Archives du mot-clé McCoy

L’enfant de février

J’avais aimé le début de la série d’Alan Parks, Janvier noir. J’aime aussi la suite L’enfant de février qui confirme le talent de l’auteur.

ParksAprès l’affaire de Janvier noir, McCoy a eu trois semaines de congé. Il vient à peine de rentrer quand le corps d’un des joueurs vedette du Celtic est retrouvé sur le toit d’un immeuble en construction. Il a été torturé avant d’être abattu. McCoy, son mentor Murray, et le jeune Wattie sont sur l’affaire qui devient très vite sensible quand ils apprennent que le jeune homme était fiancé avec Ellen Scobie, fille de Jake Scobie, le plus gros trafiquant de Glasgow. Et que Connolly, le tueur attitré de Jake était fou amoureux d’Ellen.

Alors que Jake et Ellen, protégés par leur argent et les meilleurs avocats de la ville sont intouchables, McCoy voit son passé le rattraper. Un passé qu’il a en commun avec Stevie Cooper, maquereau, qui a de l’ambition et vise le trône de Scobie.

A ce rythme on n’est pas près de voir le printemps à Glasgow. Il faut dire que le froid, la pluie, voire la neige et le vent vont bien aux histoires très sombres que nous raconte Alan Parks.

On retrouve ici les qualités du premier volume. Personnages très hardboiled et attachants, à commencer par McCoy qui prend de l’épaisseur et dont on découvre un peu plus le passé. Une fois de plus, ce n’est pas la résolution du mystère qui compte ici, le lecteur et les flics savent très vite à qui ils ont affaire, mais la peinture de la ville de Glasgow, et d’une partie de la société écossaise de ces années 70, avec ses pubs, son hypocrisie, la saloperie qui se cache derrière certaines façades très comme il faut, et plus légèrement, le rock en fond sonore, et les rivalités entre supporters des différents clubs de foot.

La série s’installe, belle et sombre, il ne reste plus qu’à attendre le suivant.

Alan Parks / L’enfant de février, (February’s son, 2019), Rivages/Noir (2020) traduit de l’anglais par (Ecosse) Olivier Deparis.