Archives pour la catégorie Western et aventure

Un très bel hommage à Kipling

Je continue les découvertes avec un auteur à côté duquel j’étais complètement passé. Une chronique de Yan m’a convaincu d’essayer Le grand jeu de Percy Kemp.

KempDes terroristes aidés par l’inaction complice des services secrets britanniques ont jeté le monde dans le chaos. En faisant exploser une charge nucléaire dans un immense volcan aux US ils ont couvert le monde d’une nuage de cendres qui a tout bouleversé. Après un hiver de plus d’une année, tout le nord de la planète meurt de faim, la civilisation basée sur l’électricité s’est effondrée et le Brésil et l’Australie, beaucoup plus épargnés, sont en train de devenir les nouvelles grandes puissances.

C’est dans ces conditions qu’Harry Boone, ex espion de sa gracieuse majesté réfugié à Sydney est remis en service par son ancien chef qui lutte pour conserver la suprématie anglo-australienne face au Brésil, à la Chine qui lutte de toute ses forces, et même face aux US. Il s’agit de retrouver l’inventeur d’un procédé génial permettant de synthétiser quasiment sans énergie des protéines à partir d’algues. Celui qui lui mettra la main dessus tiendra l’avenir de l’humanité. Les chinois et les américains sont déjà sur sa piste, en Inde.

En Inde justement, Mick, douze ans, est un des rares rescapés après l’attaque d’Auroville, une utopie construite avant la catastrophe dans le sud du pays par des gens venus du monde entier. Une utopie qui arrivait à survivre, et a attiré la convoitise de pirates qui l’ont rasée. Après quelques centaines de kilomètres à travers le sud du pays, Mick dont les parents ont été tués dans l’attaque d’Auroville arrive à Cochin, où Boone doit débarquer. Les voilà partis pour « le grand jeu ».

Deux choses m’ont frappé à la lecture de cet excellent roman. La première c’est la référence, évidente, à Kim de Kipling. Référence qui vient à l’esprit dès la lecture du résumé, et qui est assumée de façon ouverte par les personnages du roman qui s’y réfèrent souvent. La seconde, c’est quand j’ai cherché partout le titre original et le traducteur, tant j’étais persuadé que seul un anglais pouvait écrire un roman d’espionnage d’une telle qualité. Il est bien britannique (ouf !), mais il écrit en français.

Je découvre donc, enfin, Percy Kemp avec ce roman, et je suivrai attentivement les suivants ; je me suis régalé. Tout pour plaire. Ce très bel hommage à Kipling qui avait enchanté ma jeunesse est un roman riche et passionnant : roman d’aventure, roman d’espionnage, roman d’initiation, dystopie qui permet à l’auteur d’explorer les relations internationales dans un cadre où les rapports de forces auraient changé  …

Les personnages sont attachants, l’auteur raconte, décrit, sans porter de jugement marqué (au lecteur de se faire son opinion), les coups de théâtre ne manquent pas, et l’auteur sait parfaitement alterner les passages de pure aventure et les analyses géopolitiques sans que cela ne ralentisse jamais le récit.

Un vrai plaisir, original et intelligent. Bonne nouvelle, au vu du final très ouvert, il devrait y avoir une suite.

Percy Kemp / Le grand jeu, Seuil (2016).

Sébastien Rutés et Juan Hernández Luna à quatre mains

J’ai repéré le billet chez Yan. Un roman écrit à quatre mains par Sébastien Rutés et le regretté Juan Hernández Luna, cela ne pouvait qu’exciter ma curiosité. C’est Monarques.

Rutes-LunaComment, en cette fin de 1935 Jules Daumier, jeune parisien, livreur de l’Humanité et Augusto Solís, illustrateur vivant à Mexico ont-ils pu entrer en contact ? Que viennent faire ici un nain fan de lucha libre (en France le catch), un bocal d’escargots, une mystérieuse espionne allemande (prétexte à la rencontre entre les deux hommes), des dignitaires nazis et Walt Disney, sur le point de réaliser son premier long métrage : Blanche Neige ?

Quelles répercussions l’agitation de ces personnages peut-elle bien avoir sur deux jeunes gens à la fin du XX° siècle ? Qu’est-ce donc que cette histoire de trésor ? Autant de questions insolites qui trouveront leur réponse dans Monarques.

Bien évidemment, on pense à Paco Ignacio Taibo II (qui d’ailleurs fait une brève apparition dans le roman). Comment pouvait-il en être autrement dans ce livre écrit à quatre mains par deux de ses amis, son compadre mexicain présent dans tant de ses livres, et son ami français, auteur d’une thèse sur son œuvre ?

La référence est une arme à double tranchant, de celles avec lesquelles on a vite fait de se couper si on la manie mal. Heureusement, les deux auteurs sont des experts. Ils manient la référence, jouent avec, sans qu’elle soit jamais écrasante.

C’est qu’on s’amuse beaucoup dans ce roman en trois parties.

La première, composée d’un échange de lettres entre Daumier et Solís, agrémentée des mots que le jeune français utilise pour communiquer avec sa mère sourde plante le décor, ou plutôt les décors, de chaque côté de l’Atlantique. Et présente les personnages, dont on suit les évolutions (y compris d’écriture) d’une lettre à l’autre. Première partie au style vif, particulièrement bien construite avec les ellipses créées par des échanges forcément fragmentaires : les lettres mettent du temps à aller d’un narrateur à l’autre, s’arrêtent souvent en plein suspense, mêlent deux lieux et deux actions qui n’ont, a priori, rien à voir. C’est virtuose et très réjouissant.

La seconde partie totalement rocambolesque est un mélange d’aventure avec femme fatale, un peu de Casablanca mâtiné d’Indiana Jones. Chasse au trésor, complots nazis, délires mystiques autour de Blanche Neige et de ses nains … Parfois un peu trop riche et chargé à mon goût, moins enlevé que la première partie, mais l’humour arrive à tout faire passer.

La troisième partie voit un nouvel échange, de mails cette fois, entre deux descendants des protagonistes de départ. Echange plus grave, retour sur les blessures encore visibles de l’histoire de ce XX° siècle. Mais échanges là encore agrémentés par des considérations assez drôles sur la symbolique de ce fameux Blanche Neige, avec même l’apparition de … Shreck ! Et toujours, en toile de fond La femme fatale, la Princesse putain autour de qui tout le roman tourne.

L’ensemble est cohérent, virtuose, jouissif et réussit à être à la fois un hommage à la culture populaire et un ouvrage érudit. Sébastien Rutés a malheureusement dû terminer le travail commencé avec son ami, décédé en 2010. Il ne pouvait pas mieux honorer sa mémoire.

Sébastien Rutés et Juan Hernández Luna / Monarques, Albin Michel (2015).

Un grand roman d’aventure chez Gallmeister

C’est parti pour la rentrée, avec une belle claque venue de chez Gallmeister. La quête de Wynne, premier livre traduit en France de l’américain Aaron Gwyn.

couv rivireRussell, élevé par ses grands-parents a hérité de son grand-père un talent exceptionnel pour dresser les chevaux. Très jeune il s’engage dans l’armée américaine et se retrouve en Irak. Lors d’un combat, au mépris de toutes les règles, il s’expose pour sauver un cheval se trouvant par hasard dans la zone de feu. Son exploit est filmé et diffusé sur youtube, et sa gloire passagère lui vaut, dès sa sortie de l’hôpital, d’être envoyé en Afghanistan.

Là il va devoir travailler avec le capitaine Wynne, homme mystérieux et charismatique qui a besoin de quinze chevaux pour une intervention secrète dans des montagnes inaccessibles. Russell commence à travailler, sans se douter qu’il entame un voyage au cœur des ténèbres avec un homme que tous sont prêt à suivre au bout du monde, sans percevoir ce qui le motive.

Voilà un roman qui m’a remis du cinéma grand écran plein la tête ! D’Apocalypse now à L’homme qui voulait être roi, excusez du peu. Là où Pukhtu de DOA, au travers de destins individuels, s’attache à démonter les mécanismes de la guerre et de l’économie qui l’accompagne, La quête de Wynne n’apporte aucune explication, se contentant de décrire le quotidien d’hommes qui, finalement, ne se posent que très peu (ou pas) de questions.

Une première partie lente et belle (sauf pour ceux que le dressage de chevaux n’intéresse pas du tout peut-être …) met en place les personnages, hommes et chevaux et commence à esquisser la silhouette de Wynne qui restera un mystère jusqu’au bout.

Puis c’est le départ pour la grande aventure, la quête dont je ne dirai rien ici. Une aventure vécue par le lecteur au cœur d’un groupe d’hommes qui espèrent, tremblent, aiment, haïssent. Un groupe où le courage, la fidélité, le mensonge, la cruauté et la grandeur ont leur place.

Dans des paysages grandioses, et sans le moindre manichéisme, l’auteur nous plonge au cœur d’une guerre étrange, à la fois vieille comme le monde et archi-moderne, où la dernière technologie côtoie les sentiments les plus ancestraux, où l’on monte à cheval en utilisant le GPS et où les motivations profondes de chacun se révèleront peu à peu …

Un grand roman de guerre, un grand roman d’aventure, un grand suspense, du souffle et une immense humanité. Que vous faut-il de plus ?

Aaron Gwyn / La quête de Wynne (Wynne’s war, 2014), Gallmeister (2015), traduit de l’anglais (USA) par François Happe.

Les westerns de Bertrand Tavernier

Cela faisait quelque temps que j’avais entendu parler d’une collection de westerns dirigée par Bertrand Tavernier. J’aime beaucoup Tavernier. J’aime ses films, son bouquin Amis américains est passionnant, je le trouve toujours intéressant quand je tombe sur lui par hasard à la radio. Et voilà qu’en plus, Terreur apache est sorti en poche, et c’est un roman du grand W. R. Burnett dont j’ai adoré les polars. Que demander de plus ?

Burnett-apache1886, en Arizona. Le très jeune chef apache Toriano s’est échappé de la réserve avec quelques guerriers et sème la terreur dans la région. Alors que sur la côté est on commence à murmurer que les soldats, et surtout les éclaireurs, traitent mal les indiens, le colonel en charge de la garnison de Mesa Encantada fait appel à Walter Grein, éclaireur légendaire, pour rattraper Toriano avant que la situation ne dégénère en nouvelle guerre apache.

Avec quelques hommes aguerris, Grein part à la poursuite des apaches dans un pays désertique hostile à l’homme. A l’arrière, les politiques de l’est cherchent à le brider …

Très bon contact avec la collection que ce roman de Burnett. Je n’ai pas été du tout déçu, au contraire. L’histoire est racontée sans chercher à édulcorer la dureté de l’époque : les personnages sont souvent sales, très sales, épuisés, ils tiennent des propos de l’époque (très éloignés du politiquement correct), avec les préjugés et le vocabulaire de l’époque. Les rapports humains sont rendus dans toute leur violence.

Les personnages ne sont pas des caricatures mais des êtres de chair, de sang, de doutes et de pulsions, de courage et de faiblesses. Et les paysages sont superbement rendus, ce qui prouve que Burnett était aussi à l’aise pour écrire le sud désertique à la frontière du Mexique que Chicago la nuit.

Pour finir, l’histoire se suit avec un réel plaisir. Le plaisir du gamin qui aimait les histoires de cow-boys et d’indiens mais qui a grandi et aime que ces histoires soient un peu plus complexes.

Il va falloir que je trouve le temps de lire quelques autres romans de cette collection.

W. R. Burnett / Terreur apache (adobe walls, 1953), Babel (2015), traduit de l’anglais (USA) par Fabienne Duvigneau.

Pukhtu Primo, grand livre de DOA

On l’attendait tous avec impatience depuis qu’on en avait entendu parler. Il est là, cela valait le coup d’attendre. Pukhtu de DOA.

DOAAfghanistan, 2008. Les troupes américaines et les multiples officines privées qui les accompagnent n’arrivent pas à freiner l’avancée des talibans qui reprennent peu à peu le terrain perdu, et regagnent des appuis dans la population, soit par la peur, soit en profitant de la corruption du gouvernement et des morts « collatérales » des bombardements américains.

Fox, Ghost, Voodoo, Tiny et quelques autres sont des mercenaires, même si maintenant on n’utilise pas ce mot : ils sont employés par une entreprise très proche de la CIA. Ils forment des afghans, aident les bombardements par des drones, font du renseignement, combattent … et trafiquent à l’occasion.

Peter est un journaliste indépendant, qui enquête sur le coût de la guerre.

Sher Ali Khan Zadran est chef d’un clan pachtoune. Comme son père il fait de la contrebande et ne voit pas d’un très bon œil la guerre portée sur son territoire par les talibans. Jusqu’à ce qu’une partie de sa famille soit tuée par un missile tiré par un drone. Il déclare alors la guerre aux infidèles, tout en restant le plus indépendant possible.

Tous et bien d’autres se débattent dans ce merdier, qui a des répercussions bien loin, de Paris à Abidjan en passant par le Kosovo ou Washington.

Il y a certainement beaucoup de travail en amont de la rédaction de ce Pukhtu très impressionnant. Ce qui est très fort, c’est qu’on ne le sent pas, ce travail. On imagine qu’il y est, on devine qu’il a été fait, mais il ne se voit plus, il s’oublie. On a toute l’information nécessaire pour comprendre le jeu complexe qui se joue dans un pays dont on ne sait pas grand-chose, cette information est bien délivrée, mais on n’a jamais l’impression de subir un cours.

On est pris dans le souffle de cette histoire, de ces histoires, emporté auprès des différents personnages. DOA ne juge pas (même si son agacement devant certaines lâchetés ou bêtises transparait parfois au détour d’une phrase), il n’explique pas, il ne juge pas. Il raconte. Il raconte avec du souffle, du suspense, en prenant soin que tout soit clair, mais sans jamais simplifier, faisant confiance à son lecteur et partant du principe qu’il acceptera l’effort (ô combien jouissif) de suivre une multitude de personnages et de rentrer dans une histoire qui ne peut pas être simple. Merci de cette confiance.

Il faut faire, certes, un petit effort, mais on est aidé par l’écriture dans le plus pur style DOA : directe, sèche souvent, sachant pourtant rendre la beauté et la majesté d’un paysage, impressionnante d’efficacité dans les scènes d’action, jamais mièvre ni larmoyante et pourtant capable d’empathie.

L’Afghanistan, pour moi, ce n’était que des articles survolés dans les journaux, L’homme qui voulait être roi du grand John Huston, vu il y a bien longtemps, et Les cavaliers de Joseph Kessel, lu il y a encore plus longtemps ! Ce sera aussi désormais Pukhtu, dont j’attends la suite avec impatience.

DOA / Pukhtu Primo, Série Noire (2015).

PS. Un détail, je ne sais pas si c’est un polar, un livre d’aventure, un roman de guerre … mais je suis sûr d’une chose, c’est un grand bouquin.

Josey Wales le roman

J’adore les westerns, en film et en roman. Je ne pouvais pas laisser passer cette réédition de Josey Wales Hors-la-loi de Forrest Carter.

josey wales.inddQuand la guerre de sécession éclate, Josey Wales est déjà un guérilléro redouté. Depuis que des milices du nord ont incendié sa ferme et tué sa femme et son fils. A la fin de la guerre, il refuse de rendre les armes et devient un des hors-la-loi les plus recherché et les plus redouté du Kansas au Texas en passant par le Missouri.

Tous les amateurs de westerns ont forcément en tête le film de et avec Clint Eastwood tiré du roman. Un film rude, comme tous les westerns de Clint. Le roman a autant de force que le film. Sec, écriture sans fioriture, centré sur ce personnage inflexible, sûr de son bon droit et de ses valeurs, à la fois très individualiste et capable d’empathie, fidèle jusqu’à la mort en amitié. On comprend bien ce qui a attiré Eastwood dans l’histoire de ce Josey Wales.

Sans faire dans le sensationnel, Forrest Carter réussi très bien ses scènes d’action, sait faire monter le suspense et ménager des surprises. Un vrai bon western avec tous les clichés et les mythes liés au genre, les scènes de bravoure attendues et une belle écriture.

A noter également la postface de quelques pages qui met en lumière l’écart important entre les valeurs d’un auteur qui était semble-t-il un sale con raciste (pour résumer rapidement), et le message humaniste du roman (qui avait été écrit sous pseudo). Un écart découvert tardivement, avec la découverte de l’homme qui se cachait sous le pseudo.

Forrest Carter / Josey Wales hors-la-loi (The outlaw Josey Wales, 1973), Rivages/Noir (2015), traduit de l’anglais (USA) par Jean Guiloineau.

Un western glacé et glaçant

J’aime bien les westerns. Je les ai aimés petit au cinéma avant de découvrir qu’ils existaient aussi en livres. Fallait-il que je sois bête ! Bref, Retour à Watersbridge de James Scott est un excellent western.

Scott-WatersbridgeUn hiver de la fin du XIX°. Elspeth Howell rentre chez elle, dans la ferme isolée où elle vit avec sa famille après des semaines à travailler comme sage-femme dans une ville éloignée. Quand elle arrive elle découvre son mari et ses enfants massacrés. Seul Caleb, 12 ans, a survécu, caché dans la grange. Ils partent alors à la poursuite des trois assassins que le jeune garçon a vus et se retrouvent à Watersbridge où Elspeth va devoir affronter ses mensonges et ses crimes.

Attention, western très sombre ! Ca commence rude, ça continue froid et rude, ça se poursuit boueux et rude, et ça se termine … Devinez !

On est loin ici des duels au soleil avec Clint et son poncho. C’est le froid qui est le plus marquant ; le froid, la neige, l’obscurité, le vent, les conditions de travail épouvantables. Ensuite l’emprise de la religion, son omniprésence, et la notion de pêché, de faute vis-à-vis d’un Dieu et de ses commandements qui remplacent complètement ou presque l’empathie. Ce qui mine les personnages (surtout la mère), ce n’est pas d’avoir ruiné des vies mais d’avoir commis des actes réprouvés par la bible … Etonnant mais révélateur comme renversement de valeurs. Et étrangement d’actualité.

Très marquante aussi, la dureté des rapports humains, la violence des relations dans le travail, la facilité avec laquelle on peut prendre la vie de quelqu’un et l’absence évidente de loi et de justice. Ce qui ne laisse le champ libre à la loi du plus fort. Avec quand même, de temps en temps, quelques rayons de soleil, quelques marques de sympathie, de pitié ou d’amour. Qui ne rendent que plus sombres les ténèbres environnantes.

Tout cela raconté dans une très belle langue, qui sait rendre le temps, le fracas des blocs de glace et celui des flocons poussés par le vent contre les vitres, l’impuissance des hommes face à la nature. Et une écriture particulièrement impressionnante dans les scènes de bravoure comme l’accident dans le hangar où sont stockés les énormes cubes de glace.

Certes les amateurs de thrillers survoltés et de lectures faciles ou tout est bien qui finit bien seront sans doute désarçonnés. Les autres peuvent foncer, les yeux fermés. Et se prévoir un bouquin un peu plus souriant pour se remettre ensuite.

James Scott / Retour à Watersbridge (The kept, 2014), Seuil/Policiers (2015), traduit de l’anglais (USA) par Isabelle Maillet.