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Des horizons rouge sang

J’avais besoin d’un peu d’aventure, de souffle de fantaisie. Et en passant dans les rayons de ma librairie habituelle, j’ai vu Des horizons rouge sang, le second volume de la saga des Salauds Gentilshommes de Scott Lynch et, me souvenant que j’avais aimé le premier, j’ai plongé dans le pavé. Avec beaucoup de plaisir.

LynchA la fin du premier volume, Locke et Jean quittaient définitivement la ville de Camorr. On les retrouve ici, deux ans plus tard, dans une bien vilaine situation. Deux ans qu’ils ont mis à profit pour monter une nouvelle arnaque : dépouiller le Requin, le patron de la plus prestigieuse maison de jeux de la ville de Tal Verrar. Le problème c’est que tous ceux qui s’attaquent à ce personnage puissant finissent en général très, très mal. S’ajoute à cela que les Mages Esclaves ont toujours une dent contre les deux voleurs, et que d’autres personnages très puissants de Tal Verrar s’intéressent à eux.

Bref, alors que Locke et Jean préparent leur casse, tout va aller de mal en pis.

Plus de 600 pages d’arnaques, d’actions, de villes étonnantes, de bestiaire fantastique, de tempêtes, de coups de théâtres, d’abordages, de pirates, de gens d’honneur, de traitres … Plus de 600 pages avec tout ce qu’on aime si on aime les livres d’aventure, d’arnaque, avec un monde foisonnant et cohérent.

Décidément, de temps en temps, un bon roman de fantazy qui ne prend pas son lecteur pour un idiot, et qui sort des sentiers battus des combats manichéens entre bons et méchants, ça fait un bien fou. C’est de cela que j’avais besoin, j’ai été pleinement satisfait. Je lirai sans nul doute le troisième volume, d’autant plus que ce salaud d’auteur conclue son pavé sur une magnifique un cliffhanger.

Scott Lynch / Des horizons rouge sang, (Red seas under red skies, 2007), Bragelonne (2008) traduit de l’anglais (USA) par Olivier Debernard.

Un peu de fantasy pour le plaisir

Je continue les récréations. J’avais besoin d’un machin addictif qui se lise facilement. Et de faire une petite pause polar. J’ai essayé Scott Lynch et Les salauds gentilshommes, le tome 1 : Les mensonges de Locke Lamora. Juste ce que je recherchais.

lynchDans la belle ville de Camorr, comme dans beaucoup d’autres endroits, mieux vaut être riche et puissant que pauvre et orphelin. Locke Lamora est pauvre et orphelin. Et très malin. Et dépourvu de pas mal de scrupules. Sous la houlette d’un faux prêtre, il va grandir et devenir encore plus malin. Et former la toute petite bande des Salauds gentilshommes, spécialisés dans les arnaques les plus flamboyantes.

Faisant fi de l’entente entre la noblesse et la pègre organisée, sans que personne ne les soupçonne, ils vont plumer les plus riches, sans rien donner, ou presque, au parrain local. Jusqu’à l’arrivée d’un mystérieux Roi Gris, et jusqu’à l’arnaque de trop.

Je ne vais pas vous dire que c’est le chef d’œuvre de l’année (ou d’une autre année), mais j’avais besoin d’un roman qui emballe le lecteur, un roman pas trop exigeant mais pas indigent, qui donne envie de se coller dans son canapé au coin du feu, même après une soirée difficile et une nuit courte. Et c’est bien ça que j’ai eu.

Une jolie construction, un décor original et parfaitement décrit, du soin dans les détails du cadre et dans la construction des personnages, et une intrigue qui ne faiblit pas au long de plus de six cent pages, avec ce qu’il faut de surprises, de coups de théâtres, de bagarres et d’arnaques.

Je ne lirais pas que ça, mais, le tome deux viendra sans doute sur mes étagères, à côtés de quelques bonnes séries B avec ce qu’il faut de baston pas bête pour les jours de coups de mou. Car je me suis bien amusé au coin du feu, ce qui est déjà beaucoup. Et ça doit aussi marcher à la plage pour l’été.

Scott Lynch / Les salauds gentilshommes/ Les mensonges de Locke Lamora (The lies of locke Lamora, 2006), J’ai Lu/Noir (2014), traduit de l’anglais (US) par Karim Chergui.