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Leonardo Padura à Toulouse première

Pour les toulousains, une belle rencontre en vue, à Ombres Blanches mercredi 2 octobre à 18h00 avec Leonardo Padura à propos de son dernier roman La transparence du temps.

Et pour ceux qui ne pourraient pas être là, pas de panique, il sera de retour la semaine suivante, parrain de la 11° édition de Toulouse Polars du Sud. Mais je vous en reparlerai.

Toulouse Polars du Sud, demandez le programme !

Chose promise, chose due, quelques infos sur le prochain Toulouse Polars du Sud qui aura donc lieu le week-end prochain, même si ça a en fait déjà commencé, et s’il y aura des rencontres dans toute la région dès mardi.

Affiche TPS

A savoir : Tout le programme est là. Et comme c’est la dixième édition, ce programme va être particulièrement riche. Donc si vous êtes dans le coin, ou si vous avez envie de venir pour voir, n’hésitez pas, c’est cette année.

Pour les régionaux, vous avez ici tout le programme des rencontres dans les CE, médiathèques et librairies d’Occitanie. Il y en a beaucoup, ce serait bien le diable si vous ne trouvez pas quelque chose qui vous intéresse. N’hésitez pas à y aller, cela donne des rencontres plus intimes que lors de notre grand week-end, il y a souvent après l’occasion de partager un apéro ou un repas avec l’auteur et d’échanger tranquillement. Et vous aurez l’occasion de rencontrer des auteurs qu’on ne croise pas tous les jours autour de Toulouse.

Ce qui m’amène à la liste impressionnante des invités. Je ne vais pas tous les citer, vous savez tous lire. Je vais être très égoïste et mettre juste en lumière ceux qu’on a eu du mal à faire venir, ceux que j’espérais rencontrer depuis longtemps.

Pour la BD, on a réussi, R. M. Guera, le dessinateur du génial Scalped que vous avez j’espère tous lu sera avec nous. Il passera le vendredi après-midi chez Bédéciné, puis sera sur le site du festival tout le WE.

On a réussi aussi, on l’a eu ! Qui ? Joe R. Lansdale !!!! Je vais pouvoir faire ma midinette, d’autant plus que je l’accompagne le vendredi soir pour une rencontre à la médiathèque de Montauban, venez nombreux ! Et cherchez dans les rencontres, il va sillonner la région dès mercredi soir, et sera sur le site du festival tout le WE.

Un grand plaisir également de revoir deux écrivains très humains, dans leurs écrits et dans leur contact, deux grands Monsieur qui sont déjà venus et qu’on va revoir avec un immense plaisir : l’américain Thomas Cook et l’islandais Arni Thorarinsson.

Première venue à TPS, pour notre grand plaisir, du mexicain Martin Solares et de l’italien Mimmo Gangemi.

A l’opposé, nous sommes extrêmement heureux d’accueillir notre Godfather, celui qui nous a accompagné tout au long de ces 10 éditions sans en manquer une seule, celui sans qui TPS n’aurait pas la même saveur, vous l’aurez peut-être reconnu : Carlos Salem.

A noter également, l’affiche de cette année signée du grand dessinateur José Muñoz.

Et tous les autres venant d’Allemagne, d’Espagne, des USA, de Grande-Bretagne, de Grèce, d’Islande, d’Italie, de Palestine, de Pologne, du Portugal du Québec, et de Russie. Et l’armada française, avec nos habitués, mais aussi quelques invités que l’on voit plus rarement dans les festivals comme Antoine Chainas, Alain Monnier (auteur du rallye) ou le parrain de cette édition Pierre Lemaitre.

Je termine ce bref tour d’horizon avec les Tables Rondes qui auront lieu dès vendredi soir sur les lieux du festival. La liste se trouve .

Le vendredi soir, Master Class de Pierre Lemaitre.

Samedi, mettez le réveil pour assister à 10h à la première table ronde de la journée où l’on causera de la violence avec Martin Solares, Tim Willocks et Michael Mention. Vous pourrez ensuite rester la journée pour un tour du polar des pays de l’est (une première à TPS), puis un paysage du polar ibérique (un classique à TPS), on voyagera ensuite aux US et en Angleterre sous la houlette de Pierre Lemaitre avec une table ronde anglo-saxonne : Benjamin Withmer, Joe R. Lansdale et R. Ellory et on finira autour de la Méditerranée avec Petros Markaris, Mimmo Gangemi et Valerio Varesi.

Le dimanche, rebelote, avec un programme aussi riche, qui vous donnera l’occasion d’entendre et de rencontrer, Didier Daeninckx, David Joy, Jacky Schartzmann, Thomas Cook, Anne Bourrel, Eric Plamondon, Patrick Pécherot etc …

Sans compter les parloirs, petites rencontre de 30 minutes avec un auteur, les remises de prix, les animations etc …

Bref, si avec ça vous n’avez pas envie de venir nous voir, je jette l’éponge. Et si vous venez et qu’on ne se connait pas encore en vrai, faites signe, qu’on discute un peu autour d’un café ou d’une bière.

Rencontres

Je vous ai dit tout le bien que je pense du dernier Biondillo, mais aussi comme il ne faut pas rater une occasion de le voir en chair et en os (et en humour).

Et bien les parisiens ont de la chance, il sera à l’Institut culturel italien le 26 octobre à 19h00. Tout est là.

J’en profite pour attirer votre attention sur le très riche programme de rencontres des auteurs Métailié.

Avec une mention pour les toulousains, vendredi prochain, à Ombres Blanches, avec Santiago Gamboa. Rencontre à laquelle, malheureusement, je ne pourrai pas participer.

Impressions de TPS

C’est fini jusqu’à l’année prochaine ! Comme tous les ans, ce fut épuisant et enthousiasmant. Et comme tous les ans un grand merci à tous les bénévoles grâce à qui on a eu une tente, des bières, des repas, grâce à qui je n’ai eu à me préoccuper que de faire ce que je préfère : discuter avec les copains et les auteurs, animer des tables rondes et traduire.

Parmi les grandes satisfactions de cette année :

Une soirée avec Thomas Cook, avec une rencontre passionnante autour de ses bouquins, puis une belle soirée au restaurant à discuter de vin, de l’Espagne, des US, de Gavarnie, de ses ânes et de leur influence sur l’éducation des enfants ( ? Pour savoir, il fallait y être), de livres, de films … L’homme est aussi chaleureux que l’auteur talentueux, ce qui n’est pas peu dire. Moi qui l’avais à peine croisé lors de sa première participation à TPS, je me suis régalé.

Une autre rencontre en tête à tête le vendredi avec José Carlos Somoza. Là aussi pour la première fois l’occasion de prendre le temps de lui poser des questions sur son œuvre, sur l’étonnant processus de création d’un homme qui imagine des univers différents à chacun de ses romans. Et comme il a beaucoup d’humour, et la faconde des auteurs du sud, je crois que tout le monde s’est régalé. Un vrai plaisir.

Après, on rentrait « dans le dur ». Alors c’est vrai que, deux tables rondes samedi, un autre dimanche et trois traductions, ça crève, mais je n’aurais laissé ma place pour rien au monde.

J’ai été enchanté de pouvoir, enfin, échanger quelques mots avec Patrick Pécherot, Graham Hurley et Petros Markaris, des auteurs que j’adore lire, que j’avais hâte de rencontrer « en vrai ». Un plaisir à renouveler le plus souvent possible.

J’ai été tout aussi enchanté de découvrir des auteurs que je connaissais moins, mais dont j’avais entendu parler, ou dont j’avais lu le premier bouquin. Anne Bourrel, Thomas Bronnec, Paola Barbato, Benoit Minville (j’ai acheté deux bouquins jeunesse et j’attends sa série noire avec impatience !), les Bédéistes Keko et Altarriba (bientôt ici des nouvelles de leurs BD), Anibal Malvar, Zygmunt Miloswewski, Dominique Forma, Franck Bouysse et Christian Grenier que mes gamins lisent et que je croise de loin tous les ans à Scientilivre. J’espère bien qu’on les reverra à Toulouse, et que j’aurai un peu plus de temps pour boire un coup avec eux (ça fera beaucoup de coups !).

Le pied, bien entendu de revoir les habitués ou des auteurs que j’avais déjà croisé à Toulouse : Craig Johnson, toujours aussi adorable, les copains espagnols et argentins Victor del Arbol, Carlos Salem, Ernesto Mallo, Aro Sainz de la Masa, et les copains français, Michael Mention, Jérôme Leroy, Marc Fernandez, Aurélien Masson, et bien entendu Benoit Séverac, y a pas de raison, c’est pas parce qu’il est toulousain et qu’on peut se voir en dehors du festival que ce n’est pas un plaisir de boire une bière avec lui ! C’est sûr on a eu trop peu de temps pour parler bouquins, politique, copains, ciné …

L’occasion de tailler une bavette avec Yan qui proposera l’an prochain une conférence sur Dark Secret, les docteurs du polar qui sont aussi des fondus au noir, toujours aussi pointus dans leurs diagnostics (c’est drôle de voir les gens, ordonnance en main aller voir les auteurs) et avec les copains de TPS.

Et puis il y a eu les tables rondes … très beau dialogue entre Franck Bouysse et Craig Johnson. Ils nous ont parlé de taiseux, de la neige, de spiritualité, d’espace, de nature et d’écriture.

Paola Barbato, Ernesto Mallo et Petros Markaris ont montré que, malgré des thématiques très différentes, ils avaient beaucoup de points communs, beaucoup d’ambitions littéraires communes et des analyses différentes mais complémentaires et passionnantes sur la situation du monde et le rôle de l’écrivain.

La table française sur politique et polar avec Jérôme Leroy, Dominique Forma, Michael Mention et Thomas Bronnec a tenu ses promesses : animée, parfois très animée, passionnée et passionnante, souvent très drôle, a piece of cake comme disent les grands bretons pour l’animateur qui n’avait presque rien à faire, même pas ramener le débat sur le terrain littéraire, les auteurs le faisaient tout seul (ce qui n’est pas toujours le cas).

Salem-Somoza a aussi tenu ses promesses ! Un vrai feu d’artifice, épuisant à traduire, rien à faire pour modérer. Très intéressant et réfléchi, tout en étant très drôle. Et on a appris qu’on a échappé au pire pour certaines couvertures des bouquins de Carlos. Quant à Somoza, en bon ex psychiatre qu’il n’a jamais vraiment été, il a conclue en posant un diagnostic sur les maladies mentales dont ils souffrent tous les deux.

Sur les deux dernières tables, polar et histoire, puis la ville personnage de polar, la fatigue arrivant, difficile de profiter pleinement des échanges tout en traduisant Victor del Arbol, puis Anibal Malvar et Aro Sainz de la Masa. Mais les échanges avec Patrick Pécherot, Zygmunt Miloswewski d’un côté et Graham Hurley de l’autre ont eu l’air de bien fonctionner, et les spectateurs avaient l’air contents. Moi j’étais juste un peu fatigué.

Pour finir, la grosse satisfaction, et c’est quand même pour ça qu’on bosse, c’était de voir des auteurs contents, des bénévoles comblés par la foule se pressant devant les tables, les copains venus dire bonjour qui repartaient avec des poches débordantes de bouquins et qui venaient dire « c’était super », et les grands sourires de tous (juste sous les valises sous les yeux injectés de sang).

Bref un très bon cru, on se repose quelques jours et on attaque la préparation de l’année prochaine qui sera encore mieux, n’en doutons pas.

Et pour ça, il va falloir que je retrouve du temps pour lire.