La fille du ninja

Je continue à prendre des risques, mais mesurés cette fois, avec La fille du ninja, de Tori Eldridge. Toujours dans le style thriller (ne vous inquiétez pas, après je change complètement), mais la catégorie bien au-dessus cette fois.

Lily Wong a une double vie. D’un côté bonne fille, elle loge au-dessus du restaurant asiatique tenu par son père (qui est grand, blond et originaire du Dakota). De l’autre elle aide un foyer pour femmes battues. Et son aide peut parfois se révéler musclée. Pas bien grande, elle ne paye pas de mine mais maîtrise parfaitement plusieurs arts martiaux. Et depuis le viol et l’assassinat de sa sœur, elle a des comptes à régler avec tous ceux qui pensent qu’on peut disposer comme on l’entend du corps des femmes.

Si souvent elle n’a pas à forcer son talent pour se débarrasser de gros lourdauds qui font l’erreur de se fier à son physique, elle peut être amenée, si la femme en danger est l’épouse d’un mafieux, à affronter des adversaires beaucoup plus dangereux. Surtout si, se faisant, elle débarque dans de grosses affaires de sous et de corruption.

Je ne vais pas vous dire que c’est le roman de l’année, mais si vous recherchez un polar bien vitaminé, avec de la baston mais qui ne soit pas complètement idiot, vous pouvez vous laisser tenter. C’est visiblement un premier roman, il reste un peu sage dans son écriture et dans la façon qu’a Tori Eldridge d’utiliser sa propre vie pour modèle. Elle aussi métissée, spécialiste d’arts martiaux, elle explique parfois un peu trop, désireuse de partager ses passions. Des défauts qui ressemblent à des défauts de jeunesse, ou de débutante, qui devraient disparaitre avec les prochains volumes qui ne manqueront pas d’arriver.

Sinon sa Lily est attachante, vive, énergique, sarcastique. Les personnages qui l’entourent sont bien campés, et le manichéisme à gros sabots est évité. On visite Los Angeles à toute vitesse, en faisant quand même quelques pauses gastronomiques fort bienvenues.

Un bon divertissement, qui donne envie de retrouver bientôt Lily Wong.

Tori Eldridge / La fille du ninja, (The ninja daughter, 2019), Les arènes/Equinox (2022) traduit de l’anglais (USA) par Antoine Chainas.

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