurs de polar que vous connaissez peut-être comme Yan de encore du noir, les docteurs du polar … ou ma pomme.

HasanPlus inhabituel, vous pourrez aussi y croiser une ancien Puma, ancien joueur du Stade Toulousain, chanteur lyrique, et président , cette année, du prix Violeta Negra : Omar Hasan, qui avec le jury a choisi cette année … Mais ça vous ne le saurez que samedi matin, lors de l’inauguration.

 

Bref une semaine bien dense, et un week-end de folie. On se voit au bar ?

Pour les toulousains

Une grosse semaine s’annonce pour les toulousains, avec le Marathon des mots. Je ne vais pas vous détailler tout le programme, ce serait impossible, il est en ligne là.

Mais je vais faire un peu d’égocentrisme.

Je serai aux manettes de trois animations avec des auteurs :

Vendredi à 18h30 à Ombres Blanches pour une table ronde d’écrivaines mexicaines, avec Guadalupe Nettel et surtout Aura Xilonen, auteur du très bluffant Gabacho.

Le même vendredi, un peu plus tard, à 20h30 à la Librairie de la Renaissance avec Leonardo Padura.

Un Leonardo Padura que je retrouverai le dimanche à 11h à la librairie Ombres Blanches.

A noter que juste après, le mardi 27 juin à 18h00 c’est Alex Taylor, auteur du Verger de marbre qui sera à Ombres Blanches.