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Encore un bon film

Sous la petite note consacrée à Sélection Officielle, un commentaire attentionné me conseillait d’aller voir El buen Patrón, de Fernando León de Aranoa, avec l’immense Javier Bardem.

Nous sommes dans l’entreprise Blanco, spécialisée dans les balances, tous types de balances, de la balance de précision à la balance à bestiaux. Blanco lui-même, le si bon patron, aime à répéter que ses employés sont ses enfants et que l’entreprise est une grande famille. Une grande famille dans une petite ville où Blanco fait la pluie et le beau temps, grâce à sa proximité avec le maire ou le patron du journal local.

Une belle famille qui se retrouve finaliste pour un prix décerné par la région. Mais une famille avec ses affaires de famille, un ouvrier licencié qui ne veut pas partir, une jeune stagiaire qui tape dans l’œil du patron, un numéro deux qui n’a plus la tête au travail … Et Blanco va devoir montrer à ceux qui en doutaient que « qui aime bien, châtie bien ». Le masque du bon patron, bon père de famille pourrait bien se lézarder.

Sans minimiser les seconds rôles qui sont tous excellents, le film repose entièrement sur les épaules, solides, d’un Javier Bardem absolument magistral. Charmeur, hypocrite, aussi creux que baratineur, on s’aperçoit peu à peu que non seulement il ne fait pas grand-chose dans sa boite si ce n’est de grands discours moralisateurs, mais qu’il peut aussi se transformer en un sacré fils de pute.

Le film dresse le portrait grinçant de la vie en entreprise paternaliste et de l’existence dans une petite ville de province. On rit beaucoup, même si le rire se fait parfois jaune. Et on ne peut qu’applaudir à la performance du maestro, et féliciter les autres acteurs qui arrivent à exister face à lui, ce qui n’est pas une mince affaire.

Compétition officielle

Il fait encore chaud, et sans doute pour un moment. Une idée pour trouver de la fraicheur et passer un bon moment ? Aller voir Compétition officielle des argentins Mariano Cohn et Gaston Duprat.

Un vieux et riche patron de boite pharmaceutique veut passer à la postérité pour autre chose que d’être vieux et riche. Et décide de financer un film. Il va acheter les droits d’un livre cher (qu’il n’a bien entendu pas lu), puis embaucher la réalisatrice la plus en vue du moment, mais pas la plus abordable ni la plus facile. Qui a son tour va prendre pour le film deux acteurs que tout oppose : Une star internationale, champion du box-office, des blockbusters et des récompenses, et le Maître intello reconnu pour ses théories sur le jeu d’acteur, adulé par « l’élite », inconnu du grand public qu’il dit mépriser. De quoi faire des étincelles.

Avec Penelope Cruz dans le rôle de la réalisatrice allumée, Antonio Banderas, la star au QI inversement proportionnel à l’ego, et l’acteur fétiche des réalisateurs, l’argentin Oscar Martinez, le Maître, tout aussi boursoufflé d’orgueil que la star. Tout est en place, il suffit de laisser faire …

Je ne connaissais pas ces réalisateurs, honte à moi, je vais essayer de voir leurs autres films. Et là ils font fort avec leur trio d’acteurs. On a l’impression qu’ils se sont tous beaucoup amusés, et ça fonctionne parfaitement avec le spectateur. Des acteurs moins talentueux seraient tombés dans le cabotinage pénible, avec ces trois-là c’est génial.

Les scènes d’anthologie se succèdent, chacun aura sa préférée, je n’en dévoilerai aucune, ce serait vraiment injuste pour vous, je vous laisse le plaisir de les découvrir. Tout le monde en prend pour son grade, du financier, aux trois caricatures d’artistes, et même les journalistes y auront droit. Et mine de rien, on perçoit ici ou là, que ce sont toujours les modestes employés moins prestigieux qui devront faire le sale boulot à la fin.

Vraiment, un excellent moment qu’il serait dommage de manquer.

Ombres et poussières

Fin du coup de mou grâce au retour de Rocco Schiavone dans  Ombres et poussières. Toujours sous la plume d’Antonio Manzini.

Rocco Schiavone est toujours en val d’Aoste, et toujours poursuivi par ses fantômes romains. Comme si ça ne suffisait pas, voilà des emmerdements de niveau 10 qui arrivent : le cadavre d’une transsexuelle est découvert, et sa hiérarchie décide de punir Rocco et de le confiner dans un petit bureau de type placard à balais.

Pour couronner le tout, un autre cadavre, inconnu, est trouvé pas loin de Rome. Un cadavre sur lequel on trouve un papier avec le numéro de téléphone de … Rocco. Tout va de mal en pis, et ce n’est pas ça qui va améliorer l’humeur déjà sombre de notre romain préféré. Alors gare à qui se trouve sur son chemin.

Que ça fait du bien de retrouver le sens de la formule et la dent dure de Rocco Schiavone. J’ai éclaté de rire plusieurs fois (et pourtant la période ne s’y prête guère). Rien que pour ça, qu’Antonio Manzini soit mille fois remercié. Mention spéciale aux deux couillons du service de son équipe (ceux qui connaissent las série savent de quoi je parle) et à une nouvelle chef de la scientifique pas piquée des hannetons.

Ce qui n’empêche pas la gravité et l’émotion dans un épisode qui, hors éclats de rire, est un des plus sombres de la série. Et c’est aussi une des grandes réussites de l’auteur d’arriver à nous faire passer aussi vite du rire aux larmes et à la colère. D’autant qu’il ne sacrifie jamais la vraisemblance et que ce ne sont pas toujours les « gentils » qui gagnent. Les puissants et arrogants ont malheureusement parfois le dernier mot, comme dans la réalité.

C’est juste, pertinent, émouvant, très drôle, vivement le prochain.

Antonio Manzini / Ombres et poussières, (Pulvis e umbra, 2017), Denoël (2022) traduit de l’italien par Samuel Sfez.

Chez Paradis

Si l’on compare à son roman précédent, Fin de siècle, Sébastien Gendron s’est un peu assagi avec Chez Paradis. Un assagissement tout relatif quand même.

Max Dodman est un sale con. Dans son garage du Causse, Chez Paradis, il martyrise son apprenti, insulte sa femme, magouille avec le maire, et de temps en temps il aime bien aller se castagner avec le premier qui lui tombe sous la main. Accessoirement, si ça se présente, il n’hésite pas à tuer. Comme des années plus tôt, quand il était convoyeur de fond, et avait tiré sur un petit jeune en mob qui avait eu le tort de passer à proximité d’un braquage ayant mal tourné.

Mais voilà, le petit jeune n’est pas mort, et des années plus tard Thomas Bonyard débarque Chez Paradis avec la ferme intention de se venger. Le problème, c’est qu’il va peut-être lui falloir faire la queue et prendre un ticket … Vous parlez d’un Paradis.

Jeu de massacre à tous les étages. La collection de sales cons est complète dans ce nouveau roman de Stéphane Gendron. Pas grand monde à sauver à part une ou deux victimes et un pauvre chien qui pourtant n’avais rien demandé à personne. Et pour reprendre le grand Audiard, il n’y a pas que les cons qui osent tout, Gendron aussi. On se dit parfois : « non il ne va pas faire ça ?! » Et bien oui, il le fait.

Ce qui étonne est que tout passe. Question de culot, d’énergie, d’une bonne dose d’humour, et ce sentiment qu’il arrive à faire passer, qu’il s’amuse tellement à écrire tout ça, que ce serait bête que le lecteur ne partage pas sa joie.

Rassurez-vous les cons, les ripoux et les salauds vont en prendre plein les dents, il y a aura certes quelques dommages collatéraux, mais vous allez passer un très bon moment.

Sébastien Gendron / Chez Paradis, Série Noire (2022).

L’autre femme

Un polar uruguayen, peut-on résister ? Non. Et ce serait d’ailleurs dommage tant L’autre femme de Mercedes Rosende est un vrai plaisir de lecture.

Ursula Lopez est traductrice et vit seule dans le vieux Montevideo. Et Ursula est grosse, elle se trouve obèse. Un jour un certain German l’appelle pour lui dire qu’ils ont enlevé son mari et qu’ils ne le lui rendront que contre rançon. Mais quel mari ? Ursula cherche et trouve une autre Ursula Lopez, une de ces femmes qui passent leur temps entre le salon et beauté et la salle de sport. Elle décide qu’il faut absolument qu’elle en retire un bénéfice.

Comme le roman de Gabrielle Massat, L’autre femme m’a accroché dès le premier chapitre. Un style vif, drôle, de l’humour grinçant, un vrai plaisir. Un plaisir qui va se confirmer tout au long de ce court roman.

Mercedes Rosende a trouvé la bonne longueur, les quelques 200 pages du roman lui permettent de garder le ton et le rythmes de son entame sans lasser (ce n’est pas donné à tout le monde). Cela donne un roman enlevé, qui nous fait visiter une ville peu connue des amateurs de polars, et porte un regard à la fois amusé mais jamais gratuitement méchant sur les dictats de la vie moderne, en particulier ceux qui s’adressent aux femmes. Les truands sont de vrais bras cassés et personne n’est vraiment épargné, mais ce n’est pas non plus un jeu de massacre.

Un joli plaisir de lecture.

Mercedes Rosende / L’autre femme, (Mujer equivocada, 2017), Quidam éditeur (2022) traduit de l’espagnol (Uruguay) par Marianne Millon.

Nueve quatro

Une jolie découverte pour moi, Nueve quatro de Nicolas Laquerrière.

Ratigny dans le 94. Henri, veuf, comptable à la retraite s’ennuie un peu dans son pavillon. Il boit du coca, entretient son diabète et râle après le monde entier. Brahim, le caïd commence à perdre la boule, mais il ne compte pas pour autant relâcher son emprise sur la ville. Soulaymane aurait voulait être policier, pour traquer les injustices, il se retrouve à aller effrayer des cloches pour récupérer des dettes.

Quand Clara, 17 ans, qui révise les maths toutes les semaines avec Henri ne vient pas et ne donne plus de nouvelles, celui-ci décide de se secouer et de partir à sa recherche. Il va découvrir qu’il ignore presque tout du quartier où il vit.

Un roman qui m’a fait éclater de rire dès les premières pages ne peut être que recommandable. Henri est un râleur de compétition, de mauvaise humeur permanente, mais avec la langue bien pendue :

« – Je vous aurais bien vu flic

Henri ricane. Lui flic ? Aux dernières nouvelles sa mère n’était pas pute, aucune chance qu’il soit flic. Ces fumiers. »

Ce n’est pas le polar de l’année, mais c’est bien pour moi une révélation, et j’ai vraiment beaucoup ri. L’auteur a un vrai sens de la formule, mais pas seulement. Il a aussi une énergie, une vitalité, et une originalité réjouissante quand il décrit les déambulations de son comptable au milieu des barres d’immeuble la nuit.

Tous les personnages sont bien construits, des figurants aux rôles principaux, l’histoire avance à grand pas, la résolution est surprenante, les scènes d’action réussies. Une découverte et un vrai plaisir.

Nicolas Laquerrière / Nueve quatro, Harper Collins (2022).

L’apparence du vivant

Une curiosité nous arrive de Belgique, L’apparence du vivant de Charlotte Bourlard.

La narratrice, jeune photographe, débarque chez les Martin, un couple qui tient un funérarium dans un quartier périphérique, en bord de canal à Liège. Elle vient pour photographier madame. Elle va sympathiser, se faire adopter et apprendre de sa bienfaitrice l’art de la taxidermie. Et tant pis si, pour s’entraîner, il faut bien que quelques chiens, chats et paumés disparaissent dans le quartier …

Attention, ce roman ne plaira pas à tout le monde. Il faut accepter le macabre, il faut accepter que l’humour et l’amour viennent se mêler intimement à la mort. Il faut accepter de prendre une certaine distance avec ce qui est raconté pour le prendre comme un de ces contes horrifiques que l’on lit quand on est gamin. Mais en plus explicite et plus actuel.

Si cela vous va, vous apprécierez une écriture d’une belle noirceur et l’humour très grinçant du récit, vous ressentirez l’amour de la narratrice pour la vieille dame qui l’a recueillie et qui lui a tout appris, vous apprécierez la beauté d’une vengeance. Je ne sais pas si cela vous servira tous les jours, mais vous y apprendrez aussi beaucoup de chose sur l’empaillage des êtres vivants.

Si vous décidez de vous en servir, comme la narratrice et madame, merci de me tenir au courant, je prendrai bien soin de ne jamais trop m’approcher de chez vous, comme j’éviterai soigneusement de croiser Charlotte Bourlard … Au cas où …

Charlotte Bourlard / L’apparence du vivant, Inculte (2022).

En attendant Dogo

Un maître pour ouvrir l’année à La Noire : Jean-Bernard Pouy dans En attendant Dogo.

Etienne, la trentaine, dilettante parisien, écrivain spécialisé dans les débuts de romans jamais terminés disparait du jour au lendemain. Ses parents sont anéantis, sa sœur Simone ne s’en remet pas et décide de le chercher puisque les flics ont abandonné. Dans une France en pleine explosion, où les régions et les villages se déclarent autonomes, où Guignol fout le bordel, où l’armée s’en prend à de prétendus terroristes anarchistes et où des élections sont organisées dans l’indifférence générale, Simone va fouiller dans ses souvenirs et dans les débuts de romans de son frère pour tenter de savoir ce qu’il lui est arrivé.

Commencer une année sinistre, une année l’élection qui plus est avec du Jean-Bernard Pouy, c’est plutôt une bonne idée. On verra si son anticipation d’une participation autour de 10% est si éloignée de la réalité que cela …

Comme toujours quand on lit ses romans, on se sent parfois très intelligent de comprendre ses références, et souvent très inculte face au puits de science littéraire et artistique du monsieur. Mais comme tout est dit avec légèreté et humour, on ne le prend pas mal. On se sent juste un peu con. Et on s’amuse beaucoup, comme on sent que s’est amusé l’auteur.

Tient une vanne à deux balles qui m’a bien fait rire :

« – Mon premier est une salade. Mon deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième également. Et mon tout est un écrivain anglais très important.

J’avais autre chose à penser.

– Je ne sais pas.

– Les huit scaroles. »

Bien entendu, sous ses dehors de blagueurs, tout cela est bien plus profond qu’il n’y parait, ça cause de responsabilité, de pouvoir, d’organisations politiques, de révoltes, de littérature, le tout en s’amusant, et mine de rien, l’intrigue qui parait au premier abord menée de façon dilettante se révèle solide et parfaitement cohérente. Que du bonheur.

Jean-Bernard Pouy / En attendant Dogo, La Noire (2022).

Pour ceux qui ont accès à Netflix

Pour se dérider en cette fin d’année sinistre, et pour ceux qui ont accès à Netflix, un petit conseil pour une comédie grinçante très réussie qui n’hésite pas à faire dans l’énorme : Don’t Look Up d’Adam McKay.

Par hasard, en surveillant le ciel, une thésarde au fin fond du Michigan découvre une nouvelle comète. Ce serait une excellente nouvelle si les calculs confirmés par son directeur de thèse ne concluaient pas qu’elle se dirige droit vers la Terre, et que sa masse en faisait une tueuse de planète. Calculs confirmés de nouveau par les spécialistes de la NASA. Il ne reste plus qu’un peu plus de six mois pour convaincre la Présidente que, si rien n’est fait, les élections de mi-mandat risquent de devenir un souci obsolète.

Mais que pèse la parole de scientifiques face aux ennuis pour faire valider une candidature à la cours suprême, la sortie du dernier Smartphone, ou la séparation de deux vedettes de la chanson ?

Non ce n’est pas un film catastrophe de plus où l’Amérique sauve le monde. C’est une satire, qui certes ne fait pas dans la subtilité, mais qui n’hésite pas à appuyer là où ça fait mal. Et bien entendu, toute ressemblance avec un monde connu est absolument le fait du plus pur hasard.

Une distribution d’enfer, souvent dans un contre emploi absolument réjouissant, des acteurs dont on sent qu’ils s’amusent au moins autant que les spectateurs, avec une mention spéciale à une Meryl Streep absolument extraordinaire en Trump au féminin et Mark Rylance génial en synthèse Jobs/Musk/Zuckerberg.

Et ils sont tous au diapason. On rit beaucoup, même si on rit un peu jaune. A voir donc.

Sur la route d’Aldébaran

Attraper un livre dans la collection Une heure lumière du Bélial, c’est l’assurance d’avoir un très bel objet dans les mains, et de passer un bon moment de lecture. Cela ne se dément pas avec Sur la route d’Aldébaran du très british Adrian Tchaikovski.

Depuis des lustres (durée à peu près équivalente au « certain temps » de Fernand Raynaud),  Gary Rendell, astronaute et pilote erre seul dans les Cryptes. Bien des années auparavant, un objet massif a été découvert au-delà de l’orbite de Pluton. Des sondes envoyées sur place ont révélé qu’il s’agissait d’un objet artificiel. C’est pour prendre contact et l’explorer que le Don Quichotte avait été envoyé avec à son bord la fine fleur de la science internationale.

Reste à savoir comment Gary s’est retrouvé seul, perdu dans les couloir d’un artefact que personne ne comprend.

Ce qui m’a tout de suite emballé dans cette novella, c’est l’humour, très british donc :

« J’étais aussi un des pilotes, bien que le pilotage spatial représente une de ces disciplines où l’on devrait sérieusement être accompagné d’un chien ; votre boulot consisterait à le nourrir, le sien serait de vous mordre si jamais vous touchez à n’importe quel équipement couteux. »

« Notre vaisseau s’appelait le Don Quichotte. Son nom avait fait l’objet d’un débat […] Cervantès l’avait emporté parce que personne ne détestait son héros et qu’aucun participant n’avait lu son livre. Franchement, nous avons eu de la chance de ne pas voyager à bord du Kermit. »

Un humour qui tourne parfois à l’humour plus noir, voire très noir, tant l’auteur s’amuse à plonger dans la SF horrifique. Il faut « entendre » Gary, qui est devenu complètement timbré, expliquer comment il dépèce tel monstre, ou se nourrit de tel cadavre. C’est archi référencé, dès les premières pages vous avez droit à Donjons et Dragons, le magicien d’Oz, la légende du hollandais volant et Docteur Folamour, et ce n’est qu’un début.

Ajoutons que le rythme ne faiblit jamais et que l’auteur maîtrise sa construction et son suspense à la perfection, avec aller-retours classiques et efficaces entre présent et passé pour finir par comprendre comment on en est arrivés là, et où on va.

Une perle, un bijou d’humour grinçant. Et puisque c’est la période, je ne saurais trop recommander cette superbe collection pour des cadeaux à des lecteurs exigeants mais n’ayant pas le temps de se plonger dans de gros pavés.

Adrian Tchaikovski / Sur la route d’Aldébaran, (Walking to Aldebaran, 2019), Le Bélial / Une heure lumière (2021) traduit de l’anglais par Henry-Luc Planchat.