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Zack II

Mons Kallentoft et Markus Lutteman font dans le titre court. Après Zack, voici Leon.

kallentoftL’inspecteur Zack Herry, toujours en lutte contre ses démons est appelé quand le pilote d’un drone découvre, au sommet d’une tour d’usine promise à la démolition, le corps d’un adolescent. Quelques jours plus tard les flics de la brigade criminelle reçoivent un lien vers une vidéo où on voit le gamin en cage, terrorisé. La vidéo s’achève sur la mise à mort du gosse, lacéré par un homme portant une peau de lion.

Alors que tout le monde est à la recherche de l’identité de la victime, et de celle du bourreau, un autre adolescent est enlevé …

A propos de Zack j’évoquais une série B bien fichue, distrayante, ni plus ni moins. Je ne vois pas trop quoi dire de plus à propos de ce deuxième volet des enquêtes mouvementées de Zack Herry.

Les auteurs ont un vrai savoir-faire, ils attrapent le lecteur et lui font tourner les pages, et même passer sur quelques petites incohérences et ficelles jusqu’à ce que, la dernière page tournée, on repense à tête reposée à ce qu’on a lu. C’est agréable, on passe un bon moment, un peu comme quand on regarde un James Bond avec un vrai méchant bien horrible, mais ça ne marque pas et c’est presque aussi vite oublié que lu.

La fin laisse la porte entrouverte pour la conclusion de ce qui est annoncé comme une trilogie, que je lirai sans aucun doute avec plaisir, mais sans en attendre de miracle. Juste pour me divertir.

Mons Kallentoft et Markus Lutteman / Leon (Leon, 2015), Série Noire (2017), traduit du suédois par Hélène Hervieu.

Une bonne série B suédoise

Deux nouveaux venus à la série noire pour le prix d’un : Zack est écrit à quatre mains par les suédois Mons Kallentoft et Markus Lutteman.

KallentoftZack Herry fait depuis peu partie d’une unité spéciale de la police de Stockholm en charge des crimes graves. Jeune, tête brûlée, il travaille souvent seul, avec des méthodes discutables. Quand les corps massacrés de quatre femmes d’origine thaïlandaise sont retrouvés dans l’appartement qu’elles partagent, c’est naturellement à son unité que revient l’affaire.

Entre les soirées mouvementées avec son ami d’enfance qui est devenu dealer, et le stress et la pression de l’enquête qui va se révéler particulièrement éprouvante, la vie de Zack devient vite chaotique.

Il va être difficile de broder beaucoup sur ce roman. Qu’en dire ? C’est du travail bien fait. On passe un bon moment. Et ce sera sans doute oublié dans pas très longtemps.

Je ne sais pas si les auteurs se réclament d’une quelconque influence, dans tous les cas ils font plutôt penser à du Jo Nesbo qu’à du Indridason ou du Mankell : policier borderline, avec de lourds traumatismes et des adversaires abominables, et une action qui sait aller à toute vitesse.

Après n’est pas Jo Nesbo qui veut. Zack n’a pas la profondeur, la puissance d’accroche ou l’empathie des meilleurs Harry Hole. L’écriture est distrayante, sans vous embarquer complètement et vous prendre aux tripes.

Reste un bon polar, bien construit, une bonne série B, qu’on lit avec plaisir et intérêt, ce qui n’est déjà pas mal. Voilà, je vous avais averti, c’est court et je ne vois pas quoi en dire de plus.

Mons Kallentoft et Markus Lutteman / Zack (Zack, 2014), Série Noire (2016), traduit du suédois par Frédéric Fourreau.