Archives du mot-clé Belfast

Une nouvelle série d’Adrian McKinty

Je craignais qu’on n’entende plus parler de lui. Depuis que la série noire avait renoncé à traduire ses romans, plus aucune nouvelle de l’irlandais Adrian McKinty. Et pourtant j’avais beaucoup aimé sa série consacrée à Michael Forsythe. Et voilà que grâce à l’ami Unwalker j’apprends qu’il revient chez Stock. Avec le début d’une nouvelle série : Une terre si froide.

McKinty1981. Bobby Sand vient de mourir, Belfast s’embrase. Sean Duffy n’a pas la vie facile : catholique d’origine, il est flic dans la police criminelle à Carrickfergus, dans la banlieue de Belfast. Pour une fois, il est appelé sur une affaire qui semble détachée du contexte politique : Un homme a été trouvé assassiné, la main droite coupée. La victime était un homosexuel connu. Quand un deuxième homosexuel est tué de la même façon Sean commence à penser qu’on a là le premier serial killer de l’histoire de l’Irlande du Nord. Un tueur en Ulster qui n’ait pas trouvé sa place chez les psychopathes d’un côté ou de l’autre ?

Il y a vraiment une école irlandaise du noir. Une façon à eux de nous infliger les pires horreurs, de faire ressentir la trouille, la connerie, la lâcheté, l’obscurantisme, la terrible certitude de ceux qui, parce qu’ils croient en un Dieu, savent avec certitude qu’ils ont raison et que les autres ont tord … Tout en arrivant à nous faire rire ou sourire au détour d’une phrase, en gardant le plaisir de boire une Guiness ou de regarder le sourire d’une femme. Cette vitalité, ce plaisir de vivre au milieu des pires drames, on les retrouve ici.

Adrian McKinty, qui pourtant ne nous épargne rien en situant son roman en 1981 à Belfast, réussit une fois de plus cet exploit : C’est dur, c’est sombre, l’absurdité et l’horreur des attentats, la connerie de la répression anglaise meurtrière sont insupportables, on ressent la peur, la rage et en même temps on sourit et on s’attache à Sean Duffy. Comme en plus Adrian McKinty n’a rien perdu de son talent de conteur on se régale, malgré la noirceur d’un contexte qui vient en écho de l’autobiographie de Sam Millar lue il y a peu.

Longue vie à Sean Duffy, en espérant qu’il trouvera son public et que le nouvel éditeur de McKinty pourra continuer à nous proposer ses aventures.

Adrian McKinty / Une terre si froide (The cold cold ground, 2012), Stock/La Cosmopolite (2013), traduit de l’irlandais par Florence Vuarnesson.

Sam Millar, On the brinks

En deux romans, Poussière tu seras, et Redemption factory Sam Millar, l’Irlandais du nord s’est déjà fait une réputation parmi les amateurs de noir très noir. En deux romans il a marqué par son univers sans pitié et la qualité de son écriture. Avec On the brinks il aborde un autre genre, l’autobiographie.

MillarAvant d’être écrivain Sam Millar fut catholique irlandais à Belfast, prisonnier politique dans l’enfer des prisons de la mère Thatcher, croupier à New York, avant de braquer un entrepôt de la Brinks, l’un des plus gros casse de l’histoire américaine. Prisonnier malgré le manque de preuves pendant des années, il finira par rejoindre l’Irlande du Nord où il commencera à écrire … Mais ceci est une autre histoire.

Un parcours atypique et romanesque qui explique la noirceur de romans du bonhomme (pour ce qui est de sa qualité d’écriture, il ne la doit, je suppose qu’à son talent et à son travail).

Un parcours raconté avec un parti pris original, celui de l’ellipse. Sam Millar choisit de passer sous silence des pans entiers de sa vie, pour braquer son projecteur sur certains épisodes. C’est ainsi qu’on ne saura rien de ses activités politiques avant la prison, ni même des circonstances de son arrestation. Rien non plus de son départ d’Irlande, de son installation à New York ou de sa vie de famille. Plus étonnant, la préparation du casse, et même sa réalisation sont évoqués très rapidement, alors qu’on pourrait penser qu’ils seraient le point d’orgue du récit.

L’essentiel du récit est en fait centré sur son rapport à la justice (si on peut appeler ça une justice) et au monde carcéral.

La première partie, récit effarant sur les conditions de détention dans les prisons anglaise, au temps de la mort de Bobby Sand vous marquera à jamais. Sans effets, d’une écriture rageuse et froide à la fois, Sam Millar arrive à raconter l’irracontable. Si le ton et l’écriture n’étaient pas aussi tristement convaincants, on devrait penser qu’il exagère. Comment croire qu’une démocratie, un pays considéré comme civilisé a pu se comporter comme la pire des dictatures ? Car ce n’est pas un cas isolé de tortures dues à un pervers localisé que nous raconte l’auteur, c’est la torture instituée en système par tout un appareil judiciaire, par toute une société qui est ici décrite. On devrait douter, et pourtant le récit dégage une telle sincérité, une telle rage, une telle douleur, qu’on sait que c’est bien la vérité que nous raconte l’auteur.

Changement de ton avec la deuxième partie qui culmine non pas avec le casse, mais avec le procès qui suit. En quoi Sam Millar se révèle digne des plus grands spécialistes du thriller judiciaire américain, la scène de procès étant un modèle de suspense. Et là, bienvenue en Amérique, où ce qui compte, c’est le fric :

« Tuez quelqu’un dans ce foutu pays, et ce sera oublié en quelques semaines, si ce n’est quelques jours. Mais volez l’argent du gouvernement et ils vous traqueront jusqu’à ce qu’il ne reste plus dans votre corps la moindre goutte de sang et de sueur. »

L’ensemble est passionnant, étonnant, et donne immédiatement une envie : que l’auteur écrive une seconde partie pour éclairer toutes les zones d’ombre qu’il a laissées. Mais sans doute n’est-ce pas son intention. Quoi qu’il en soit, j’attends sa prochaine œuvre avec impatience.

Sam Millar / On the Brinks (On the Brinks, 2009), Seuil (2013), traduit de l’irlandais par Patrick Raynal.

Collusion, Stuart Neville revient

L’an dernier, à la même époque, Stuart Neville faisait une entrée remarquée (et remarquable) chez Rivages avec Les fantômes de Belfast. Cette année, avec une belle régularité qui pourrait augurer une excellente tradition, le revoilà avec Collusion. Tout aussi remarquable.

collusion.inddSouvenez vous. A la fin du précédent roman, Gerry Fegan, ex tueur de l’IRA faisait un sacré ménage dans les rangs de ses anciens patrons et des pourris divers et variés qui avaient su profiter d’une période de sang et de larmes pour s’enrichir, se venger, abuser de leur pouvoir … Puis, après avoir sauvé Marie et sa petite fille Ellen, il avait disparu.

Ménage pas assez complet. Quelques survivants ont décidé de se venger à tout prix. O’Kane, le « Bull » qui a vu son empire et sa vie détruits engage un tueur pour descendre tous ceux qui ont été témoins de sa déchéance, et se servir de Marie et Ellen comme appâts pour attirer Gerry Fegan.

Quand le jeu de massacre commence Jack Lennon, flic catholique (ce qui est déjà dur à porter du côte de Belfast) qui est toujours à la recherche de Marie son ex femme et d’Ellen qu’il n’a jamais vraiment connu se trouve pris dans le tourbillon de vengeance. Il va perdre le peu d’illusions qui lui restent et faire des alliances contre nature pour sauver sa peau et celle de Marie et Ellen.

S’il faut absolument trouver des poils sur les œufs, disons que le final du précédent roman était parfait, et que faire revenir Gerry Fegan l’affaiblit peut-être un tout petit peu. Pour le reste, voilà un second roman tout aussi recommandable que le précédent.

Pour commencer par le plus évident, si l’auteur prend le temps d’installer son intrigue (après une entame en fanfare), à partir de la moitié la tension va grandissante, la maîtrise du tempo est impressionnante et il devient impossible de lâcher le bouquin. Insomnies à prévoir donc. C’est déjà pas mal.

Pour le reste, on retrouve les qualités du roman précédent. Avec de superbes personnages, souvent saisis au bord de la rupture, et un affreux particulièrement réussi, donc particulièrement effrayant.

On retrouve surtout la peinture sans concession d’une Irlande du Nord en plein boum économique où les Collusions et compromissions du passé, même les plus incongrues, mêmes les plus « contre-nature » effleurent à la surface, entrainant les réactions violentes de ceux qui ne veulent pas être découverts. Une Irlande du Nord aussi où, malgré la paix apparente, les haines sont toujours là, les plaies toujours ouvertes, aussi et surtout entre proches.

Une Irlande de Nord dans laquelle Stuart Neville continue son œuvre de démystification. Oui il y avait un occupant et un occupé, oui il y avait une cause, historiquement plus juste que l’autre. Mais non, il n’y avait pas les blancs d’un côté les noirs de l’autre. Une guerre, quelle qu’elle soit, salit tout, corrompt tout, avilie tout. Les compromissions sont partout, les purs rarissimes et ce sont (presque ?) toujours les plus pourris, les plus malins, les plus corrompus qui s’en sortent le mieux. Et les plus pauvres, les plus faibles qui payent. Toujours.

Bref un vrai roman noir, qui ausculte une société et une époque au travers d’une intrigue millimétrée et avec des vrais personnages de chair et de passions.

Stuart Neville / Collusion (Collusion, 2010), Rivages/thriller (2012), traduit de l’anglais (Irlande) par Fabienne Duvigneau.

Rentrée irlandaise fracassante chez Rivages.

Les vacances sont finies, les bouquins qui s’accumulent et que je n’ai pas eu le temps de lire vont sans doute devoir attendre la prochaine pause, place à la rentrée. Qui commence très fort avec un premier roman ébouriffant qui, une fois de plus, nous vient d’Irlande. Il inaugure la nouvelle maquette des éditions Rivages/Thriller : Les fantômes de Belfast de Stuart Neville.

Belfast début des années 2000. Depuis que l’accord de paix a été signé en avril 98 les choses changent. Les anciens combattants se convertissent rapidement en hommes d’affaires et/ou hommes politiques, mais certains restent sur le carreau. Comme Gerry Fegan, tueur de l’IRA qui, après douze ans de prison se retrouve dehors, et boit pour tenter de tenir ses fantômes à distance. Ses douze victimes le hantent et viennent, toutes les nuits, lui demander de punir les coupables, ceux qui, sans se salir les mains, sont eux aussi responsables de leur mort.

Pour retrouver la paix dans une Irlande du Nord qui est loin d’avoir oublié ses haines et le sang répandu, Gerry Fegan commence à faire le ménage, et devient pour tous l’homme à abattre.

Il semble donc que cela soit un premier roman. Si c’est le cas, Stuart Neville promet. Quel putain de bouquin ! (Excusez l’expression, mais c’est vraiment le cri du cœur).

Lyrique, onirique, noir, mêlant fantômes du passé et magouilles bien présentes, superbe description d’une génération perdue, sacrifiée sur l’autel des haines et des guerres. Loin, très loin de la mythologie de l’IRA et de la grandeur du sacrifice des irlandais pauvres et purs, sans pour autant minimiser les souffrances endurées, l’absurdité de l’occupation anglaise, sa brutalité, son arbitraire.

Un vrai grand roman noir comme on les aime, sans chevalier blanc, avec quelques beaux pourris, dans les deux camps, avec la peinture sans concession des horreurs commises des deux côtés ; avec une vraie humanité et compréhension pour ceux qui souffrent, avec une indignation et une rage face à ceux qui, sans jamais s’être mouillés, ont su profiter et prendre le virage en empochant l’argent.

Mais également avec un espoir, mince, mais un espoir quand même, celui que la nouvelle génération puisse vivre en paix.

Et quels personnages ! Avec Gerry, torturé, au bord de la folie, archétype réussi du héros de polar comme on les aime ; avec un superbe portrait de femme qui tente, à sa façon, de résister à la connerie et la saloperie ambiante, et ne lâche jamais le morceau ; et avec une galerie de pourris cyniques, manipulateurs, profiteurs particulièrement gratinée.

Le tout servi par une intrigue haletante, où les retours en arrière parfaitement distillés éclairent le présent sans jamais nuire au rythme du récit.

Bref, un grand roman, peut-être la grande découverte de cette rentrée littéraire.

Stuart Neville / Les fantômes de Belfast (The ghosts of Belfast, 2009), Rivages/Thriller (2011), traduit de l’irlandais par Fabienne Duvigneau.

Faut pas gonfler Michael Forsythe

Les meilleures choses ont une fin. Toutes. Même la série Michael Forsythe de l’irlandais voyageur Adrian McKinty. Qui se termine avec ce Retour de flammes.

Douze ans. Douze ans que Michael Forsythe se planque, aidé par le FBI, après avoir participé à démanteler la mafia irlandaise de New York. Douze ans que Bridget Callaghan qui a repris les choses en main est sur sa trace pour le faire abattre. Elle est bien près de réussir une fois de plus à Lima, mais Michael va avoir droit à une surprise : la fille de Bridget, vient d’être enlevée à Belfast, et elle l’appelle au secours, lui proposant d’oublier le passé s’il accepte de l’aider. Pour revoir Belfast, pour pouvoir vivre au grand jour, et surtout, même s’il ne se l’avouerait jamais, pour revoir Bridget, Michael accepte. C’est alors que les ennuis commencent réellement.

Voilà qui clôt de façon magistrale la trilogie Michael Forsythe. Action, rebondissements, humour, Adrian McKinty est toujours aussi généreux. Ca explose de partout, il se passe toujours quelque chose, et dans les pires moments, l’increvable Michael ne perd jamais son sens de l’humour. Donc le lecteur tourne les pages et ne s’ennuie jamais, ce qui est déjà une très bonne chose.

Mais pas la seule. En toile le fond, l’auteur livre une description très sombre de l’Irlande du Nord, des séquelles d’une guerre qui n’a jamais voulu dire son nom, des effets dévastateurs de siècles de haines, de rancœurs et de vengeances … le tout sur fond de misère industrielle, de crasse, et de ciel bas et gris. On ne peut pas dire qu’Adrian McKinty cherche à se faire des copains à Belfast. Dans aucun camp, les paramilitaires, qu’ils soient catholiques ou protestants s’étant rapidement reconvertis en truands, pour continuer à exercer leur droit de vie et de mort sur une population qui ne peut que subir.

Il reste quand même une lueur d’espoir, dans une nouvelle génération qui n’aurait pas été gangrenée par la haine dès le berceau. Et qui ne vivrait pas avec pour seul horizon la vengeance. Et puis il reste l’humour increvable de ce diable de Michael. La digne conclusion d’une bien belle trilogie.

Pour ceux qui découvrirait aujourd’hui cet auteur, on peut, bien entendu, commencer par ce roman. Mais c’est quand même mieux d’avoir au moins lu le premier, A l’automne je serai peut-être mort. En plus il est très bien, et repris en poche chez Folio !

Adrian McKinty / Retour de flammes, (The bloomsday dead, 2007) Série Noire (2009), traduit de l’anglais (Irlande) par Patrice Carrer.

Un nouvel irlandais en noir

Le polar irlandais se porte décidément très bien. Fayard Noir a découvert un nouvel auteur qui semble tremper sa plume directement dans la Guiness tant son propos est sombre. Voici donc Poussière tu seras (tout un programme) de Sam Millar.

C’est l’hiver, il a neigé, et il fait froid. Adrian, livré à lui-même depuis la mort de sa mère, découvre un os dans un bois proche de Belfast. Il le cache à son père, Jack, ancien flic reconverti à la peinture, qui passe plus de temps à cuver sa gnole et à déprimer qu’à s’occuper de lui. Non loin de là, Jeremiah, un barbier à l’ancienne, et Judith, sa femme qui cache un secret et une violence effroyables sont en train d’atteindre le point de non retour.

Adrian ne sait pas encore qu’il a déterré bien plus qu’un os, et que de bien sales histoires vont revenir à la surface. Jack lui ne se doute pas qu’il va devoir décuver et retrouver toutes ses facultés pour sauver son fils.

Enfer et damnation, quand les irlandais arrêtent de plaisanter pour plonger au plus profond des âmes ça fait mal. Comme John Connolly, comme le plus torturé des Jack Taylor, Sam Millar nous entraîne au fond, tout au fond. Aucune lueur d’espoir dans cette histoire cauchemardesque de folie, de vengeance et de mort. Et pas moyen d’y échapper, on se fait happer dès les premières pages et on coule avec les personnages.

Pas la peine non plus de chercher le gentil de service, il n’y en a guère. Et ici pas d’humour à la Ken Bruen, Hugo Hamilton ou Colin Bateman pour faire passer la pilule. Cela pourrait être trop, ou déjà vu, si le propos n’était pas servi par une écriture impeccable qui fait sentir le froid, la déprime, les corbeaux sur un champ de neige, la nausée, la rage ou la montée de la peur face à la folie furieuse.

Une vraie découverte, et un auteur à suivre très attentivement.

Sam Millar / Poussière tu seras, (The darkness of the bones, 2006) Fayard Noir (2009), traduit de l’anglais (Irlande) par Patrick Raynal.

Le premier Adrian McKinty

J’avais que le premier Adrian McKinty, à savoir A l’automne je serai peut-être mort, allait passer sur le dessus de la pile … Il y est resté un moment mais ça y est, je l’ai lu.

Michael Forsythe, à peine vingt ans, est obligé de quitter Belfast et de travailler pour la pègre irlandaise à New York. Son intelligence, son entraînement dû à un passage houleux dans l’armée anglaise, et son sang froid le font rapidement remarquer. Un peu trop remarquer, même par la maîtresse du boss. C’est comme ça qu’il va se retrouver dans une prison atroce, au fin fond du Mexique. Une prison dont il ne reviendra qu’avec une idée en tête : se venger.

Voici donc la première apparition de Michael Forsythe que l’on retrouvera dans Le fils de la mort. Dès ce premier volume, le personnage est en place : intelligent, intellectuel même, grande gueule, indiscipliné, plein de ressources, et surtout, décidé à survivre, à tout prix. Et comme McKinty prend un malin plaisir à le plonger dans les situations les plus glauques, c’est forcément très sombre. Je ne sais pas comment fait l’auteur pour rendre plausible une telle accumulation de péripéties qui, racontées par un autre, frôleraient le ridicule, mais il est un fait qu’il arrive à rendre crédible des situations les plus rocambolesques.

Cela tient sans doute à son écriture et à son personnage, à la fois cynique, romanesque, poétique, drôle, et parfois lyrique. Pour résumer, irlandais ! Du moins irlandais comme McKinty, Bruen ou Bateman nous font imaginer les irlandais. A posteriori donc, voici une confirmation : Dès son premier roman Adrian McKinty s’affirme comme un grand du roman noir irlandais, qui compte pourtant quelques pointures. Il présente l’originalité de garder son caractère national, tout en faisant voyager ses personnages d’un côté à l’autre de l’Atlantique.

J’ai appris récemment qu’il vit maintenant en Australie. Alors bientôt un irlandais chez les kangourous ?

Adrian McKinty / A l’automne, je serai peut-être mort (Dead I well may be, 2003), Folio policier (2008). Traduction de l’anglais (Irlande) par Isabelle Arteaga.