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Un peu de bonne humeur signée Donald Westlake

Besoin d’un peu de légèreté en cette fin d’année ? Facile, Rivages a retrouvé un roman de Donald Westlake qui n’avait pas encore été traduit : Tous les mayas sont bons.

Westlake-01Kirby est un gentil arnaqueur qui, quand il a voulu s’installer au Belize, s’est fait avoir par plus arnaqueur que lui, le mal nommé Innocent St Michael. Mais il a su rebondir et sur le terrain inutile qu’il a acheté il s’est allié avec des locaux pour créer de toute pièce un faux temple Maya, et en tirer des objets archéologiques absolument authentiques (et oui, ce sont les descendant des mayas qui les fabriquent) qu’il vend à des américains un peu crédules, et pas trop regardant sur la légalité, la sortie d’objets historiques étant interdite la loi.

Tout ça fonctionne très bien, pour le plus grand bonheur de tous quand débarque Valerie Greene qui, dès les premières minutes, lui fait une forte impression : « Cette fille était une vraie peste ». Ce n’est que le début d’un enchainement de catastrophes qui va mettre à mal son petit commerce.

Je ne vais pas prétendre que Tous les mayas sont bons est le meilleur Westlake. Sinon on n’aurait pas attendu 10 ans après sa mort pour le traduire. N’empêche qu’on ne s’ennuie pas une seconde, que c’est vif, que la mécanique d’enchainement des catastrophes est réglé comme une montre suisse et que les personnages sont assez truculents.

Ajoutez une pincée d’aventures, les dialogues toujours particulièrement réussis, et vous avez une excellente comédie américaine d’époque, du cousu main qu’on aurait bien vu filmé par les grands studios hollywoodiens.

Westlake-02Et si vous voulez compléter votre culture polar et que vous avez la chance de ne pas encore connaître le génial John Dormunder, ou si vous ne savez pas quoi offrir en cadeau à Noël, Rivages réédite trois des aventures du cambrioleur le plus malchanceux, et le plus drôle de la planète polar. Ça s’appelle Encore raté, et on y retrouve Pierre qui roule, Personne n’est parfait et Dégâts des eaux. Et ça me donne envie de relire tout Dortmunder.

 

Donald Westlake / Tous les mayas sont bons (Titre original ?, 1985), Rivages/Noir (2018), traduit de l’anglais (USA) par Nicolas Bondil.