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Neil Gaiman et les dieux vikings

C’est déjà un peu les vacances pour les lectures, plus rien de nouveau en attendant la rentrée de janvier, je me suis donc octroyé quelques récréations. En commençant par La mythologie viking du grand Neil Gaiman.

GaimanComment a commencé le monde et comment finira-t-il ? Comment Thor a-t-il eu son fameux marteau ? Quelle sont les relations entre Loki et le reste des Dieux nordiques ? Et beaucoup d’autres questions que vous vous posez … Ou pas. Une quinzaine de nouvelles réécrites par l’auteur anglais Neil Gaiman répondront en reprenant le folklore du nord de l’Europe.

Tout amateur de Neil Gaiman (et j’espère qu’il y en a beaucoup ici), sait forcément combien il est passé maître dans l’art de reprendre à son compte les récits mythologiques. American gods bien entendu, mais également Anansi Boys, ou les apparitions de différents dieux, dont Odin dans la série Sandman, entre autres.

On n’est donc pas étonné de le voir ici rendre un bel hommage à ceux qui l’ont sans doute le plus inspiré. Comme il l’explique lui-même, sa passion remonte à son enfance et aux Comics mettant en scène Thor. Un peu bourrin, certes, mais heureusement il y a Loki, sans doute son préféré, car comme il le dit « Loki rend le monde plus intéressant, mais moins sûr. »

Il le fait d’une façon peut-être un peu inattendue, en s’effaçant derrière les légendes d’origine, sans « faire du Neil Gaiman ». On peut le regretter ou l’apprécier. Pour ma part, j’ai bien aimé cette plongée en enfance, quand je lisais les « contes et légendes de … ». Ces récits éclairent d’un jour nouveau certains épisodes de ses romans ou du génial Sandman et à ce titre ravissent le fan inconditionnel que je suis.

Et ça m’a permis de patienter, en attendant un prochain grand roman.

Neil Gaiman / La mythologie viking (North mythology, 2017), Au Diable Vauvert (2017), traduit de l’anglais par Patrick Marcel.

Un nouveau Sandman

Je pensais la série Sandman de Neil Gaiman terminée, et là, cadeau de Noël, un tout nouvel épisode : Ouverture.

Ce nouvel ouvrage se situe avant le premier de la série originale. Il se termine par la capture de Sandman, épuisé, qui revient d’une quête qui va le mettre en relation avec son père et sa mère, le voir affronter une étoile folle et tenter d’empêcher la disparition de l’univers.

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Pour une fois, je ne vais pas insister sur le scénario du génial Neil Gaiman. Car je dois avouer que, pour la première fois j’ai eu un peu de mal à suivre et que je ne suis pas certain d’avoir saisi tous les tenants et aboutissants de cette quête de Dream. Alors que dans toute la série j’ai toujours été scotché par l’art du maître et l’incroyable facilité avec laquelle il tisse ses histoires, mêle mythes, personnages historiques et inventions propres, cette fois certains passages m’ont laissé perplexe.

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Mais, car il y a un mais, cette BD est époustouflante de beauté. Toutes les pages, sans exception sont hallucinantes. Explosions de couleurs, noirs et blancs magnifiques, montages et cadrages toujours changeants et somptueux. On peut ouvrir la BD n’importe où, faire quasiment abstraction du texte (dont même la mise en bulle est magnifique) et se régaler.

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Un cadeau de Noël superbe, même pour qui n’est pas forcément fan de la série. Indispensable pour les fans. Seule restriction, ce n’est pas forcément par ce numéro qu’on entre le plus facilement dans cet univers fabuleux.

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Neil Gaiman (scénario), J.H. Williams (dessin), Dave Stewart (couleur)/ Sandman : Ouverture (Sandman : Overture, 2013-2015), Vertigo/Urban comics (2016), traduit de l’anglais par Patrick Marcel.

 

Sandman

Le dernier roman de Neil Gaiman, la fatigue de fin d’année, l’envie de faire une pause … Tout ça m’a fait me tourner vers la partie BD de ma bibliothèque, pour m’apercevoir que cela faisait un moment que je n’avais pas feuilleté les Sandman. Résultat : Quelques heures de lectures pour un œuvre magistrale de plusieurs centaines de pages, 11 volumes, deux histoires supplémentaires un peu à part … Si vous cherchez encore un cadeau de Noël ou pour quelqu’un que vous aimez vraiment beaucoup j’ai la solution.

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Ils sont 7 éternels :

Destiny : l’ainé, le moins drôle. Il a finalement un rôle assez faible dans les histoires

Dream : alias Sandman, alias Morphée, alias le Seigneur du rêve, alias … Pas particulièrement sympathique même si c’est lui que l’on suit le plus. Arrogant, souvent froid, parfois vindicatif, il ne devrait pas nous sembler très sympathique et pourtant … Ah, très important, Dream est Responsable, très Responsable. Il faut dire que tout ce qui touche au Rêve est sous sa Responsabilité.

Despair : atroce, horrible … Elle aussi (comme Destiny) a un rôle assez marginal.

Delirium : autrefois Delight, la petite dernière, celle qui souffre de la disparition du grand frère, le n°7 qu’on ne découvrira que tardivement dans la série (et donc je ne vous dirai pas qui c’est). Avec elle c’est donc la folie qui rentre en scène, un vent rafraichissant et touchant de folie. Elle arrive même à émouvoir Sandman.

Desire : homme et femme, insupportable, totalement égocentrique. Il/Elle est en conflit larvé avec Dream, et c’est il/elle qui lui pourrit souvent la vie, en particulier la vie affective.

Sandman 03Death : paradoxalement l’éternel la plus sympathique et de loin (avec le n°7 brièvement aperçu). Belle, joyeuse, c’est elle qui se préoccupe de plus de nous autres, pauvres mortels (et pour cause !). Si Sandman s’occupe de nous, c’est parce qu’il a le sens des responsabilités, Death, elle, nous aime. Elle est aussi la seule que Dream semble écouter, celle auprès de qui il va parfois chercher conseils et consolation.

Et puis il y a tous les autres, croisés un peu ou beaucoup … Orphée, les Furies, Lucifer (superbe pianiste de bar, vous verrez), Caïn et Abel (très drôles), une version revendicatrice (quasi syndicaliste) de Mr Jack, une multitudes de Dieux tout droit échappés de American Gods (Loki, Thor et les autres), quelques archanges qui n’ont pas l’air de rigoler tous les jours, un centaure, une sorcière, Shakespeare, des lutins, des fées (pas toujours brillantes, parfois très émouvantes) …

Et puis il y a nous. Des gens qui vivent, rêvent, chantent, pleurent, meurent, luttent, aiment, souffrent … des gens qui ne comprennent pas pourquoi ils font des rêves aussi « réels », des gens qui ont des aventures étonnantes, qui croisent des tueurs en série, des clochards, des vieilles dames excentriques, qui tombent amoureux, qui trahissent, qui sont parfois embarqués dans des histoires qui les dépassent …

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D’un épisode à l’autre les dessinateurs changent, les têtes des éternels aussi. Ce qui ne change pas c’est le talent de Neil Gaiman pour emmêler ces destins, ces histories, petites et grandes, réelles et fantasmées. Il jongle avec les lieux, les époques, les mythes et l’Histoire, reprend un personnage à peine entraperçu, lui donne de la chair, le place, l’espace d’un épisode, au centre de l’histoire … On le retrouvera plus tard, plus ou moins important, mais toujours là.

On sourit, on s’émeut, on se passionne, puis on se met à chercher sur internet, ou dans une encyclopédie qui est ce personnages mythologiques ou réels. On s’intéresse aux Euménides, à Songe d’une nuit d’été, à Loki ou à Orphée.

C’est intelligent, cultivé, passionnant, humain, poétique, mythologique, enfin, c’est indispensable. Convaincus  ?

Immense Neil Gaiman

Un nouveau roman de Neil Gaiman ! C’est Noël avant l’heure. Et c’est toujours aussi bon. C’est L’océan au bout du chemin.

Gaiman OceanDe retour dans son village d’enfance pour un enterrement, un homme se retrouve, sans le vouloir, sur les lieux même de son enfance. Assis au bord d’une mare qui est un océan, tout lui revient : Il avait sept ans, un homme qui logeait chez eux s’était suicidé, et il avait fait connaissance de Lettie, onze ans, de sa mère et de sa grand-mère, les Hempstock.

Trois femmes qui vont l’aider à faire face à d’étranges événements qu’un enfant de sept ans, rêveur et grand lecteur ne peut affronter seul …

Neil Gaiman est un grand, un très grand. Que ce soit dans les BD dont il est scénariste, ou dans ses romans, il est très fort pour imaginer des mondes à la fois très proches de notre quotidien et pleins de fantaisie. On est à la fois dans notre monde, et dans un univers complètement décalé. On est un adulte d’aujourd’hui et l’enfant qu’on a été pour qui le merveilleux (qui peut être absolument horrible) est réel et tangible. Ce n’est pas un hasard s’il a écrit la série Sandman dont le héros est Dream, maître du rêve.

Il est grand parce qu’il arrive à nous faire ressentir cette proximité du rêve, ou du cauchemar, sans jamais tomber dans des discours mystico-philosophico-pompiers. Le rêve, le cauchemar, les autres mondes sont. Pas besoin d’expliquer, l’histoire et les personnages se suffisent à eux-mêmes.

Et nous revoilà, le temps d’une histoire, redevenus gamins, morts de peur dans le noir où grouillent des choses, complètement indignés par l’injustice, totalement confiants dans notre ami, entièrement concentrés sur la dégustation d’une crème bien épaisse ou une pomme de terre dorée à point. Impliqués à 100 % dans tout ça, sans calcul, sans arrière pensée.

On s’immerge complètement dans cette histoire, on vibre, on tremble, on enrage, on pleure, on sourit avec le narrateur. Et c’est tout étonné qu’on émerge soudain dans son salon, son lit ou son wagon de métro, décalé, un peu absent, un peu de nous étant resté avec ce gamin et copine Lettie.

Retour brutal dans la réalité, jusqu’au prochain moment de lecture enchantée.

Neil Gaiman / L’océan au bout du chemin (The ocean at the end of the lane, 2013), Au diable Vauvert (2014), traduit de l’anglais par Patrick Marcel.

L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

Je l’avais annoncé, je me suis tellement régalé à lire L’étrange vie de Nobody Owens de l’immense Neil Gaiman à mes enfants que je vais vous en faire un compte rendu complet. Il faut dire aussi que je suis un inconditionnel de cet auteur, que je trouve aussi génial dans ses romans que dans ses scenarii de BD.

Nobody Owens (qui ne s’appelle pas encore comme ça) est un bébé se déplaçant à peine à quatre pattes quand Le Jack, le plus terrible tueur de Londres, massacre sa famille avec son grand couteau. Le hasard ? la chance ? le destin ? font que le bambin se réfugie dans le cimetière voisin où M et Mme Owens, morts depuis bien longtemps, voudraient bien le recueillir. Seulement voilà, dans ce cimetière, l’un des plus anciens de Londres, tout le monde n’est pas de cet avis … Jusqu’à ce qu’une dame vêtue de gris montée sur un grand cheval blanc, que tous connaissent bien vienne dire « Les morts doivent être charitables », ce qui clôt le débat. Le bébé, qui s’appellera Nobody Owens, sera élevé par les morts du cimetière, aidés par Silas, un géant très tranquille qui semble naviguer à son aise entre les deux mondes, celui des morts et celui des vivants. Jusqu’à ce que Nobody grandisse et puisse sortir, affronter le meurtrier de sa famille qui le cherche toujours.

Génial, tout simplement génial. Une histoire superbe, des moments d’émotion intense, de l’humour, du suspense, beaucoup de poésie, d’intelligence, d’inventivité … Bref du grand Neil Gaiman.

On retrouve des pages magnifiques, on retrouve sa façon unique de prendre à son compte les mythes qu’ils soient anciens, très anciens (comme les Dieux de American Gods) ou plus récents comme ceux créé par les premiers géants de la littérature fantastique (vampires, loups-garous, fantômes etc …). Tout cela en les intégrant parfaitement dans un monde actuel.

On retrouve ses méchants inquiétants, entraperçus comme des ombres, et pourtant si réels. Les Jack de ce roman font penser à certains affreux de Sandman, ou à ceux d’un autre chef-d’œuvre, Neverwhere. On retrouve son intelligence dans sa description des rapports entre les gens, qu’ils soient jeunes, vieux, ou morts depuis longtemps. On retrouve son humour (avec ici une mention spéciale aux épitaphes des tombes du cimetière de Nobody …).

Bref un régal de bout en bout, aussi bien pour mes deux minots qui ont adoré, que pour moi. A lire à voix haute, à voix basse, pour soi, pour les autres et à tout âge.

Neil Gaiman / L’étrange vie de Nobody Owens (The graveyard book, 2008), J’ai Lu2012 (2012), traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec.

Sandman 8, Neil Gaiman

J’ai écrit ici même il y a peu que Neil Gaiman est grand, et que Sandman est son prophète. D’ailleurs je ne suis pas le seul à le dire :

« Les histoires, je m’y connais. Je suis un mordu d’histoires. Sans exagérer, je peux dire que les histoires sont toute ma vie. […] Neil Gaiman s’y connaît aussi. Il est la caverne d’Ali Baba des contes et nous avons de la chance de l’avoir, quel que soit le média qu’il choisit. Sa fécondité et la qualité de son travail sont à la fois miraculeuses et inquiétantes. Son savoir-faire aussi ». Et ce n’est pas ce guignol de JM qui dit ça, mais Stephen King qui sait de quoi il parle quand il cause d’histoires …

Au bout des mondes est une auberge où on arrive par hasard, sans trop savoir comment. Bran Tucker et Charlene Mooney y échouent une nuit de tempête. Une drôle de tempête. Parce vraiment, la neige en juin sur la route de Chicago … Il y a là toutes sortes de voyageurs, qui se racontent des histoires pour passer le temps. On y trouve Chiron, un habitant de féérie, un jeune marin qui a vu le serpent de mer, un chercheur qui attend le Président Parfait, des Nécromants … Et bien d’autres.

Et surtout, pleins d’histoires dans lesquelles, de temps à autre, on croise la silhouette impressionnante de Dream et de ses frères et sœurs.

Comme toujours chez Gaiman, c’est magique, beaucoup plus profond que ça en a l’air, humain, parfois drôle, souvent émouvant, toujours poétique. Dans la série des Sandman, il y a des œuvres magistrales, amples, impressionnantes, et d’autres qui semblent plus … légères, « mineures » mais qui restent gravées, longtemps, et se révèlent tout aussi importantes et belles que les autres.

Le volume 8 fait partie de ces dernières. Outre de belles histoires, il offre une réflexion, ou plutôt des questions, sur des thèmes aussi variés que, le rêve bien sûr, mais aussi le pouvoir, la mort … Rien que ça. Le tout sans jamais pontifier ni se prendre au sérieux.

Gaiman (scénariste) et de très nombreux dessinateurs … / Au bout des mondes (Sandman 8) (Worlds’ end, 199), Vertigo (2008), traduit de l’anglais par ????.

Sandman 9, Les bienveillantes

Comme je l’écrivais hier, j’avais plusieurs fers au feu, l’autre était un pur chef-d’œuvre, une merveille, d’un génie qui en a produit quelques-unes. Je suis peut-être un peu excessif, mais je ne crois pas … Il s’agit du 9° volume de Sandman, la géniale création de Neil Gaiman. Ca s’appelle Les bienveillantes.

A ceux qui pourraient s’étonner que la lecture d’une BD prenne du temps, il faut préciser, tout de suite, que Sandman de Neil Gaiman, ce n’est pas Titeuf ou Astérix. Comme certaines œuvres de l’autre anglais génial (à savoir Alan Moore), ce sont des BD longues (beaucoup de pages), très denses, avec un texte extrêmement riche. Des BD, des romans graphiques, qui se lisent lentement, sur plusieurs jours. Et qui se relisent parce qu’on laisse, forcément, passer pas mal de choses à la première lecture.

Dream (alias Sandman, alias Morphée, alias …) est l’un des sept éternels, plus anciens et plus puissants que les Dieux. Il est le maître du monde des rêves (et bien entendu des cauchemars). Dans son palais on croise Caïn, un bibliothécaire qui veille sur tous les livrer qui auraient pu être écrits, une citrouille d’halloween mal embouchée, une corneille philosophe et bien d’autres personnages.

Sur Terre, quelque part aux USA, une jeune femme dont le bébé a été enlevé et tué sombre dans la folie et jure de se venger du père de l’enfant, qu’elle croit être le meurtrier, Dream. Elle va aller solliciter les Bienveillantes, en d’autres temps connues comme les Furies, ou les Erinyes … ce sont les vengeresses, celles qui viennent punir ceux qui ont versé le sang de leur sang. Elles obéissent à des lois qui pourraient se révéler plus fortes que Morphée lui-même. Une confrontation commence, où les protagonistes sont nombreux, de Satan aux Dieux scandinaves, des gorgones à une sorcière grecques … Le temps est venu pour Dream d’expier la mort de son vrai fils … Orphée.

Nul comme Neil Gaiman ne saurait intégrer autant de références mythologiques sans donner l’impression de faire un inventaire, de frimer et d’étaler sa culture. Cela pourrait être lourd, pédant et pompeux, c’est passionnant, poétique et éblouissant. Neil Gaiman parle autant de nos mythes fondateurs que de notre monde moderne, mêle de façon fluide les millénaires, les mythologies et la folie moderne, et y ajoute sa patte et son imagination pour créer un univers unique. Un univers souvent sombre, parfois drôle (d’un humour assez noir), toujours étonnant et poétique.

En quelques volumes, il a créé une épopée, une mythologie qui synthétise nos croyances, et y ajoute sa propre création. Un monde qui restera, qui inspirera, n’en doutons pas, des générations d’artistes. Je suis prêt à en prendre le pari, Neil Gaiman et son Sandman auront fait, dans les années à venir, autant d’émules, plus ou moins doués, qu’un Tolkien.

Si vous ne savez pas quoi offrir (ou vous faire offrir) pour Noël, si vous n’avez rien contre la BD, si vous aimez être étonnés, éblouis par un conteur d’histoire, un fabriquant de mondes hors pair, n’hésitez pas un instant, la série Sandman est pour vous. Chaque volume peut parfaitement se lire indépendamment des autres. Seul le volume 11 (et oui, étonnamment, le 11 est sorti bien avant certains volumes précédents), qui regroupe plusieurs petites histoires sans liens les unes avec les autres, est un cran en dessous. Dans tous les autres volumes, l’histoire est éblouissante, et Gaiman a su trouver des illustrateurs à la hauteur de son talent.

Neil Gaiman (scénariste) et de très nombreux dessinateurs … / Les bienveillantes (Sandman 9) (The kindly ones, 1996), Vertigo (2008), traduit de l’anglais par Geneviève Coulomb.