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Carnets de voyage 3, et fin

Après les émotions fortes du Pantanal, fin de vacances plus tranquilles du côté de Sao Paulo (visite famille).

La ville n’est pas belle pour un européen, trop étendue, trop neuve, trop énorme (22 millions d’habitants), mais elle peut réserver quelques belles surprises comme cette vue depuis un immeuble donnant sur l’avenue Paulista, avec un très respectueux et très humble hommage au grand René Burri (cherchez sur internet, vous trouverez …).

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Et puis nous avons eu la chance de tomber sur une exposition gratuite de l’immense Salgado, une cinquantaine de photos anciennes sur la mine de la Serra Pelada, superbement exposées. Et j’avais beau déjà les connaitre, c’est un grand plaisir de les voir ainsi, sur de grands tirages.

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Une dernière incursion à la plage, à 2-3 heures de la ville. Plage très très calme en cette basse saison et en semaine, ce qui permet, le matin tôt, de faire de jolie rencontre avec des oiseaux très occupés.

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Et voilà, après ça retour, en attendant une prochaine fois et en espérant que le sinistre abruti élu président n’aura pas le temps de tout détruire avant de se faire virer.

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Carnets de voyage 2

Etape suivante retour au Pantanal, où nous avions déjà séjourné il y a 3 ans. Le Pantanal nord plus exactement, seul endroit au monde, à ma connaissance, où on a l’assurance de voir de jaguars en liberté. Refuge également de plus de 600 espèces d’oiseaux.

On atterrit à Cuiaba, puis une route mène à Poconé, dernière ville, petite ville à l’échelle du Brésil puisqu’elle compte moins de 30 000 habitants, et à quelques kilomètres de là commence la Transpantaneira, route de terre de 150 kilomètres, environ 130 ponts dont la majorité en bois, qui finit sur le fleuve, territoire des jaguars.

On s’arrête d’abord deux nuits au début de la route, dans une pousada, véritable paradis des oiseaux. Autour de la maison, le long du chemin qui sépare la maison de la route, dans les champs, des oiseaux de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

Des petits très colorés comme ces deux espèces de cardinal

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Des perruches de toutes sortes

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Des pics

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Le fameux Blue, mais également ses cousins dont un venait manger dans la main les fruits qu’on lui proposait.

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Des rapaces de toutes sortes.

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Et des oiseaux beaucoup plus gros comme cette petite autruche ou le Tuiuiu, assez laid il faut bien l’avouer, et qui ressemble à un bombardier quand il vole.

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Et comme l’eau n’est jamais très loin, des oiseaux aquatiques, hérons, jacanas, martins pêcheurs etc …

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Comme l’eau est présente, les caïmans aussi.

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Et le miracle est qu’en l’absence de chasseurs, les animaux ont beaucoup moins peur de l’homme, mais vraiment beaucoup moins, comme en témoigne cette rencontre, vers 6h30, sur le chemin entre la pousada et la route. Promis juré, ce n’est pas un montage et ce petit renard n’est pas apprivoisé.

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Quand on reprend la route pour Porto Jofre, au bord du fleuve, c’est essentiellement pour voir des jaguars. Le programme : lever très tôt, sur la bateau de 7h30 à 11h30, repas et sieste, re-bateau de 14h30 à 18h00, repas et au lit.

Avant la star, d’autres habitants du coin.

Les toucans.

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Les cormorans qui sont partout sur le fleuve, aussi nombreux que les caïmans.

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Deux mammifères très faciles à voir, les loutres de fleuve et les capybara, le plus gros rongeur du monde.

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Et puis voilà la vedette, et on en voit vraiment, quasiment à chaque sortie. Parfois ils baillent et dorment, activité proche de zéro, après tout, ce sont de gros chats (qui atteignent quand même plus de 100 kg).

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Mais cette fois on en a vu un traverser le fleuve à la nage.

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Et un autre chasser, grand moment. Et là le gros chat devient beaucoup plus impressionnant voire inquiétant. Le chasseur :

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Le chassé :

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L’attaque ratée :

 

 

 

 

 

 

 

Sauvé.

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Dépité.

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Un endroit unique, magique, qui commence à être connu, beaucoup plus de monde qu’il y a trois ans, plus de chambres, plus de bateaux hôtel sur le fleuve, plus de bateaux pleins de photographes sur le fleuve. Les brésiliens sauront-ils, comme les argentins avec les baleines de la Peninsula Valdez limiter l’accès et les autorisation pour les guides pour préserver ce patrimoine unique, où vont-ils tuer la poule aux œufs d’or avec les risque de voir la faune se déplacer d’une vingtaine de kilomètres en amont ou en aval pour retrouver le calme ? Mystère.

Carnet de voyage 1

Si la publication et la modération des commentaires ont été un peu aléatoires ces derniers temps, c’est que toute la famille était en vadrouille, loin, et parfois dans des endroits peu, voire pas, connectés (un bonheur).

Petit carnet de voyage avec photos en trois parties, au Brésil de nouveau, trois ans après la première visite.

Première destination, Salvador de Bahia, en commençant par quelques jours sur une plage à une heure au nord de la ville, Imbassai, parfaite pour qui veut le calme, la plage, pas de voitures, pas trop de monde. Un hôtel sur la plage qui permet, si l’on se lève à 6 heures, d’assister au lever de soleil et de marcher pendant des kilomètres si l’on veut, seuls ou presque.

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Vagues, soleil, caipirinha, moqueca, et tudo bem.

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Ce qu’il y a de magique ici est que tout finit par s’arranger. Les chambres ne sont pas celles prévues lors de la réservation ? ta bom, on change. Une fenêtre ne s’ouvre pas, la poignée de l’autre vous reste dans la main ? ta bom, on répare, et on profite de l’éclipse de lune. Le vent se lève en rafales, tudo bem, demain le jour sera lindo como voce. Impossible de ne pas être relax et de bonne humeur, même s’il pleut, même si les vagues sont énormes, même s’il y a du vent.

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Et puis on peut toujours saluer quelques amis, en l’air ou dans les arbres.

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Après 6 jours de farniente, direction la ville, Salvador de Bahia. Première impression pour les européens que nous sommes habitués à beaucoup marcher, ici on ne peut pas se déplacer à pied d’un quartier à l’autre. Il faudrait passer par des quartiers un peu délicats, et traverser les 4 à 6 voies qui ne semblent vraiment pas faites pour les piétons. Donc difficile d’apprivoiser la ville, de trouver où faire ses courses sans aller dans les shopings (horreur), d’avoir une idée précise de comment aller d’un quartier à l’autre.

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Les impressions suivantes, l’océan est partout. Quartier Rio Vermelho où nous logeons, mais surtout quand on se déplace, on reste en général très peu de temps sans le voir. Autre présence, la musique, partout aussi, et celui par qui j’avais l’impression d’avoir découvert la ville, bien des années auparavant, Jorge Amado. Statue Jorge Amado, centre culturel Jorge Amado, place Tereza Battista dans le très touristique et très beau Pelourinho …

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Et quand on discute avec les gens ce qui sort tout de suite, c’est le clivage total à propos de la politique. Sans jamais donner notre avis, et grâce à notre portugnol, systématiquement, le sujet Bolsonaro vient sur la table, fanatiquement pour ou contre, presque toujours lié intimement avec un clivage contraire (of course), concernant Lula et le PT. Autant sinon plus que lorsqu’on aborde le sujet du péronisme en Argentine.

Présence partout des églises évangélistes, mais aussi, et c’est une caractéristique de la ville, du Candomblé et des Orixas chers à Amado.

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Sans oublier de magnifiques peintures sur les murs, et ce slogan d’un cinéphile aux goûts très surs.

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Quelques photos de cette ville étonnante, que l’on commençait à aimer un peu plus quand nous en sommes partis, après 5 jours. Une expérience à retenter donc.

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Sinon, jus de fruit, moqueca, coco gelado, une gastronomie très riche et variée, et la découverte dans le Pelurinho d’un jus lait de coco citron vert absolument fabuleux.

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Prochaine étape, pleine nature, eau, forêt et faune dans le Pantanal.

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Carnet patagon 2

Pourquoi donc aller en Patagonie, à Valdes, en plein hiver ? Pour voir des baleines. La baleine franche australe arrive en juin, et elle va rester là jusqu’à fin novembre, dans les deux golfes de part et d’autre de la péninsule, pour s’occuper de son nouveau-né ou concevoir le prochain, qui naitra l’année suivante, au même endroit. Ou pour faire le voyage d’un an du petit, le dernier qu’ils font ensemble avant qu’il ne vive sa vie.

Voit-on vraiment des baleines en juillet depuis Puerto Pïramides, seul village de la péninsule, et seul endroit qu’où l’on peut prendre un bateau pour les approcher ? Oui, on en voit par dizaines, vraiment.

On en voit le matin, en faisant un petit tour pour admirer le lever de soleil. On en voit et on en entend souffler, chaque fois qu’on se promène sur la plage. On en a même vu une, depuis les falaises du golfe nord, lors d’une rando, qui, d’humeur agitée, frappait la surface à grand coups de queue pendant un bon quart d’heure.

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Et bien sûr, on en voit d’encore plus près quand on part avec une des 6 agences qui vous amènent, pendant 1h30, les approcher. Là on en voit à les toucher (ce sont elles qui s’approchent), on a droit à un arc-en-ciel sur les gouttelettes de leur souffle, on en voit faire la planche, une autre taper à coups de nageoire pectorale (peut-être pour attirer un monsieur, ou en éloigner un trop entreprenant à son goût).

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Grande attraction, on en voit sauter hors de l’eau. Pas comme des dauphins certes, mais vu que la bête mesure jusqu’à 18 mètres, pour une bagatelle de 80 tonnes, ça fait son petit effet.

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Et pour finir, l’attraction, l’image symbolique de la péninsule, la queue de baleine. Les sorties en mer sont donc ponctuées de « Salto ! », ou « Cola ! ».

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On ne s’en lasse pas. On a passé 5 jours sur place, fait 4 sorties en bateau, et je serai bien resté une semaine de plus.

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Et puis, comme il faut parfois avoir de la chance, on a eu, comme on dit poétiquement, le cul bordé de nouilles. Car la péninsule a d’autres stars, beaucoup plus difficiles à voir, les orques. Des orques qui, à cet endroit précis, ont développé une technique de chasse unique qui les voit s’échouer volontairement sur la plage pour attraper les bébés otaries et éléphants de mer. Les orques sont toujours dans le coin, au large de la côte est de la péninsule, mais c’est entre février et avril, quand il y a les petits, qu’ils s’approchent de la plage, quand ils ont faim.

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Sauf si on a de la chance, que l’on aide un peu en arrivant à la pointe nord à marée haute … Et là miracle, au large deux ailerons, loin, des orques en train d’embêter une baleine. C’est déjà un miracle, un véritable cadeau. Et puis, ils approchent, encore et encore, et finissent par passer juste au bord de la plage, sans doute pour apprendre aux petits jusqu’où ils peuvent approcher de la terre ferme. Une demi-heure de pure magie, inoubliable.

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Voilà, des spectacles et des rencontres qu’on ne peut faire qu’en s’installant quelque part plusieurs jours, en n’exigeant rien, en étant juste patient et attentif (et accompagné d’un guide passionné). La nature finit toujours par vous récompenser.

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Chose promise, chose due, quelques photos de vacances. Ceux qui suivent ce blog depuis longtemps ont peut-être remarqué que nous avons un certain penchant pour le monde hispanophone, que j’aime bien les auteurs latinos, et que nos vacances nous voient plus souvent partir plein sud-ouest que ver l’est ou le nord.  C’est une question de goût, bien entendu, mais aussi familiale, toute la belle famille est argentine, et vit à Buenos Aires. Donc en juillet, direction l’Argentine.

Comme je vous aime tous, je vous épargnerai les photos des réunions de famille, et des différents restaurants et glaciers. Sachez juste qu’à Buenos Aires on marche pas mal, il y a de très beaux parcs, on peut rentrer dans un restaurant ou un bar à toute heure du jour ou de la nuit, et on se nourrit de viande grillée (excellente), de salades, et de glaces beaucoup de glaces, avec une prédilection pour celle, incontournable au « dulce de leche ».

Un petit clin d’œil quand même à ce personnage incontournable de la culture argentine, photo prise dans le vieux quartier de San Telmo.

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Pour s’aérer la tête, et aller voir des bestioles, de grosses bestioles, on a mis cap au sud, à peu près 1300 km, direction la côté Atlantique et la Peninsula Valdes, superbe parc naturel de la province de Chubut, au nord de la Patagonie.

La Patagonie, c’est environ 2 fois la France, pour 4 millions d’habitants, autant dire qu’on n’y est pas trop serrés. Ce qui frappe d’emblée, c’est l’espace, le ciel bleu, et le vent. On peut se loger dans le parc, soit dans une des estancias ouvertes au tourisme (mais c’est très très cher), soit dans l’unique village Puerto Piramides, lieu logique quand on vient en cette période de l’année à Valdes. Mais ça je vous l’explique plus tard.

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Valdes, avec ses deux golfes immenses, ce sont des paysages magnifiques, personne sinon vous, et éventuellement le guide. Salines, lagunes, falaises, plages (d’accord, l’eau est froide !), tout ça rien que pour vous.

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Et au gré des balades, on croise des maras, toutes sortes d’oiseaux ou le sympathique peludo, petit tatou local pas très farouche.

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Et bien entendu, les animaux marins, éléphants de mer (les jeunes, les adultes n’arrivent qu’en septembre) et otaries.

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Quant à la raison d’un voyage en hiver, c’est pour la prochaine chronique.