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Un grand Deon Meyer

Surprise, Deon Meyer nous revient avec un roman qui n’a rien à voir avec tous ses précédents. Et c’est une grande réussite : L’année du lion.

MeyerUn virus a décimé 90 % de l’humanité. Dans une Afrique du Sud bien vide, Willem Storm et son jeune fils de 13 ans Nico cherchent un endroit où créer une communauté qui permettra à Willem de mettre en pratique ses idées humanistes.

Bien des années plus tard, Nico, formé à l’usage des armes par Domingo, raconte les trois premières années de la communauté d’Amanzi créée par son père. Ainsi que les circonstances de son assassinat, et la traque des tueurs qu’il a menée.

Qu’est-ce que ce bouquin fait du bien. Parce que ça faisait quand même un moment que le grand Deon Meyer ronronnait un peu. Après des débuts fracassants, dans les derniers je ne m’ennuyais jamais, mais je ne retrouvais pas l’enthousiasme du début.

Et là, avec ce changement de thématique, je le retrouve. Commençons par dézinguer la quatrième qui, avec une originalité confondante, évoque La route sous prétexte que c’est un roman post- apocalyptique et qu’il y a un père et son fils. Non, L’année du lion n’a rien, absolument rien à voir avec La route. Le point de départ de l’intrigue est le même : une catastrophe, un père et son fils, tout le reste n’a rien à voir. Et je ne fais pas ici de comparaison, ni en bien, ni en mal.

L’année du lion est, paradoxalement, autant une utopie qu’un récit post-apocalyptique. Car c’est bien à la reconstruction d’un monde bâti sur des bases plus saines, selon les convictions humanistes de Willem Storm que l’on assiste. Et comme Deon Meyer n’est pas naïf, cette construction se heurte à des très nombreuses résistances, dont la moindre est de résoudre des problèmes techniques.

Car dans ce monde post apocalyptique, tout n’a pas disparu, et surtout les connaissances persistent. Donc il est relativement facile de commencer à reconstruire des communautés. Mais il faut alors affronter l’avidité, le comportement charognard, ceux qui préfèrent prendre par la force ce qu’ils ne peuvent reconstruire, les religieux, les comportements individualistes … Il faut accepter de s’armer et de se défendre, voire d’attaquer.

Dit comme ça, ça fait un peu café du commerce, mais n’oublions pas que l’auteur est un grand conteur, et qu’il est ici au sommet de son art. Avec l’annonce, dès le départ, de l’assassinat du père, avec les regrets du fils (on saura pourquoi), avec son choix de raconter ces trois années comme des mémoires, il installe dès le début une tension qui va habiter le récit, faire tourner les pages toutes seules, et nous réserver, comme il sait si bien le faire, quelques beaux coups de théâtre.

Les scènes d’action sont, comme on s’en doute, particulièrement réussies, les personnages gagnent en épaisseur au fur et à mesure qu’on avance dans le récit, le suspense est parfaitement maîtrisé, l’idée de départ, classique, bien exploitée, et Deon Meyer s’y entend pour vous attraper dès la première page et ne plus vous lâcher jusqu’à la fin. Et mine de rien, vous ne pouvez vous empêcher de vous demander comment vous vous situez, par rapport à tel ou tel personnage, à telle ou telle réaction. Mais il faut lire le bouquin jusqu’à la dernière page pour comprendre complètement l’éventail de choix que propose l’auteur …

Un vrai plaisir intelligent, un roman à lire qui renouvelle son auteur.

Deon Meyer / L’année du lion (Koors, 2016), Seuil (2017), traduit de l’afrikaans et de l’anglais (Afrique du Sud) par Catherine du Toit et Marie-Caroline Aubert.

Un grand western chez 10×18

Je ne savais pas que 10×18 éditait des westerns. Avec La famille Winter de Clifford Jackman j’ai pris une très grosse claque.

JackmanGeorgie, 1864, en pleine guerre de sécession. Le général Sherman décide d’envoyer devant son armée qui vient de brûler Atlanta des prospecteurs et éclaireurs qui permettront aux soldats de se nourrir sur le terrain. Quand il confie un groupe au lieutenant Quentin Ross et à ses hommes il ne sait pas qu’il vient d’ouvrir la boite de Pandore.

La bande passe sous l’influence de Augustus Winter, jeune homme inflexible, meurtrier doué et n’obéissant à aucune règle. Pendant des années, ils vont semer la terreur et le sang du sud-est à Chicago, en passant par le Mexique et l’Arizona. Jusqu’à ce que la « civilisation » réduise peu à peu son territoire, comme elle a détruit celui des indiens et des bisons.

Quelle claque que ce western, quel souffle, quelle passion, un vrai bonheur. De l’aventure, des paysages grandioses, des événements en technicolor et grand écran, des personnages immenses, fous, excessifs en tout, des scènes d’action millimétrées, et en prime, une réflexion sur la responsabilité, la violence, le mal, individuels et collectifs. Le tout à une époque charnière où, peu à peu, les espaces de nature sauvage cèdent la place à une société de plus en plus maîtrisée (ce qui ne veut pas dire de moins en moins violente).

Comme le dit Augustus, qui n’est pas, loin s’en faut un enfant de cœur, en pensant à ce que la civilisation a fait à l’ouest américain et ses habitants : « J’ai regardé un homme civilisé tout seul. On ne peut comprendre un homme civilisé qu’en tant que partie d’un ensemble plus grand. Ils forment quelque chose quand on les considère tous ensemble. On prend un tas d’hommes gentils, civilisés, on les met ensemble, et on se retrouve avec quelque chose qui ressemble beaucoup à toi et moi. En plus méchant c’est tout. »

Ajoutez un vrai sens du récit, des moments d’anthologie (comme toute la période des élections truquées à Chicago et la violence qui en résulte), et vous avez un roman absolument inoubliable.

C’est un roman d’aventure, c’est un roman historique, c’est un western, c’est un grand roman noir, c’est un roman indispensable.

Clifford Jackman / La famille Winter (The Winter family, 2015), 10×18 (2017), traduit de l’anglais (Canada) par Dominique Fortier.

Jacky Schwartzmann, drôle et lucide

La collection Cadre noir au Seuil semble bien démarrer. Je suis passé à côté des premiers, je me rattrape avec Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann, excellent.

SchwartzmannFrançois Feldman a un nom juif, une tête d’arabe et a grandi dans la cité des Buers connue de tout Lyon et pas en bien. Un cocktail qui ne l’aide pas quand il va demander un prêt à sa conseillère financière, Juliane Bacardi, pour une nouvelle idée géniale qui va enfin le sortir de la mouise.

Comme on peut s’en douter, le rendez-vous tourne court et ses relations avec Connasse Bacardi comme il l’appelle ne sont pas prêtes de se réchauffer. Mais, car il y a un mais, sinon il n’y aurait pas d’histoire, un soir où il sort de rendre visiter à Saïd, le caïd des Buers, son ancien pote d’enfance, il tombe sur Juliane dans une merde noire. Une merde dans laquelle elle l’aspire, sans l’avoir voulu, et qui va les obliger à se planquer, des flics et surtout et plus grave, de la bande à Saïd. Et là, il va falloir vraiment faire équipe.

Caustique, vif et réjouissant. Et aussi instructif et juste. Et drôle. Un vrai régal qui agace un peu les dents, qui pique les yeux, qui réveille. Jacky Schwartmann mène son intrigue tambour battant, on ne s’ennuie pas une seconde, et il semble avoir pris le parti de Todd Robinson qui a dit en table ronde qu’il lit toujours ses textes à voix haute pour voir si ça sonne comme une conversation au bar. Au point que ses amis, quand ils le lisent, ont l’impression qu’il leur gueule dans l’oreille pendant trois heures.

Là c’est pareil. On entend François Feldman le narrateur, sa voix sonne parfaitement juste, ça vanne à tout bout de champ, même et surtout dans les situations les plus dramatiques. Personne n’est épargné, tout le monde en prend pour son grade, sans qu’il n’y ait, au fond, de véritable méchanceté, juste un regard acéré et très lucide sur les défauts et les préjugés des uns et des autres. Des banquiers, des nantis, des jeunes des cités, des profs, des flics, des algériens, des français …

Et mine de rien, sous l’acidité du propos, il les aime ses personnages, et il aime sa ville et son pays. Ce qui ne l’empêche pas de voir ses défauts. Qui aime bien châtie bien parait-il.

J’en reviens à mon début : Caustique, vif et réjouissant. Et aussi instructif et juste. Et drôle. Donc vous allez le lire.

Jacky Schwartzmann / Demain c’est loin, Seuil/Cadre noir (2017).

Ferraro de Milan, nouveau personnage culte.

J’avais déjà beaucoup aimé Le matériel du tueur de Gianni Biondillo, qui d’ailleurs avait gagné le prix Violeta Negra il y a quelques années. Et j’ai adoré, coup de cœur absolu, le dernier, Le charme des sirènes.

BiondilloSi vous avez lu Le matériel du tueur, vous vous souvenez sans doute de l’inspecteur Ferraro de Milan. Il mène une vie « tranquille », aussi tranquille que possible avec un chef arriviste, une fille ado, et des amis d’enfance dans le Quarto Oggiaro, le quartier … compliqué de Milan.

Elle va devenir beaucoup moins tranquille quand, bien contre son gré, il est affecté à l’enquête sur l’assassinat d’une top model pendant le grand défilé de mode de la gloire locale et internationale, Varaldi. Hargneux, décidé à haïr tout le monde, il déboule dans ce grand monde milanais comme un chien enragé.

Ailleurs, beaucoup plus au sud, Oreste dit Moustache, clodo depuis toujours décide de revenir mourir dans son quartier, le Quarto Oggiaro de Milan. Sur sa route il va rencontrer Aïcha, gamine échouée récemment sur une plage italienne à la recherche de son grand frère installé à Milan, et croiser la route d’un vrai sale con.

Et tout ce monde se retrouvera, peut-être, à Milan.

Comment dire à quel point je me suis régalé avec ce roman ? Dès le premier chapitre, la première scène, plusieurs éclats de rire. Si vous ne me croyez pas, entrez dans une librairie ou une bibliothèque, ouvrez le bouquin et lisez pourquoi il ne faut jamais réveiller Mimmo, l’Animal.

Et les éclats de rire vont se multiplier au fil des pages. Le regard de Ferraro (et de Biondillo bien sûr) sur le milieu, très artificiel de la mode est sans pitié, sans concession, mais également sans méchanceté gratuite. Il sait y voir la beauté, les souffrance, la fierté du travail  bien fait, la férocité des rapports humains, le ridicule et l’affectation, les préjugés (les siens en premier). C’est criant de vérité, et c’est l’illustration permanente de l’existence de deux villes de Milan qui ne se côtoient jamais, ou presque. Celle des riches et de l’ostentation, et celle de Mimmo, de Ferraro, des familles qui ne trouvent pas de logement, des quartiers où le racisme et l’extrême droite reprennent du poil de la bête.

Tout cela en nous faisant rire, en nous émouvant, avec des dialogues magnifiques, et un regard d’une justesse absolue. Ne serait-ce que pour les scènes entre Ferraro et sa fille, lisez le bouquin, j’ai eu l’impression que Biondillo était venu chez moi, sans que je m’en aperçoive, pour filmer puis retranscrire les discussions avec la mienne !

Certes j’avais deviné avant la dernière page le fin mot de l’histoire, mais ce n’est pas grave, pas grave du tout, tant jusqu’à la dernière ligne ce diable d’auteur m’a amusé, mais aussi ému profondément.

Pour résumer, c’est un livre drôle, émouvant, intelligent, pertinent et indispensable. Et si vous en avez l’occasion, ne ratez surtout pas l’occasion de rencontrer l’auteur, il est absolument extraordinaire à l’oral.

Gianni Biondillo / Le charme des sirènes (L’incanto delle sirene, 2015), Métailié (2017), traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

Quadruppani auteur, un vrai régal

 

Serge Quadruppani abandonne (provisoirement ?) Simona Tavianello et l’Italie pour un roman survolté qui verra les abeilles, les choucas, un loup et un âne jouer un rôle capital : Loups solitaires.

QuadruppaniPourquoi Pierre Dhiboun, membre des forces spéciales françaises infiltré auprès de groupes islamistes au Mali revient-il tout d’un coup en France ? A-t-il été retourné ? Et que vient-il faire du côté du plateau des Millevaches  (pardon, Montagne Limousine) ? Quel rapport entretient-il avec la belle Jane, supposée spécialiste en comportement animal ? Et avec un chirurgien qui préfère s’occuper de ses poules que de retourner à l’hôpital ? Pourquoi des barbouzes tatoués sont-ils à ses trousses ?

Mais surtout, comment des choucas, des abeilles, un âne et un loup vont-ils intervenir là-dedans ? Pour le savoir, une seule chose à faire, lire Loups solitaires.

Première évidence à la lecture du dernier ouvrage de Serge Quadruppani : il a dû bien s’amuser à l’écrire. Corollaire, le lecteur s’amuse beaucoup à le lire.

L’auteur s’amuse avec les mots et les langues, interpelle le lecteur, joue avec ses nerfs, le laisse en plein suspense. Un vrai régal, un vrai feu d’artifice. Il s’autorise tous les excès, se permet de châtier de façon très imaginative et très jouissive les cons surarmés. Un vrai régal vous disais-je. Il n’épargne ni les élus locaux, installés à coups de petits avantages, ni les grands commis de l’état. Qu’est-ce que je disais ? Ah oui, un vrai régal.

Un vrai régal intelligent en plus, car il peut nous amener à réfléchir à pas mal de choses, de l’invasion de technologies de plus en plus agressives dans nos vies, à la place que nous accordons (de moins en moins) à la nature, en passant par la nécessité, enfin, de ne pas accepter tout et n’importe quoi au nom de notre sécurité, alors qu’il s’git surtout la sécurité des intérêts d’un tout petit groupe.

Un vrai régal, salutaire qui plus est. Convaincus ?

Serge Quadruppani / Loups solitaires, Métailié (2017).

Toulouse Polars du Sud 9°

Affiche-TPS2017

Pour la 9° année, le week-end du 6 au 8 octobre sera noir à Toulouse avec le festival Toulouse Polars du Sud.

Dès mercredi dans les librairies, les médiathèques et les CE, sans compter les collèges et les lycées (mais là, ce n’est pas ouvert au public), vous pourrez rencontrer un peu plus d’une cinquantaine d’auteurs.

Je ne vous détaille pas tout le programme, vous avez tout là.

Sachez quand même, si vous suivez ce blog que vous pourrez discuter avec une belle collection d’auteurs dont vous avez entendu parler ici.

Cayre  Robinson  Varesi  doa

En vrac, et de façon non exhaustive, Todd Robinson et Sara Gran from US, Andrée Michaud la québécoise, notre invité fétiche l’argentin Carlos Salem, pour la première fois l’auteur péruvien Santiago Roncagliolo, les espagnols Agustin Martinez et Andreu Martin, une  belle brochette d’auteurs italiens qui seront présentés par une pointure : Carlo Lucarelli, Gianni Biondillo et Valerio Varesi présentés par Serge Quadruppani (dont le dernier roman sort juste à temps pour le festival), le roumain Bogdan Teodorescu

lucarelli  Salem  bondree.indd Roncagliolo

Sans oublier, bien entendu côté français, Hugues Pagan, Jean-Hugues Oppel, Claude Amoz, Maïté Bernard, Hervé le Corre, DOA, Hannelore Cayre, Philippe Huet, Cloé Medhi … Et bien d’autres.

sinnerPour les amateurs de BD en noir et blanc, une légende sera avec nous José Muñoz, dessinateur du mythique Alack Sinner créé avec son compère Carlos Sampayo.

Vous aurez aussi l’occasion de croiser quelques amateurs de polar que vous connaissez peut-être comme Yan de encore du noir, les docteurs du polar … ou ma pomme.

HasanPlus inhabituel, vous pourrez aussi y croiser une ancien Puma, ancien joueur du Stade Toulousain, chanteur lyrique, et président , cette année, du prix Violeta Negra : Omar Hasan, qui avec le jury a choisi cette année … Mais ça vous ne le saurez que samedi matin, lors de l’inauguration.

 

Bref une semaine bien dense, et un week-end de folie. On se voit au bar ?

Thomas H. Cook en Afrique

Après avoir longuement écrit sur les petites villes du sud des US, Thomas H. Cook voyage. C’est de nouveau le cas pour son dernier roman : Danser dans la poussière.

CookDans les années 90, Ray Campbell, jeune homme idéaliste, part un an au Lubanda (pays imaginaire mais malheureusement réaliste) d’Afrique. Plein de bonne volonté, il veut aider les habitants, alors qu’un nouveau président semble donner une direction humaniste à son pays.

Ray tombe désespérément amoureux de Martine Aubert, jeune fermière de lointaine origine belge mais lubandaise et profondément attachée à sa terre. Tout se passe en harmonie jusqu’à ce que la pression des rebelles du fou furieux Mafumi devienne trop forte, et que Martine Aubert, tout d’un coup, devienne le symbole de l’étrangère.

Vingt ans plus tard, Ray Campbell vit à New York mais n’a jamais pu oublier les événements dramatiques de cette année au Lubanda. L’assassinat de son ancien aide et interprète Seso à New York va l’obliger à revenir sur le passé, et même à retourner dans au Lubanda où Mafumi a été renversé, pour rencontrer le nouveau président. L’occasion de faire, enfin, toute la lumière sur ce qu’il s’est passé vingt ans plus tôt.

Vous aimez Thomas H. Cook ? Vous aimez son humanité, la tendresse et la lucidité de son regard sur ses personnages ? Vous aimez sa façon de nous mener en bateau, de faire monter le mystère, et de retourner son lecteur comme une crêpe à la fin ? Vous aimez l’intelligence de sa description des rapports humains ?

Alors pas de doute, ce nouveau roman est pour vous. Et si vous ne connaissez pas cet auteur (ce qui serait très surprenant si vous trainez par ici depuis quelque temps), précipitez-vous sur Danser dans la poussière, ou sur n’importe quel autre livre de l’auteur.

L’originalité ici vient de la réflexion sur l’aide bienveillante, mais pas forcément bienvenue de toutes les ONG qui viennent « sauver » l’Afrique. Une réflexion qui, comme toujours chez cet auteur brillant, pose plus de questions qu’elle n’amène de réponses, qui oblige le lecteur à poursuivre tout seul, une fois le livre refermé.

Ne croyez pas pour autant que les lubandais soient présentés comme de simples victimes de l’aveuglement de naïfs humanitaires. Non chez Thomas Cook tout est plus complexe, chacun a sa part de bêtise, de cupidité, d’aveuglement et de grandeur.

Et une fois de plus, l’auteur crée un personnage de femme fascinante, Martine Aubert, dont Ray tombe amoureux, et que le lecteur ne peut s’empêcher d’admirer.

J’ai juste un petit, tout petit reproche à faire à ce roman. J’ai lu beaucoup de Thomas H. Cook, et il utilise toujours le même procédé narratif, fait d’allusions et d’aller-retour entre présent et passé. Un procédé qui m’a longtemps surpris mais auquel cette fois j’étais préparé.

Ce qui ne m’empêche pas d’attendre le prochain avec impatience.

Thomas H. Cook / Danser dans la poussière (A dancer in the dust, 2014), Seuil/Cadre noir (2017), traduit de l’anglais (USA) par Philippe Loubat-Delranc.