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Hap et Leonard samouraïs

Yipeee, le retour de la castagne joyeuse ! Hap Collins et Leonard Pine du texan Joe R. Lansdale sont de retour dans Honky Tonk Samouraïs.

LansdaleComme le raconte Hap : « Je ne crois pas qu’on cherchait les ennuis, Leonard et moi. Ils nous sont juste tombés dessus. Ça commence souvent l’air de rien, un petit bidule se défait et se met à claquer, comme un boulon dévissé sur un manège de foire. Rien de grave au début, juste un boulon mal vissé qui claque, mais petit à petit le boulon finit par lâcher et est éjecté de son logement, le manège de foire grince et gémit, s’affaisse et s’écroule dans une bouillie chaotique de pièces déchiquetées, de métal tordu et de tas de chair humaine ensanglantée.

Ce récit débute au moment où le boulon a commencé à se détacher sur le manège de foire. »

Le boulon, cette fois, c’est juste un gros con qui tape sur son chien. Ça énerve nos deux amis qui lui expliquent à leur façon ce qu’ils pensent de son attitude. Comme le gros con a le malheur, en plus, de traiter Leonard de sale nègre, il finit avec quelques dents en moins et la face un peu refaite. La routine. Sauf qu’en face une mamie filme la scène et vient quelques jours plus tard mettre un marché dans leurs paluches : Soient ils l’aident à retrouver sa petite-fille disparue depuis cinq ans, soit elle envoie la vidéo à la police.

Et voilà comment le manège de foire commence à déconner.

Que dire de plus sur ce nouvel opus des aventures toujours hilarantes et émouvantes de Hap et Leonard ? On rit beaucoup, les dialogues sont toujours aussi drôles, il y a de la castagne, des personnages haut en couleur. Il y a des affreux bien affreux qui vont morfler, et cette fois Hap et Leonard vont récupérer des alliés assez inattendus. Et comme souvent dans la série, la scène d’ouverture est particulièrement réussie et vous mets d’emblée dans le bain.

On y visite toujours un Texas que l’auteur aime mais n’épargne pas, et au détour d’un dialogue, on sent tout le bien que pense l’auteur des bigots de toutes les chapelles. Et attendez-vous à quelques surprises, mais je n’en dirai pas plus, chut …

Bref un excellent Hap et Leonard.

Et devinez quoi, et oui, Joe R. Lansdale sera à Toulouse pour fêter les 10 ans de Toulouse Polars du Sud. Et j’aurai le plaisir et l’honneur d’animer une rencontre avec lui à la médiathèque de Montauban le vendredi soir. Plus d’infos bientôt.

Joe R. Lansdale / Honky Tonk Samouraïs (Honky Tonk Samourai, 2016), Denoël/Sueurs froides (2018), traduit de l’anglais (USA) par Frédéric Brument.

Trois jeunes sur un radeau

Si vous circulez sur les blogs polars (que ce soit unwalker ou encore du noir), vous savez déjà que Les enfants de l’eau noire de Joe R. Lansdale est un des romans à ne pas rater en cette rentrée. Je confirme.

LansdaleNous sommes dans l’East Texas cher à Lansdale, au début des années 30. May Linn, très jolie jeune fille rêve d’aller Hollywood et d’échapper à sa vie misérable. Elle n’ira jamais. Elle est retrouvée, assassinée dans la Sabine, la rivière locale. Ses trois amis, Sue Ellen et Terry, blancs et mal dans leurs familles, et Jinx, noire et mal dans l’East Texas raciste décident alors de la déterrer, de brûler son corps et d’aller répandre ses cendres en Californie.

Ils s’enfuient à bord d’un radeau, après avoir raflé un magot caché par le frère de May Linn. Mais sur la Sabine, les flots parfois agités et les serpents ne sont pas les seuls dangers qu’ils vont affronter : Le beau-père de Sue, un flic violent et pourri jusqu’à la moelle, et peut-être Skunk, psychopathe légendaire (mais certains y croient) qui vivrait dans les bois sont à leurs trousses.

Du très grand Lansdale, dans la lignée de son chef d’œuvre Les marécages (que vous allez bien entendu lire sur le champ si ce n’est déjà fait). Un peu comme une suite (même si cela n’en n’est pas une), avec des héros un peu plus âgés que ceux des marécages, plus âgés et donc plus enclins à la révolte, à l’indignation, et aux questionnements sur les rôles de leurs parents, sur leur liberté, et bien entendu, sur leur sexualité. A une époque et dans un lieu où elle se résume, comme le reste des rapports humains, à un rapport de force : les hommes blancs prennent ce qu’ils veulent, quand ils veulent, par la violence si nécessaire.

Mais ce n’est pas tout. Avec le talent de conteur qu’on lui connait, Lansdale mêle les contes populaires, l’Odyssée (c’est pas moi qui le dit, c’est lui) avec une pincée de Tom Sawyer. Et beaucoup de Joe R. Lansdale. Ses personnages hauts en couleur au verbe flamboyant (Jinx est assez enthousiasmante !), ses atmosphères oniriques, sa façon de décrire un clair de lune sur la rivière, son humour …

Et comme dans Les marécages, Joe Lansdale aime nous faire frémir, et nous adorons frémir grâce à la silhouette longtemps à peine entraperçue du monstre, Skunk …

On sourit, on s’indigne, on s’émeut, on se régale, et on lit le bouquin d’une traite, incapable de la lâcher une fois qu’on l’a ouvert.

Du très grand Joe R. Lansdale.

Joe R. Lansdale / Les enfants de l’eau noire (Edge of dark water, 2012), Denoël/Sueurs froides (2015), traduit de l’anglais (USA) par Bernard Blanc.

Le premier Hap et Leonard

C’est décidément la période des retours en arrière. Après le presque premier polar d’Elmore Leonard heureusement exhumé par Rivages et le court roman de De Cataldo, voici t’y pas que Denoël a l’excellente idée de traduire et publier, sous le doux titre de Les mécanos de Vénus, la première aventure de Hap et Leonard, les héros complètement givrés de Joe R. Lansdale.

LansdaleHap, blanc, plutôt démocrate et très hétéro et son meilleur (et seul ?) ami, Leonard, noir, républicain et très homo survivent en faisant des petits boulot dans l’est du Texas. Quand débarque Trudy, flamboyante, retour de flamme du passé hippie de Hap. Hap toujours un peu amoureux malgré les maintes fois où elle l’a laissé choir. Mais là elle vient pour affaire. Trudy n’a rien perdu de ses convictions des années 60 et, avec une bande de bras cassés, elle compte récupérer un magot mal acquis pour recommencer la lutte. Mais pour ça elle a besoin de Hap. Les deux compères acceptent et, bien entendu, rien ne va se passer comme prévu.

Intéressant de voir ce premier roman de la série. Venant, en France, après un Vanilla Ride ou un Diable Rouge, il montre comment Lansdale a évolué dans l’écriture de sa série.

Si l’humour et la castagne sont déjà présents dans ce premier volume, ils ne sont qu’un des éléments, alors qu’ils deviennent quasiment l’essentiel dans les derniers épisodes. Dans ses débuts l’auteur se montre un peu plus sage, et développe davantage les passés des personnages, revenant entre autres sur ces fameuses années soixante dont on peut deviner qu’elles l’ont marqué comme elles ont marqué Hap.

Attention, quand je dis « un peu plus sage », c’est par rapport à la suite, c’est déjà assez déjanté, et s’ils n’atteignent pas les sommets de grossièreté jouissives des volumes à venir, les dialogues entre les deux compères restent quand même assez éloignés du politiquement correct et de la discussion autour d’une tasse de thé …

A posteriori, et après avoir lu tous les épisodes traduits, je crois que le tournant a été pris avec Le mambo des deux ours, très violent, très sombre et en même temps d’une énergie et d’un humour fracassants.

A lire pour tous les amateurs d’une des séries les plus allumées et drôles du polar qui pourtant en compte quelques unes.

Joe R. Lansdale / Les mécanos de Vénus (Savage season, 1990), Denoël/Sueurs froides (2014), traduit de l’américain par Bernard Blanc.

Joe. R. Lansdale, Leonard et Hap sont de retour.

Il est un peu difficile de suivre les aventures éditoriales de Leonard Pine et Hap Collins, les deux glandus les plus drôles du polar mondial créés par l’américain Joe R. Lansdale. Heureusement, grâce aux blogs, j’avais eu vent de la sortie de Diable rouge, qui suit Vanilla Ride.

LansdalePour ceux qui ne connaissent pas les deux zozos, vous pouvez aller voir l’article cité en introduction.

Leonard et Hap se tiennent plutôt tranquilles, juste un petit tabassage de méchants pour le compte de Marvin, un ex flic devenu privé qui les fait bosser de temps à autre. Jusqu’à ce qu’ils soient contactés par une cliente dont le fils a été assassiné avec une amie alors qu’il faisait son footing. Les flics ont conclu qu’il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Mais la mère n’est pas convaincue. Et elle a peut-être raison. Car les jeunes gens fréquentaient une bande de cinglés se prenant pour des vampires. Et sur place on a trouvé une étrange signature, une tête de diable peinte en rouge …

Avant d’aller plus loin. Si vous ne supportez pas de lire les mots « bite » ou « burnes », si l’humour scato et sexuel vous fait tordre le nez, laissez tomber ce papier, et surtout n’ouvrez pas le bouquin. Ceux qui connaissent savent de quoi je parle. Leonard et Hap sont très grossiers, ne reculent devant rien, absolument rien … et moi ça me fait beaucoup rire.

Un bon cru, avec un Hap Collins qui vit mal son vieillissement, qui doute de plus en plus de ce qu’il fait, se pose beaucoup de questions et déprime même sacrément … Un sacré portrait de l’East Texas, et, mine de rien, sous le nez rouge, de très belles pages sur l’amitié et la fidélité.

Mais on rigole quand même n’ayez pas peur, et Lansdale ne se prend jamais au sérieux, pas plus que ses personnages. Les fans de Sherlock Holmes y trouveront un hommage à leur héros, un hommage un peu décalé, ça reste du Lansdale, et je ne résiste pas à vous donner une idée du style, pour ceux qui ne connaissent pas (et je fais attention, je reste dans le très très correct) :

L’automne vue par un poète romantique :

« Les sanglots longs / Des violons / De l’automne / Blessent mon cœur / D’une langueur / Monotone. »

La même saison vue par Lansdale :

« Tandis qu’on humait l’odeur d’urine dans la fraicheur automnale, des fleurs fanées virevoltaient dans l’air et tombaient sur le sol avec un craquement sec – comme quand on marche sur des sacs en papier ou qu’on fracasse le genou d’un gros con avec une batte de base-ball ».

En fait, j’aime les deux.

Joe R. Lansdale / Diable rouge (Devil red, 2011), Denoël/Sueurs froides (2013), traduit de l’américain par Bernard Blanc.

Un Lansdale, pour le plaisir.

Fidèle à mes principes, après une semi-déception, hop, retour vers une valeur sure. J’avais raté La vierge de cuir de Joe R. Lansdale lors de sa sortie en grand format. Je me rattrape donc avec sa réédition chez folio.

Retour d’Irak difficile pour Cason Statler. Il a perdu son boulot de journaliste à Houston, son ancienne copine l’a largué, et les souvenirs de ce qu’il a vu (et fait) en Irak ne le laissent guère dormir. Du coup, il picole une peu plus que de raison.

Décidé de repartir à zéro, il accepte un poste de chroniqueur dans le journal de sa ville natale Camp Rapture à l’est du Texas. Pour bien commencer, il choisit d’écrire une série d’articles sur la disparition, six mois auparavant, de Caroline Allison. Cette jeune étudiante en histoire à la beauté renversante s’est littéralement évanouie un soir et, étrangement, peu de gens semblaient la connaître réellement. Cason ne se doute pas que son enquête va mettre le feu aux poudres dans une ville qui n’est peut-être pas si calme qu’il n’y paraît.

Autant le dire tout de suite, ce n’est pas le meilleur Lansdale. La description de l’est du Texas présent dans tous ses romans, y est moins fouillée, plus superficielle, même s’il rend bien les tensions religieuses et raciales en arrière plan. On tremble moins pour les personnages que dans Les marécages ou Du sang dans la sciure (auquel il est d’ailleurs fait référence, brièvement) …

Mais c’est quand même un Lansdale, avec le minimum garanti à savoir : des dialogues jubilatoires, une histoire qui tient la route, de belles scènes de castagne, de l’humour, de la noirceur, des méchants vraiment méchants … Et donc, comme toujours, on ne s’ennuie pas une seconde.

Parmi les bonus de cet opus (joli non ?), le personnage de Booger, psychopathe incontrôlable, ami improbable de Cason qui vient mettre un peu de sel et d’action dans le deuxième partie du roman. Un personnage style Bubba, de chez Lehane, du genre qu’il vaut mieux avoir pour ami, même s’il peut se révéler un ami embarrassant.

Bref, un excellent moment de lecture, comme toujours avec cet auteur.

Joe R. Lansdale / La vierge de cuir (Leather maiden, 2008), Folio policier (2011), traduit de l’américain par Bernard Blanc.

Hap et Leonard, le retour.

Après la densité et l’érudition de dernier roman de José Manuel Fajardo, un peu de détente était bienvenue. Ca tombait bien, j’avais récupéré, à ma grande joie, le dernier Joe R. Lansdale, Vanilla Ride, et pour que mon bonheur soit parfait, ce roman est le dernier de la série Hap et Leonard.

Au cas, très improbable, où vous ne connaîtriez pas encore ces deux zigues, une présentation rapide. Hap et Leonard sont deux branleurs texans, amis fidèles, grands castagneurs devant l’éternel. Ils vivent de petits boulots et se mettent régulièrement dans des situations merdiques, voire très merdiques. Complétons en disant que Hap est blanc, hétéro (et en ménage avec une bombe rousse répondant au nom de Brett), et plutôt démocrate, et que Leonard est noir, homo et plutôt républicain. Finissons en disant que le moindre échange verbal entre Leonard, Hap et Brett fait exploser n’importe quel détecteur de grossièretés scatologiques, même le moins sensible.

Hap et Leonard sont plutôt peinards depuis quelques temps : « Ca faisait un bout de temps qu’on ne m’avait pas tiré dessus, et personne non plus ne m’avait cogné la tête depuis au moins un mois ou deux. ». Ils acceptent d’aider un ami, ancien flic à la retraite, à récupérer sa petite fille qui vit avec un dealer qui la bat. Une bonne baston plus tard, la gamine a rejoint le giron familial. Mais, car il y a un mais … En tabassant les nuisibles Hap et Leonard se sont mis à dos un bande de méchants très méchants, et très rancuniers, et se retrouvent donc avec une bande de tueurs aux trousses, et dans le collimateur du FBI. Fini la tranquillité, le rodéo va pouvoir commencer.

Enfin, ils sont de retour ! J’étais en manque de poésie et de délicatesse, grâce ce nouvel épisode des aventures des deux héros les plus … Les plus quoi ? Incorrects ? orduriers ? drôle ? scatologiques ? du polar mondial.

Eclats de rires, bastons titanesques, suspense garantis. En creux, le portrait d’une Amérique rurale, raciste, inégalitaire, violente, injuste, obscurantiste … Mais une Amérique que l’auteur aime de toute évidence.

Un petit exemple de dialogue entre les deux zozos, qui discutent de deux FBI men qu’ils  viennent de subir :

« – Tu sais ce qui est Zarb avec la momie et son pote, c’est qu’ils s’imaginent qu’on devrait les croire juste parce qu’ils bossent pour le gouvernement.

– C’est comme le religion dis-je. Le FBI, c’est une question de foi, ça ne se discute pas.

– Eh ben, c’est débile.

– J’ai dit que c’était comme la religion non ?

– Oh ouais, d’accord. »

C’est aussi pour ça que je les aime ! Bref, un vrai moment de détente intelligente (si si, intelligente) et drôle.

Joe R. Lansdale / Vanilla Ride (Vanilla Ride, 2009), Outside/Thriller (2010), traduit de l’américain par Bernard Blanc.

Texas, par Joe. R. Lansdale

« L’après-midi où il plut des grenouilles, des perches et des vairons, Sunset découvrit qu’elle pouvait se prendre une raclée digne de celle de Jack Trois-Doigts.» Un roman qui débute comme ça ne peut que sortir du lot. Ou décevoir. Une fois de plus Joe R. Lansdale, un des auteurs les plus singuliers du polar américain (bien moins formaté que ses détracteurs veulent bien le dire), nous offre avec Du sang dans la sciure un mélange très réussi de sang, de sueur et d’humour.

Nous sommes, comme toujours chez Lansdale, dans l’est du Texas. Dans les années 30, en pleine dépression, la situation n’y est tendre ni pour les noirs, ni pour les femmes. A vrai dire, elle est dure pour tout le monde. Pete Jones, constable brutal de la petite ville de Tyler, se croit tout permis, tout particulièrement avec sa femme. Il la bat une fois de trop et Sunset, qui ne supporte plus sa violence et ses viols, l’abat. Etrangement, sa belle mère, principale actionnaire de la scierie qui fait vivre la ville, prend sa défense, et lui confie le poste de Constable. Quelques jours plus tard, elle découvre dans le champ du seul propriétaire noir de la région le cadavre d’une femme. Il va alors lui falloir s’imposer, envers et contre tous ceux qui trouvent anormal qu’une femme porte une arme et leur fasse respecter la loi. Une affaire d’autant plus difficile qu’elle va bientôt s’apercevoir que de gros intérêts sont en jeu.

Du sang dans la sciure étant un polar de Lansdale se déroulant dans les années 30 au Texas, on compare forcément à son chef-d’œuvre, Les marécages. Et oui, ce n’est pas aussi génial. Mais c’est tout de même un très très bon polar, et un grand Lansdale.

Sunset est un personnage magnifique, belle, rebelle, indépendante, mais également faible parfois, doutant à par moment. Aussi flamboyante que son nom. Les seconds rôles sont tout aussi réussis, de la belle-mère, une maîtresse femme, au séducteur inquiétant, en passant par le père sur le retour qui réserve quelques surprises, le colosse noir grande gueule, et surtout, surtout, chez les méchants, un croquemitaine délicieusement effrayant. Avec de tels personnages et le talent de Lansdale pour tricoter une histoire, faire fuser les dialogues, et mettre en scène des castagnes homériques, le bouquin est déjà un vrai bonheur.

Comme s’y ajoute la description humaniste et émouvante de ces épouvantables années 30, avec leur cortège de misères, de préjugés, de violence acceptée vis-à-vis des pauvres, des noirs, des femmes … Et la mise en scène spectaculaire et très a propos de phénomènes naturels impressionnants qui viennent souligner et ponctuer l’histoire, on a là un excellent roman noir, très sombre, rehaussé de quelques traits d’humour propres à l’auteur.

Seule restriction, le travail trop rapide de l’éditeur qui laissé passer de très nombreuses fautes de typo et de ponctuation (espaces en trop, ponctuations de dialogues manquantes …).

Joe R. Lansdale / Du sang dans la sciure (Sunset and Sawdust, 2004) Editions du Rocher / Thriller, (2008), traduction de l’anglais (USA) par Bernard Blanc