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Frédéric Paulin toujours passionnant

Le premier roman de la trilogie, La guerre est une ruse, de Frédéric Paulin est excellent. La suite Prémices de la chute est tout aussi réussi.

PaulinDébut 1996 un gang écume le nord de la France et n’hésite pas à allumer les flics à la kalachnikov. Il s’avère que ce ne sont pas des braqueurs en quête de fortune, mais un groupe islamiste qui collecte des fonds pour la guerre contre l’occident. Ils sont passés par l’Afghanistan ou la Bosnie, et obéissent plus ou moins à une organisation encore inconnue, Al Qaïda.

Réif Arno, journaliste parisien perdu dans le Nord à la suite de déboires professionnels voit là la possibilité de faire un coup. Par le plus grand des hasards, il sera mis en contact avec Tedj Banlazar, de la DGSE, envoyé autour de Sarajevo pour surveiller les milices islamistes, et qui est toujours aussi peu écouté par sa hiérarchie quand il annonce les catastrophes à venir (voir La guerre est une ruse).

Ludivine Fell, de la DST, qui a confiance dans les intuitions de Tedj, n’a pas plus de chance avec ses chefs. Ils vont utiliser Arno pour enquêter et surtout alerter à leur place. L’avenir, en septembre 2001, montre qu’ils n’y arriveront pas …

Dans une note récente je me plaignais d’un auteur qui assénait ses connaissances sans les intégrer au récit. Frédéric Paulin fait juste l’inverse. On apprend beaucoup, les faits et les informations sont relatés avec beaucoup de précision et de détails, il multiplie les personnages … Et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde, on n’est jamais perdu, on n’est jamais lassé. Bien au contraire, on en redemande.

Dans la lignée des grands auteurs de polar qui se servent de ce genre pour décrire notre monde, ses soubresauts et ses dysfonctionnements, à l’instar des DOA et Dominique Manotti chez nous, Giancarlo de Cataldo ou James Ellroy ailleurs, Frédric Paulin est avant tout un merveilleux conteur d’histoires qui vous accroche pour ne plus vous lâcher. Et un conteur qui met son talent au service d’une Histoire réelle dont il démonte les rouages.

C’est prenant en diable, passionnant, et en plus on referme le livre moins bête, et malheureusement bien pessimiste. A lire absolument, comme le précédent, et comme le prochain n’en doutons pas.

Frédéric Paulin / Prémices de la chute, Agullo (2019).

Giancarlo de Cataldo s’amuse

Dès son premier roman traduit Giancarlo De Cataldo s’est imposé comme un grand du polar italien. Pour rien au monde je n’aurais raté son dernier roman : L’agent du chaos.

DeCataldoLe narrateur est écrivain, romain. Il vient de publier, à partir de documents assez lacunaires, un court roman centré sur le mystérieux personnage de Jay Dark. Trafiquant de drogue, parlant couramment plus de 10 langues, agent supposé de la CIA chargé d’infiltrer les mouvements révolutionnaires des années 70-80 pour y introduire toutes sortes de drogues, arrêté en Italie puis relâché. Supposé mort …

Peu de temps après la parution de la traduction anglaise, il est contacté par un avocat, Maître Flint, qui lui propose de lui raconter la véritable histoire de Jay Dark, pour qu’il puisse écrire un roman plus proche de la réalité. C’est ainsi que le narrateur va découvrir la vérité cachée sous les masques, ou tomber sur des masques plus sophistiqués, et qu’une étrange relation va se nouer avec Flint.

Quel raconteur d’histoires que ce Giancarlo de Cataldo, on a l’impression d’entendre sa voix, et on le suivrait jusqu’au bout de la nuit. J’adore ces écrivains qui vous annoncent qu’ils vont vous raconter une bonne histoire, et qui tiennent leur promesse.

Donc dans un premier temps, je me suis régalé à suivre la trajectoire de Jay Dark à travers les années 70 et 80, les mouvements de contestations aux US et en Europe, le mouvement hippie, la musique, l’art, les luttes pour les droits civiques … Et tout cela sans le moindre prêche, le héros étant une personne totalement cynique qui traverse la période sans illusions ni scrupules.

Le pire, est que l’auteur arrive à nous rendre ce coquin sympathique. Mieux que ça, il s’en excuse par la voix de son narrateur qui a peur, justement, qu’on lui reproche de ne pas condamner une crapule. Jolie mise en abime parfaitement maîtrisée et totalement jubilatoire, pour le lecteur, et on le devine, pour l’auteur.

En un mot (ou plutôt deux) : Le pied !

Giancarlo De Cataldo / L’agent du chaos (L’agente del caos, 2018), Métailié (2019), traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

Paradigma, un peu aride mais passionnant

Une découverte pour moi aux éditions des Arènes : Paradigma de Pia Petersen.

PetersenLos Angeles, l’usine à rêves et à fantasmes, à la veille de la cérémonie la plus glamour du monde médiatique : les Oscars. Qui risque cette année d’être un peu perturbée.

Sur internet la mystérieuse Luna appelle, sur un blog de plus en plus suivi, tous les homeless de la ville et d’ailleurs à se rassembler lors d’une marche silencieuse pour rendre enfin visibles ces hommes et ces femmes qui ne sont que des chiffres dans les statistiques.

En parallèle, avec un collectif de hackeurs, elle prépare la prise en otage de toutes les données numériques des grandes entreprises et des comptes fédéraux. Le but : constatant que la révolution a déjà eu lieu, qu’il n’y a plus de travail pour tous, et que ce mythe du travail ne sert qu’à faire pression sur tous ceux qui en cherchent, obliger l’état à instaurer une rente universelle qui assure une vie digne à tout le monde.

Bien entendu, ceux qui ont le pouvoir et l’argent ne l’entendent pas de cette oreille.

Voilà un roman qui, s’il n’est pas totalement satisfaisant d’un point de vue romanesque (avis très subjectif) se révèle cependant extrêmement intéressant, voire passionnant.

Ce qui est passionnant ce sont les idées brassées par le récit, au travers des réflexions de Luna. Qui nous mettent le nez dedans.

Un, oui la révolution que certains appellent de leurs vœux a déjà eu lieu, mais pas dans le sens espéré. Il y a déjà des années que toutes les politiques, ou presque, dans tous les pays, ou presque, ont placé l’économie au centre du jeu, reléguant l’humain au rang d’outil et de variable d’ajustement. Ecoutez les discours et les argumentaires … C’est bon ou mauvais pour l’économie, que le discours soit libéral, écologique (où on nous vend des solutions écologiques qui vont créer du travail et donner un avantage … économique à ceux qui seront les pionniers), solidaire (on nous parle bien d’économie solidaire) etc …

Deux nous vivons, combattons, dans l’ancien monde, celui du mythe du travail. C’est terminé, il n’y a plus de travail pour tous, maintenir cette illusion permet de d’exercer une pression insupportable sur ceux qui ont un boulot, et ont forcément peur de le perdre.

Trois, nous acceptons, jusqu’à ce jour, que les pauvres, soient culpabilisés, parce qu’ils sont aidés, assistés comme disent les enflures, parce qu’ils profitent d’une richesse qu’ils ne produisent pas. Alors que, ironie du sort, ceux qui ont accaparé la plus grande partie de la richesse du monde, justement, n’en foutent pas une rame (et oui, que va faire l’inutile qui quitte Airbus pour mériter 37 millions d’euros : il va prendre sa retraite !).

Du coup, quelle autre solution que de profiter de la productivité accrue et des immenses richesses crées pour assurer un minimum de vie digne à chacun, qu’il travaille ou non ?

Donc oui, l’auteur propose une réflexion salutaire.

Autre grande réussite du roman, la description de la marche des pauvres, encadrée par les gangs de LA, dans les quartiers les plus ostensiblement friqués de LA. C’est le morceau de bravoure du roman, il est réussi, ample, spectaculaire, il a du souffle.

Mais c’est aussi là, en lisant cette fin réussie, que je me suis pris à rêver de ce qu’aurait fait le regretté Ayerdhal d’une telle thématique. Comment il nous aurait planté des personnages, la galerie d’originaux, de membres de gangs, de femmes qu’il vaut mieux de pas chercher qu’on aurait découverte. Comme on aurait trouvé jouissif de vivre avec eux le temps de cette marche, de découvrir quelques pans de leur vie, comme on aurait tremblé pour leurs vies, fêté leurs succès, comme on a vibré par exemple avec les personnages de Rainbow Warriors.

Ici, si la scène d’ensemble est impeccable, il m’a manqué ça, cette incarnation des idées, pour que ce roman passionnant mais parfois un peu aride se transforme en livre bouleversant et enthousiasmant.

A lire quand même, malgré ces regrets.

Pia Petersen / Paradigma, Les arènes / Equinox (2019).

Un autre appel de la forêt

Une pincée de fantastique ne vous fait pas peur ? Vous gardez un souvenir ému de vos lectures enfantines de Jack London ? Sauvage de Jamey Bradbury est pour vous.

BradburyQuelque part en Alaska, Tracy 17 ans voit sa vie basculer. Depuis quelques années elle sait qu’elle est à part. Un talent naturel pour la traque et la chasse, un lien très fort avec les chiens de son père, grand coureur de courses de traineaux. Et parfois, cette faim si particulière …

Un jour en forêt, un homme lui tombe dessus, elle se défend, sort son couteau, et s’évanouit quand sa tête heurte une racine. Elle revient à elle, du sang sur ses vêtements, l’homme a disparu. Mais il réapparait peu après chez eux, blessé au ventre. Son père l’amène à l’hôpital. Tracy panique et veut absolument cacher ce qu’il s’est passé. Elle avait promis à sa mère, avant sa mort, de respecter absolument cette règle : « ne jamais faire saigner un humain ». A partir de là, tout va s’enchainer …

Autant le dire tout de suite, si vous êtes totalement allergique au fantastique ce roman n’est pas pour vous. Mais si ce n’est pas le cas, il serait dommage de passer à côté.

Roman d’apprentissage, roman de passage à l’âge adulte, roman de paysage aussi, avec de magnifiques pages sur la forêt, le froid, l’ivresse de la vitesse sur un traineau qui glisse sur la neige verglacée avec pour seul bruit le chuintement des patins et les pattes des chiens. Mais également roman noir avec une intrigue tenue mais qui vous réserve une ou deux grosses surprises. Roman sur l’héritage, sur l’amour familial, sur la différence aussi.

Et un personnage de Tracy inoubliable pour lequel on se prend peu à peu d’affection, même si elle de fait pas grand-chose pour se rendre aimable. Un personnage unique qui, peu à peu, apprend à se connaître en même temps que le lecteur la découvre dans toute sa complexité et sa différence.

Un récit lyrique, émouvant qui se termine sur de belles pages très humaines pleines de nostalgie qui laissent un sentiment indélébile de douce tristesse.

Jamey Bradbury / Sauvage (The wild inside, 2018), Gallmeister (2019), traduit de l’anglais (USA) par Jacques Mailhos.

Lune noire, un bon divertissement

J’avais envie d’une lecture qui ne me fatigue pas trop, un truc efficace, Lune noire de Anthony Neil Smith semblait tout indiqué. Il a fait l’affaire.

Neil SmithBilly Lafitte était flic à la Nouvelle-Orléans, avant de se faire virer pour corruption après le passage de Katrina. Depuis il est adjoint du shérif (son beau-frère) dans une petite ville du Minnesota. Où il a amené avec lui ses méthodes et sa morale très particulières. Qui cadrent mal avec ce beau-frère, aussi religieux que tout le reste de la famille. Et puis dans le Minnesota c’est plat, il y a de la neige l’hiver et des champs de soja l’été. Bref pas l’idéal pour Billy.

Les vrais ennuis commencent de façon très classique, quand une amie vient lui demander d’aider son copain, visiblement empêtré dans une sale affaire de trafic de drogue. Faire un peu peur à de petits trafiquants locaux, facile pour Billy Lafitte qui en a dressé de plus rudes. Sauf que les petits trafiquants se révèlent être d’un toute autre nature …

Oubliez tout de suite la quatrième qui parle de Jim Thompson et James Crumley, la référence est peu judicieuse et surtout le costume trop grand. Pensez plutôt, ne serait-ce qu’à cause du froid et des paysages enneigés à Fargo. Les truands et les flics ici sont aussi bêtes que ceux des frères Coen.

Un polar assez déjanté qui tient ses promesses, sans être le roman de l’année, et finalement, j’ai eu quelques surprises. Je m’attendais à un polar plus classiquement burné. A commencer par le héros qui est un peu plus ripoux et borderline, dans sa morale, que ce à quoi je m’attendais, et plus con aussi. Pas vraiment un stratège, ni un super combattant, juste un bonhomme dur au mal mais pas toujours bien malin, qui rentre dans cette histoire avec ses gros sabots fracasse tout, pas toujours volontairement, et surtout prend beaucoup de coups.

L’histoire réserve quelques surprises et part dans une direction que l’on ne voit pas venir au début, et même si tout n’est pas absolument vraisemblable, on se laisse prendre à ce jeu de massacre. Un bon divertissement, et je lirai sans doute le suivant qui est annoncé pour bientôt.

Anthony Neil Smith / Lune noire (Yellow medecine, 2008), Sonatine (2019), traduit de l’anglais (USA) par Fabrice Pointeau.

Ron Rash à La Noire

Je ne vais pas faire dans l’originalité, et comme plusieurs blogueurs amateurs de noir je vais me réjouir ici de deux choses : le retour de La Noire de chez Gallimard et un nouveau roman de Ron Rash : Un silence brutal.

RashQuelque part dans les Appalaches, une petite ville. Le shérif est à quelques jours de prendre sa retraite. Tucker exploite un relais de luxe pour les clients riches qui veulent s’initier à la pêche. Becky est garde du parc, qu’elle connait comme sa poche, et poétesse à ses heures. Gerald, colosse au cœur fragile s’accroche à 70 ans à sa propriété qu’il refuse de vendre.

Dans les vallées certains font pousser de la marijuana avec l’accord du shérif, d’autres montent des labos de fabrication de cristal de meth et la commercialisent dans ces zones ravagées par la pauvreté.

La routine, jusqu’au jour où Tucker accuse Gerald avec qui il est en conflit d’avoir déversé du kérosène dans sa partie de rivière pour tuer ses truites. Tout semble accuser le vieil homme, mais le shérif, et surtout Becky, savent qu’il ne peut avoir tué ces poissons qu’il aime tant.

Ron Rash n’a pas besoin d’écrire un pavé plein de fusillades, d’effets pyrotechniques, de poursuite à travers le globe pour passionner ses lecteurs. L’intrigue est simple et pourtant prenante, mais ce qui compte c’est tout le reste.

Le constat est sombre, le fric, la pauvreté, le refuge dans la drogue qui transforme une jeunesse paumée en zombies, la perte du lien familial. Sans effets spectaculaires, sans héros invincible ni assauts à grands renforts fusillade, sur une ou deux scènes inoubliables Ron Rash arrive à créer une tension quasi insoutenable, à faire percevoir le silence angoissant avant la découverte de …

Heureusement des pages sereines dans la nature, une conversation tranquille sur une terrasse ensoleillée face à la rivière viennent illuminer cette noirceur. Et toujours chez Ron Rash la très belle description de personnages complexes, loin de tout manichéisme, des personnages sculptés par des passés qu’il nous laisse entrevoir par petites touches.

Bref toute l’humanité, la lucidité et la tendresse d’un auteur qui s’affirme, roman après roman.

Ron Rash  / Un silence brutal (Above the waterfall, 2015), Gallimard / La Noire (2019), traduit de l’anglais (USA) par Isabelle Reinharez.

Willnot, une ville où il ferait bon vivre.

Contrairement aux collègues Nyctalopes, je ne suis pas un fan absolu de James Sallis. Parfois j’adore, d’autre il me perd complètement. Avec Willnot, je suis plus qu’emballé.

Sallis« Il n’y a pas d’église à Willnot. Toute une flopée en dehors des limites de la ville mais aucune sur son territoire, par arrêté municipal. Pas de Walmart, pas de supermarché ni de pharmacie en franchise, pas de magasin discount ni de grande surface spécialisée. Pas de panneau d’affichage, pas de publicité dans les rues, des vitrines sobres. (…) Sans encourager en quoi que ce soit les comportements transgressifs ou aberrants, la ville refusait d’isoler leurs auteurs ou de les mépriser. Mue par une sorte de fatalisme collectif, elle préférait regarder ailleurs et vaquer à ses occupations. »

Voilà Willnot, ville forcément imaginaire, refuge d’une belle collection d’originaux, où vivent entre autres Lamar, le narrateur, chirurgien et médecin de la communauté et son compagnon Richard, prof dans le lycée local. Une vie tranquille, jusqu’à ce qu’aux abords de la ville un chasseur découvre une fosse commune, avec 3 ou 4 cadavres. Et que Bobby Lownes, revienne comme un fantôme, des années après être parti s’engager dans l’armée. Dans son sillage quelques personnages qui semblent lui en vouloir, et une agent du FBI.

De quoi troubler la routine de Willnot ? Pas sûr.

Le roman a beau commencer avec quelques cadavres et un ancien soldat surentrainé, ne vous attendez pas à débarquer dans un thriller survitaminé plein de testostérone. On en est aussi loin qu’on peut l’être. C’est à une chronique de la ville que nous invite James Sallis. Une chronique pleine d’humour, d’humanité, contée par un de ceux qui, de par son métier, est au contact avec toutes ses souffrances, réelles ou fantasmée.

Comme souvent dans la vie, on n’aura pas le fin mot des histoires, mais on va partager la vie de Lamar et Richard, leur intelligence, les souvenirs de lectures et d’auteurs de SF, leur fatigue face aux informations et à l’état du monde, leur amour, le plaisir d’un verre sur la terrasse à la fin d’une rude journée, leurs doutes …

Cela pourrait être ennuyeux, si c’était nombriliste. C’est magnifique, on sourit très souvent d’un sourire triste, et au détour d’un paragraphe, on est frappé par la justesse absolue de phrases comme celles-ci :

« Nous aurions dû l’aider. Nous aurions dû intervenir, ne pas le laisser continuer à exercer, ne pas le couvrir. Quelqu’un aurait dû se lier d’amitié avec cet homme. J’aurais dû prendre de ses nouvelles.

Certains conditionnels ont de quoi vous démolir. »

De ces phrases qui vous font prendre conscience d’un sentiment enfoui au fond de vous mais que vous n’auriez jamais su exprimer. Et surtout pas d’une façon aussi lumineuse et limpide. Ils sont rares les auteurs qui vous font dire à la lecture : C’est ça, c’est exactement ça que je ressens. James Sallis, ici, est l’un d’eux. Ne serait-ce que pour ça il faut lire Willnot.

James Sallis / Willnot (Willnot, 2016), Rivages/Noir (2019), traduit de l’anglais (USA) par Hubert Tézenas.