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Sugar run

Une nouvelle auteur, les Appalaches, une bonne façon d’attaquer 2020 ? Ben pas pour moi, je n’ai pas du tout accroché à Sugar run de Mesha Maren.

MarenJodi McCarty sort de prison à 35 ans. Elle y était rentrée à 17 ans. Au moment de retourner chez elle, dans les Appalaches où elle veut s’installer sur le terrain de sa grand-mère décédée pendant sa captivité elle croise la route de Miranda et de ses trois fils. C’est le coup de foudre entre les deux jeunes femmes qui vont essayer de refaire leur vie à la campagne. Mais le passé n’est jamais loin et rien ne se passera comme prévu.

« c’est l’alliance parfaite d’une intrigue rythmée et d’une écriture magnifique » lit-on en quatrième de couverture. Pourquoi pas, mais il faudrait quand même avertir le lecteur pour lui signaler que le rythme de l’intrigue est plus à chercher du côté de la ballade sous antidépresseurs que du rock endiablé. Parce que c’est lent, très lent.

Je n’ai pas encore vu de chroniques sur la toile, mais j’avoue que je me suis ennuyé, et pire, que plus j’avançais, plus je m’ennuyais, au point de survoler rapidement pas mal de paragraphes pour essayer d’arriver au bout et de voir comment ça allait terminer.

Je n’ai accroché à aucun des personnages, le semblant de suspense créé par les flashbacks pour découvrir ce qui a envoyé Jodi en prison ne m’a pas intrigué, et je n’ai pas compris la psychologie des différents personnages.

Dommage certaines thématiques me semblaient prometteuses, comme le pillage de cette région et sa destruction par la recherche de gaz de schiste, le rejet de l’homosexualité, la difficulté de refaire sa vie. J’attendais de plus belles pages sur la nature ou des personnages secondaires plus fouillés. Je ne l’ai pas eu. Raté donc pour moi, malgré les prix que semble avoir reçus cette auteur chez elle.

J’attends de voir si d’autres lecteurs ont trouvé ce qui a donné envie aux éditions Gallmeister de traduire ce roman.

Mesha Maren / Sugar Run (Sugar run, 2018), Gallmeister (2020), traduit de l’anglais (USA) par Juliana Nivelt.