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Philippe Huet, début de la série havraise

Plus que ma première lecture de 2018, il s’agit ici de ma dernière de 2017 qui a un peu trainé, pour cause de festivités. J’avais raté Les quais de la colère de Philippe Huet à sa sortie, j’ai profité de sa venue à Toulouse Polars du Sud pour rattraper ce retard.

HuetLe Havre 1910. Sur les quais les navires à vapeur remplacent les voiliers, et les tout puissants maîtres charbonniers de la ville règnent en fournisseurs incontournables de la denrée première. A l’autre bout de l’échelle sociale, les dockers du charbon sont la lie du port : épuisés, ivrognes, malades de respirer les vapeurs de charbon, sales et puants, personne ne s’occupe d’eux, et ils meurent dans leur coin entre deux cuites dans les pires bouges du port.

Jusqu’à l’arrivée de Jules Durand, dit le curé, un anarchiste buveur d’eau, qui, peu à peu, va les organiser et leur rendre une fierté pour enfin pouvoir affronter les maîtres. Des patrons qui bien entendu ne vont pas permettre une telle atteinte à leur toute-puissance et vont tout tenter pour faire tomber Jules Durand.

Même si j’ai un peu moins aimé ce premier roman de la série que le dernier (Le feu aux poudres), je pourrais pour cette première chronique de 2018 recopier mon article passé. On est dans le grand roman noir social et historique à la Hervé Le Corre, Patrick Pécherot ou … Emile Zola. Sur un fond que l’on sent très documenté de réalité historique, on est au ras du charbon, dans les bouges ou les salons très stricts de la haute bourgeoisie havraise.

On passe d’une salle misérable où s’entassent les charbonniers puants, ivres et révoltés, à la morgue insupportable des maîtres. On croise des noms que l’on connaît parce qu’on les voit sur nos plaques de rues, comme René Coty ou Aristide Briand, ou croise des journalistes et des hommes de main, on déjeune dans une auberge qui se souvient encore de Maupassant …

Et surtout on voit comment les puissances de l’argent ont détruit un homme qui, à ma connaissance, n’a pas, lui, de rue à son nom, alors qu’il l’aurait amplement mérité.

Mais comme dit le dicton, ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Heureusement que Philippe Huet donne vie et voix, le temps d’un beau roman, à l’un des vaincus.

Philippe Huet / Les quais de la colère, Albin Michel (2005).

Trevanian surprenant

Gallmeister a décidé d’éditer ou rééditer les romans de Trevanian. Le dernier en date L’été de Katya.

TrevanianAvant d’attaquer ma chronique, une petite mise au point géographique. Le roman, et la quatrième de couverture nous parlent de la petite ville basque Salies. Et comme ici, on est dans le sud-ouest, que mes origines sont béarnaises (comme mon nom l’indique), et que j’ai longtemps vécu au Pays Basque, je me sens obligé de corriger. Non Salies n’est pas au Pays Basque. D’ailleurs, Salies s’appelle en fait Salies de Béarn. Pourquoi l’auteur qui, si j’en crois sa bio a vécu en Pays Basque, a-t-il choisi de faire de Salies une ville basque ? Mystère et boule de gomme. Peut-être pour s’éviter des clarifications vu que dans le cours du roman les personnages vont à Alos, à 20 km de là pour une fête basque. Et Alos est effectivement en pays basque … Bref, pour les familiers des ex Basses-Pyrénées, nous sommes en pays Charnègue. Fin de la mise au point géographique.

Salies donc, en cet été 1914. Jean-Marc Montjean, tout jeune médecin originaire du village voisin d’Alos est venu aider le médecin local pendant l’été. Il va tomber amoureux de la belle Katya de Tréville, qui vit dans une maison isolée avec son frère jumeau Paul et leur père, un érudit perdu dans ses études sur le Moyen Age.

A une époque, et dans un lieu où cela est rare, pour ne pas dire inédit, la jeune Katya fait preuve d’une liberté ébouriffante. Mais en même temps d’une étrange réserve avec Jean-Marc. Qui, comme les commères de Salies, ne peut s’empêcher de se demander pourquoi les Trévilles sont partis de Paris pour venir s’enterrer à Salies. Et qui ne comprend pas bien les relations étranges entre Katya, son frère et leur père.

Plus de vingt ans plus tard, médecin installé à Alos, Jean-Marc Montjean se souvient de cet été de Katya.

On ne peut pas reprocher à Trevanian de toujours écrire le même livre. Entre La sanction, Shibumi, le western Incident à Twenty-Mile et ce dernier (pour ceux que j’ai lus), on retrouve parfois des thématiques, parfois des lieux, mais le lecteur ne peut jamais savoir à l’avance où il va.

Il s’essaie ici au polar psychologique, tout en dressant le portrait d’une région bien particulière, à un moment tout aussi particulier.

Il décrit très bien la petite ville de province, de ce coin particulier qu’est le Pays Basque montagnard. Avec sa langue, ses traditions, son encrage, mais également son repli sur lui-même et ce paradoxe d’une population capable d’être très festive et en apparence ouverte, mais en même temps très refermée sur elle-même. De même il saisit bien un des derniers moment d’insouciance d’un monde qui se dirige tout droit vers l’horreur.

L’écriture est étonnante, totalement adaptée à l’époque, et en parfaite adéquation avec ses règles et ses interdits, donnant un côté suranné au récit. Le mystère est lentement et habilement distillé, la tension monte, peu à peu, en même temps que les interrogations du narrateur sur les bizarreries de la famille Tréville. Jusqu’à une révélation qui, si elle ne surprendra pas entièrement les lecteurs avertis de polars psychologiques, est bien amenée.

Du très bon boulot. Après, le thriller psychologique n’est pas mon genre de prédilection, je n’en lirai pas des dizaines, mais je ne me suis pas ennuyé une seconde. Tant qu’à en lire un de temps en temps, autant en lire un bon. Et ici c’est du bon.

Trevanian / L’été de Katya (The summer of Katya, 1983), Gallmeister (2017), traduit de l’anglais (USA) par Emmanuelle de Lesseps.

Pas convaincu par le dernier Pascal Dessaint

C’est toujours plus embêtant de parler du roman de quelqu’un qu’on connaît depuis pas mal de temps, et qu’on croise régulièrement, surtout quand on n’a pas été convaincu. Mais bon on ne peut pas toujours ne faire que des choses faciles. Donc voici Un homme doit mourir de Pascal Dessaint.

DessaintQuelque part dans les Landes, a priori dans le sud, pas loin de la mer, Boris est un naturaliste qui travaille pour les pourris : Ceux qui pondent des contre-expertises quand une première expertise conclue à l’infaisabilité d’un projet industriel pour des raisons écologiques. Ici il s’agit d’enfouir des déchets dans une zone où vit une espèce protégée de libellule.

Pas loin de là, Raphaël a fait construire une villa moderne au milieu de nulle part, coupant la dune en deux, avec vue imprenable sur l’océan. Surement à coups de pots de vin. Il vient d’appeler deux amis qui lui sont redevables d’on ne sait quelle façon, et qui vont le rejoindre. Certainement pour une nouvelle saloperie.

Comment et pourquoi ces hommes seront-ils amenés à se croiser ? Et qui paiera les pots cassés ?

Donc je n’ai pas été convaincu. Pourtant Pascal Dessaint a toujours une belle écriture, et ses pages de descriptions restent belles. Son chapitre d’ouverture est très réussi. Et on reconnaît bien son goût pour la nature, la précision de ses descriptions et son engagement pour un monde plus juste et plus vert.

Si cette fois cela n’a pas marché pour moi c’est, dans un premier temps, que je n’ai pas cru un instant à l’histoire policière qui articule le récit. Finalement, était-elle indispensable ? Le prétexte qui relie trois personnages qui, bien que se disant amis, ne semblent rien avoir en commun ne tient pas la route.

Mais ce qui m’a surtout fait complètement sortir du roman, c’est que je crois encore moins aux personnages qu’à l’histoire. A part quelques figures secondaires bien vues et crédibles, comme le tonton vengeur, le naturaliste spécialiste des libellules, et le couple qui tient le gite, je n’ai cru ni en Boris, et encore moins en Raphaël et ses deux soi-disant amis. Du coup les longs paragraphes décrivant les pensées des deux narrateurs sonnent faux et leurs actions manquent de cohérence. Plus d’émotion, plus d’empathie, et du coup leurs longues réflexions lassent. Et on se contrefout de savoir s’ils vont crever ou survivre.

De toute façon l’un est un pourri intégral, copain de deux autres pourris qui passent leur temps à justifier leur pourriture (et je suis bien persuadé que les vraies ordures ne se sentent jamais tenus de se justifier, surtout pas avec leur potes), et l’autre est un parfait faux-cul, qui bosse, en toute connaissance de cause pour des immondes, et se cherche des excuses, avant de faire sa sainte-nitouche. Et, même dans leur pourriture ou leur faux-culterie, ils ne sont pas flamboyants, juste chiants.

Le problème serait-il que l’auteur a voulu faire passer son message humaniste et écologiste au travers de personnages qui agissent à l’inverse de ses convictions ? Mais qu’il n’a pas osé en faire de vrais méchants qui se torchent avec tout ça dans la joie et la bonne humeur décomplexée ?

Je n’en sais rien, tout ce que je sais c’est que je n’ai pas du tout marché dans cette histoire, et que je n’ai pas cru aux personnages. Dommage.

Pascal Dessaint / Un homme doit mourir, Rivages (2017).

Piquant et délicieux.

Je n’ai pas lu beaucoup de romans de Brigitte Aubert. Mémoires secrets d’un valet de cœur était une bonne occasion de rattraper ce retard.

Aubert1910 à Paris, Dédée est la star d’une très chic et très discrète maison : l’hôtel Sélignac. Un lieu où les messieurs de la bonne bourgeoisie parisienne peuvent venir assouvir des désirs inavouables : coucher avec des travestis. Car Dédée est née André.

Soixante ans plus tard, à plus de 80 ans, Dédée se souvient de cette année là, quand à 20 ans, avec la fougue de la jeunesse, elle se passionnait pour les enquêtes policières et pour des pratiques encore balbutiantes, celles de la police scientifique. Une police scientifique qu’elle va pouvoir voir à l’œuvre quand autour des dames de l’hôtel Sévignac des travestis sont sauvagement assassinés.

Je ne vais pas vous dire que c’est le roman de l’année, mais c’est un polar que l’on lit avec un réel plaisir.

Tout d’abord, et dès l’entame du premier chapitre, grâce au ton grinçant et à la vivacité de l’écriture. C’est drôle, acide, juste, rythmé, on lit le sourire aux lèvres. Et ce jusqu’à la dernière ligne.

Ensuite parce que ce ton est parfaitement adapté au propos, et à l’époque. On vit alors dans les dernières années d’insouciance avant les deux monstruosités que furent les guerres mondiales. Le monde, et surtout Paris, est d’une certaine façon plus libre qu’aujourd’hui, moins obnubilé par l’hygiénisme, avec moins d’interdits malgré une société totalement corsetée par la religion. Un paradoxe très bien rendu par le récit. Tout comme celui d’un monde extrêmement dur pour les plus pauvres, mais qui, étonnamment, semble aussi proposer plus de petits moments de joie, d’évasion, et de foi dans l’avenir.

Et c’est d’autant plus évident que, par son artifice d’écriture, l’auteur nous fait vivre le récit de quelqu’un qui a vécu une bonne partie de 20° siècle et raconte les choses avec recul.

Alors certes, il y a un petit coup de mou au milieu (du moins à mon goût), mais l’humour noir, l’empathie que l’on ressent pour des personnages hors du commun, et l’intrigue parfaitement menée font que l’on prend un grand plaisir à déguster ce bonbon … au poivre.

Brigitte Aubert / Mémoires secrets d’un valet de cœur, Seuil (2017).

Jacky Schwartzmann, drôle et lucide

La collection Cadre noir au Seuil semble bien démarrer. Je suis passé à côté des premiers, je me rattrape avec Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann, excellent.

SchwartzmannFrançois Feldman a un nom juif, une tête d’arabe et a grandi dans la cité des Buers connue de tout Lyon et pas en bien. Un cocktail qui ne l’aide pas quand il va demander un prêt à sa conseillère financière, Juliane Bacardi, pour une nouvelle idée géniale qui va enfin le sortir de la mouise.

Comme on peut s’en douter, le rendez-vous tourne court et ses relations avec Connasse Bacardi comme il l’appelle ne sont pas prêtes de se réchauffer. Mais, car il y a un mais, sinon il n’y aurait pas d’histoire, un soir où il sort de rendre visiter à Saïd, le caïd des Buers, son ancien pote d’enfance, il tombe sur Juliane dans une merde noire. Une merde dans laquelle elle l’aspire, sans l’avoir voulu, et qui va les obliger à se planquer, des flics et surtout et plus grave, de la bande à Saïd. Et là, il va falloir vraiment faire équipe.

Caustique, vif et réjouissant. Et aussi instructif et juste. Et drôle. Un vrai régal qui agace un peu les dents, qui pique les yeux, qui réveille. Jacky Schwartmann mène son intrigue tambour battant, on ne s’ennuie pas une seconde, et il semble avoir pris le parti de Todd Robinson qui a dit en table ronde qu’il lit toujours ses textes à voix haute pour voir si ça sonne comme une conversation au bar. Au point que ses amis, quand ils le lisent, ont l’impression qu’il leur gueule dans l’oreille pendant trois heures.

Là c’est pareil. On entend François Feldman le narrateur, sa voix sonne parfaitement juste, ça vanne à tout bout de champ, même et surtout dans les situations les plus dramatiques. Personne n’est épargné, tout le monde en prend pour son grade, sans qu’il n’y ait, au fond, de véritable méchanceté, juste un regard acéré et très lucide sur les défauts et les préjugés des uns et des autres. Des banquiers, des nantis, des jeunes des cités, des profs, des flics, des algériens, des français …

Et mine de rien, sous l’acidité du propos, il les aime ses personnages, et il aime sa ville et son pays. Ce qui ne l’empêche pas de voir ses défauts. Qui aime bien châtie bien parait-il.

J’en reviens à mon début : Caustique, vif et réjouissant. Et aussi instructif et juste. Et drôle. Donc vous allez le lire.

Jacky Schwartzmann / Demain c’est loin, Seuil/Cadre noir (2017).

De nouveaux personnages toulousains

Christophe Guillaumot a beau être toulousain, et faire partie de l’équipe organisatrice de TPS, je n’avais encore jamais lu aucun de ses romans. C’est maintenant chose faite avec La chance du perdant.

GuillaumotRenato, dit le Kanak, forme avec Six, l’inspecteur Jérôme Cussac, la brigade des jeux toulousaine. Un géant aux paluches intimidantes, et un jeune inspecteur. Pas la priorité de la commissaire Séverine Bachelier.

Jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent qu’il y a un nombre inquiétant de suicides étrangement imaginatifs parmi les joueurs compulsifs qui fréquentent les cercles de jeux de Samuel Gotthi, le grand boss de la région. Ils commencent alors à se demander si quelque chose de bien sinistre n’est pas à l’œuvre.

Comme Yan et Fondu au noir , je ne vais pas vous dire qu’on a là le polar de l’année, mais la lecture est agréable et mérite le détour.

Côté défauts qui pourraient être corrigés, à mon avis, par la suite : J’ai trouvé des maladresses d’écriture, en particulier certains dialogues, surtout entre amis ou collègues, qui ne fonctionnent pas bien (trop propres grammaticalement). Ensuite l’auteur ne fait pas assez confiance à son lecteur pour comprendre tout seul ce que pensent les personnages, ou le pourquoi de leurs actions. Cela donne côté un peu sage et explicatif à la narration.

Mais pour le reste, rien à redire. L’enquête, classique, est bien menée. J’ai eu peur un instant d’avoir un retournement avec un Deus Ex Machina, que nenni, je me suis fait avoir, et la fin est assez ouverte pour être intéressante, cohérente, et sans happy end forcé.

Les personnages sont bien, on espère qu’ils seront creusés par la suite, Kanak, son collègue, l’équipe de bras cassés regroupée autour d’eux.

Et surtout, les à côté de l’histoire policière apportent un vrai plus : Le décor du centre de tri des déchets, le personnage de May, l’artiste des rues, tout ce que l’on apprend (du moins ce que j’apprends) sur le jeu en ligne, avec des paris sur tout et n’importe quoi, et puis, quand même, la découverte du Loto Bouse, là j’avoue j’en reste sans voix.

Un roman perfectible mais agréable. On attend la suite.

Christophe Guillaumot / La chance du perdant, Liana Levi (2017).

Quadruppani auteur, un vrai régal

 

Serge Quadruppani abandonne (provisoirement ?) Simona Tavianello et l’Italie pour un roman survolté qui verra les abeilles, les choucas, un loup et un âne jouer un rôle capital : Loups solitaires.

QuadruppaniPourquoi Pierre Dhiboun, membre des forces spéciales françaises infiltré auprès de groupes islamistes au Mali revient-il tout d’un coup en France ? A-t-il été retourné ? Et que vient-il faire du côté du plateau des Millevaches  (pardon, Montagne Limousine) ? Quel rapport entretient-il avec la belle Jane, supposée spécialiste en comportement animal ? Et avec un chirurgien qui préfère s’occuper de ses poules que de retourner à l’hôpital ? Pourquoi des barbouzes tatoués sont-ils à ses trousses ?

Mais surtout, comment des choucas, des abeilles, un âne et un loup vont-ils intervenir là-dedans ? Pour le savoir, une seule chose à faire, lire Loups solitaires.

Première évidence à la lecture du dernier ouvrage de Serge Quadruppani : il a dû bien s’amuser à l’écrire. Corollaire, le lecteur s’amuse beaucoup à le lire.

L’auteur s’amuse avec les mots et les langues, interpelle le lecteur, joue avec ses nerfs, le laisse en plein suspense. Un vrai régal, un vrai feu d’artifice. Il s’autorise tous les excès, se permet de châtier de façon très imaginative et très jouissive les cons surarmés. Un vrai régal vous disais-je. Il n’épargne ni les élus locaux, installés à coups de petits avantages, ni les grands commis de l’état. Qu’est-ce que je disais ? Ah oui, un vrai régal.

Un vrai régal intelligent en plus, car il peut nous amener à réfléchir à pas mal de choses, de l’invasion de technologies de plus en plus agressives dans nos vies, à la place que nous accordons (de moins en moins) à la nature, en passant par la nécessité, enfin, de ne pas accepter tout et n’importe quoi au nom de notre sécurité, alors qu’il s’git surtout la sécurité des intérêts d’un tout petit groupe.

Un vrai régal, salutaire qui plus est. Convaincus ?

Serge Quadruppani / Loups solitaires, Métailié (2017).