Comme au cinéma

Comme au cinéma était le seul roman d’Hannelore Cayre que je n’avais pas lu. Grâce aux vacances, ce manque est comblé.

CayreAbdelkader Fournier est mal barré. En appel il va être jugé pour 12 cambriolages à Chaumont, par celui qu’on appelle le boucher de la Haute-Marne, un gros con raciste, méchant comme une teigne. Jean Bloyé, ténor du barreau et son épouse Anne qui le seconde se demandent comment il vont tirer le jeune homme des griffes du bourreau. En attendant ils se restaurent dans la seule auberge correcte de la région à Colombey-les Deux-Eglises, fameuse pour son bal tragique.

Ils y croisent Etienne Marsant, monstre sacré du cinéma à la retraite depuis son infarctus qui a accepté de venir préciser un obscur festival. Ajoutez quelques rôles secondaires et la pièce peut commencer.

Si j’ai trouvé le roman de Peter May un peu trop gentillet pour moi, là ça m’a bien décapé les neurones. Hannelore Cayre n’est pas connue pour sa gentillesse. Elle a la langue acérée, la formule qui claque, et n’a pas son pareil pour assassiner en quelques mots les travers de notre époque et de nos contemporains (ainsi que les nôtres, tout le monde en prenant pour son grade).

Mais elle n’est pas pour autant misanthrope, sait aimer les gens et faire preuve d’empathie et de tendresse. Tout en restant sans pitié pour les gros cons. Dire que j’adore son style et son écriture est un doux euphémisme. Je suis un inconditionnel.

Elle est ici particulièrement jubilatoire dans sa description d’une petite ville de province, et dans celle du vide intersidéral du monde des réseaux sociaux. Tout en étant capable de vous tirer une larme en évoquant le charisme irrésistible d’un acteur que je vois comme un croisement entre Depardieu et Noiret.

Je sais que je ne suis jamais objectif, encore moins quand je parle d’Hannelore Cayre, mais c’est vraiment un plaisir incomparable et inimitable de lecture.

Hannelore Cayre / Comme au cinéma, Métailié (2012).

Rendez-vous à Gibraltar

Parmi les manque de ma culture polar, il y a la trilogie écossaise de Peter May. Je la lirai un jour, promis. En attendant, j’ai lu son dernier, Rendez-vous à Gibraltar.

MayCristina, flic à Marviña, du côté de Malaga, est appelée une nuit pour une intrusion dans la villa habitée par un britannique. Elle ne sait pas alors que l’intervention va entrainer la mort d’une personne, et le danger pour toute sa famille.

Elle ne sait pas non plus qu’elle va rencontrer John Mackenzie, flic écossais que ses chefs détestent venu chez elle prendre en charge un truand recherché au Royaume Unis.

Je ne me suis pas ennuyé, mais il n’y a pas non plus de quoi crier au génie.

Pour commencer le titre français est trompeur, et mis à part la toute fin, rien ne se déroule à Gibraltar, donc vous n’apprendrez rien sur cet étrange bout de caillou anglais en pleine péninsule ibérique.

L’intrigue est plutôt bien menée, le sud de l’Andalousie joliment décrit, avec ses beautés, sa chaleur écrasante et ses carcasses d’immeubles jamais terminés suite à la crise qui a frappé l’Espagne. L’inspecteur écossais avec sa mauvaise humeur et son franc parler amène de l’humour dans le roman. Mais l’ensemble est très sage, avec quelques longueurs parfois larmoyantes, dont une histoire d’amour un poil mièvre.

Gentil sans plus donc.

Peter May / Rendez-vous à Gibraltar, (A silent death, 2020), Rouergue/Noir (2020) traduit de l’anglais (Ecosse) par Ariane Bataille.

Zippo

J’avais acheté Zippo de Valentine Imhof lors de sa venue au dernier Toulouse Polars du Sud. Les vacances sont l’occasion de la découvrir. Belle écriture, mais une thématique qui me laisse froid.

ImhofMia Larström et Peter McNamara, flics atypiques de Milwaukee sont tous les deux sur les traces d’un tueur en série qui assassine des jeunes femmes et les fait brûler mortes ou vives. Les deux ont des raisons cachées pour le retrouver.

Le tueur au Zippo, lui, cherche Eva, la seule qui a pu lui faire oublier son passé et qui l’a abandonné.

Je n’ai rien d’objectif à reprocher à ce roman, au contraire. Objectivement, c’est très bien écrit, bien construit, habilement mené.

Mais, car il y a un mais, paradoxalement ce roman fort chaud, qui explore la folie d’un pyromane, les fonds de l’âme humaine et les pratiques extrêmes en termes de douleur et de plaisir me laisse totalement froid. C’est un univers qui ne me touche pas, ne m’interpelle pas, ne me choque pas non plus et me laisse du coup complètement indifférent à ce qui peut bien arriver aux uns et aux autres.

Difficile d’en dire plus.

Valentine Imhof / Zippo, Rouergue/Noir (2019).

Gangs of L.A.

Je l’avais laissé passer en grand format, je me rattrape en poche grâce aux vacances. Gangs of L.A. de Joe Ide.

IdeIsaiah Quintabe, dit IQ, est noir, habitant d’un quartier populaire de L.A. Il rend service aux uns et aux autres grâce à ses talents d’investigateur, et à son intelligence hors du commun. Et se fait payer quand il peut, parfois en muffins immangeables. Mais là il va peut-être avoir une affaire qui va enfin lui rapporter de l’argent. Un rappeur qui a reçu des menaces de mort et a fait appel à Dodson, connaissance d’IQ, aussi magouilleur qu’IQ est honnête, aussi agité qu’il est calme.

Comment Isaiah qui semblait promis à un brillant avenir en est arrivé là ? Pourquoi connait-il une crapule comme Dodson ? Et en quoi consiste cette mission ? Il faudra lire pour le savoir.

Ouvrez, plongez, et c’est parti, à fond, pour un bon moment de pure énergie. Une écriture dynamique en diable, des dialogues parfaits, la description sans pitié du milieu archi bling bling des rappeurs californiens, une vulgarité hors norme. Des scènes d’action très réussies, un vrai talent pour accélérer et ralentir le rythme comme il faut pour le suspens.

Bref tout le savoir faire de nos amis ricains, au service d’une histoire parfois émouvante, souvent très drôle. Un vrai moment de bonheur que cette lecture jubilatoire.

Et comme IQ ressemble fort à un personnage qui pourrait revenir, je vais regarder tout de suite s’il n’est pas déjà de retour en grand format.

Joe Ide / Gangs of L.A., (IQ 2016), Folio Policier (2020) traduit de l’anglais (USA) par Diniz Galhos.

PS. Le titre français est quand même un peu con, et n’a rien à voir avec le roman.

Aurel Timescu du Quai d’Orsay

Les habitués de Toulouse Polars du Sud l’ont peut-être déjà vu, le parrain de la prochaine édition sera un académicien et oui ma chère. Jean-Christophe Rufin. Du coup j’ai lu ses trois polars que je n’aurais sans doute pas ouvert sinon. Et j’aurais eu bien tort de me priver de ce plaisir. Coup sur coup donc, avec voracité et délice, Le suspendu de Conakry, Les trois femmes du consul et Le flambeur de la Caspienne.

Rufin01Aurel Timescu est une véritable calamité, une patate chaude que les consulats se repassent en cherchant le naïf ou le petit jeune qui va l’accueillir. Petit, moche, timide avec les femmes, spécialiste des accoutrements improbables, pianiste émérite, amateur de vin blanc, il a connu la Roumanie de Ceausescu, et vous découvrirez comment il a finit au Quai d’Orsay … Il n’aime pas travailler, a un vrai talent pour ne rien faire, mais se réveille quand une énigme intéressante se présente, même et surtout quand on lui demande de ne pas s’en mêler.

Rufin02C’est ainsi qu’il va découvrir qui a laissé un français suspendu au mât de son bateau à Conakry, démêler un étrange assassinat sur la côte du Mozambique, et découvrir comment, peu avant son arrivée, la femme de l’ambassadeur n’est pas morte d’un accident en Azerbaïdjan, près de la frontière iranienne. Toujours avec son style très particulier, et toujours en mettant les pieds là où ses supérieurs préfèreraient qu’il ne les mettent pas.

Rufin03Trois romans courts absolument délicieux. Ce ne sont pas les romans de l’année, ce n’est pas du noir qui vous secoue et vous retourne les tripes. Par contre c’est vif, il n’y a pas un mot de trop, c’est drôle dans la description des lieux, des consulats que l’auteur connait parfaitement. C’est fin quand cela met en lumière leurs travers et ceux du personnel du quai d’Orsay. Le trait n’est jamais forcé, toujours juste, très souvent drôle.

D’une aventure à l’autre Jean-Christophe Rufin a réussi à ne pas se répéter, à varier les entames, les relations entre Aurel et ses supérieurs, et on s’attache beaucoup à ce petit bonhomme plus complexe et émouvant qu’il n’apparait au premier abord.
De vrais bons bouquins, à lire sourire aux lèvres, pour un moment de plaisir sans arrière pensée mais non sans intelligence.

Jean-Christophe Rufin / Le suspendu de Conakry, Les trois femmes du consul et Le flambeur de la Caspienne, Flammarion (2018, 2019, 2020).

L’essence de l’art

C’est aussi chez Yossorian que j’ai entendu parler de ce recueil de nouvelles de Iain Banks : L’essence de l’art.

BanksAvant de lire l’article, je ne savais pas qu’il existait un recueil de nouvelles du génial écossais, reprenant, pour au moins trois d’entre elles, le cycle de La Culture. Les huit sont inégales, ne serait-ce que pour les suivantes, voilà un livre indispensable :

Dans Curieuse jointure une étrange créature, plutôt végétale, berger et amoureux, voit débarquer d’une vaisseau ce qu’il prend pour un présage. Un présage auquel il ne comprend pas grand-chose. Incompréhension, étonnement, et tout l’humour noir délicieux de l’auteur en quelques pages et une chute très drôle.
Descente est une nouvelle se déroulant dans le monde de La Culture. Un être, rescapé d’une attaque sur une planète désertique va tenter, avec l’aide de son scaphandre intelligent de rallier la base lointaine où des secours pourraient l’attendre. Exploration de la douleur, de la folie, de la solitude de l’espoir et du désespoir, mais également de la fidélité. Un très beau texte, très émouvant.
Nettoyage pourrait appartenir au cycle. Où comment des erreurs de livraison d’objets clairement peu utiles mais d’une technologie très avancée sur Terre pourraient créer un chaos absolu en pleine guerre froide. L’humour, la lucidité un peu désespérée et l’intelligence de l’auteur en quelques pages.
Fragment, seul texte qui ne soit pas de la science fiction est pour moi l’essence même de l’art de la nouvelle : une belle réflexion sur la liberté et les religions, et une chute dans le dernier paragraphe qui vous retourne comme une crêpe. Du moins pour les pas trop jeunes d’entre nous qui ont la référence. Je n’en dis pas plus, ce serait abominable de relever la chute.
L’essence de l’art qui donne son titre au recueil est en fait une novella qui amène La Culture en contact avec notre Terre. Le procédé n’est pas nouveau, utiliser un oeil extérieur pour décrire les étrangetés du nôtre. Un certain Montesquieu l’avait déjà utilisé. Iain Banks le fait à merveille, et exprime de façon plus directe qu’habituellement ses opinions. Exemple, voilà comment un citoyen de cette Culture hédoniste et anarchiste juge la Terre : « La Terre a déjà de quoi nourrir chacun de ses habitants, et au-delà, chaque jour ! Un fait si bouleversant au premier abord qu’on se demande pourquoi les opprimés de la planète ne se sont pas déjà dressés dans l’embrasement d’une juste fureur … Mais ils ne le font pas, infectés qu’ils sont par ce mythe de l’intérêt individuel bien compris, ou ce poison de résignation dispensé par la religion : soit ils cherchent à grimper en haut de la pyramide pour pouvoir à leur tour chier sur les autres soit ils se sentent en toute sincérité flattés de l’attention que leur accordent leurs prétendus supérieurs en leur chiant dessus ! De mon point de vue, ceci est typique du plus prodigieux et arrogant usage du pouvoir et d’avantages acquis – avec la meilleure conscience … Ou bien d’une stupidité à peine croyable. » Voilà, c’est dit.

Iain Banks / L’essence de l’art, (The state of the art, 1991), Le livre de poche (2018) traduit de l’anglais par Sonia Quémener.

Des lendemains qui hantent

Une découverte pour moi, Des lendemains qui hantent de Alain Van Der Eecken.

van-der-eeckenEn ce jour d’hiver 1999, pour une fois, Martial a le temps d’aller chercher son fils Lucien à l’école. Il s’en fait une joie. Mais il tombe en plein chaos, deux jeunes armés sont entrés dans l’école et tirent sur tout ce qui bouge. Lucien est l’une des victimes. Les deux jeunes sont abattus.

Alors que les plaques de mazout de l’Erika souillent les côtes, et qu’une tempête dantesque s’annonce sur la pointe bretonne, Martial et son épouse Lucile, chacun de son côté, vont essayer de comprendre pourquoi cette école, pourquoi leur fils, aidés par un juge et un gendarme qui ne veulent pas s’en tenir à la mort des coupables.

Une bien belle découverte pour moi qui ne connaissais pas cet auteur. Il y a tout ce que j’aime dans un polar.

On est plongé d’emblée dans le bain avec une scène très tendue et émouvante. Ensuite tout s’enchaine. De bons dialogues, de l’humour qui pique, une écriture et une ambiance apocalyptique qui sont au diapason de l’humeur de Martial, perdu dans sa douleur, son envie de comprendre, sa peur de comprendre, son envie de vengeance, son envie de mort … Entre deux cuites et la prise de médicament qui l’anesthésient momentanément.

L’intrigue est bien menée, les personnages attachants, certaines silhouettes secondaires particulièrement hautes en couleur. Et les lieux, dans la tempête, sont parfaitement décrits nous plongeant dans la nuit, le vent, le bruit et la fureur.

Décidément une belle réussite et pour moi la découverte d’un auteur.

Alain Van Der Eecken / Des lendemains qui hantent, Rouergue/Noir (2020).

Le séminaire des assassins

Avec Le séminaire des assassins, Petros Markaris continue de trucider les responsables de la crise grecque. Visite de l’Université en compagnie du commissaire Charitos.

MarkarisA peine rentré de vacances le commissaire Charitos est déjà débordé. Son chef partant à la retraite il va devoir assurer l’intérim. Et juste à ce moment-là, un ancien universitaire membre du gouvernement est assassiné. Voilà qui est déjà embêtant, il a rapidement sur le dos la presse et le ministre. Mais tout s’accélère quand arrive une revendication, l’homme a été tué parce qu’il avait abandonné le devoir sacré de l’éducation pour aller faire de la politique.

Charitos va bien avoir besoin de sa famille élargie et des légumes farcis de son épouse pour essayer de trouver un peu de plaisir et de sérénité dans ce tourbillon.

Tout d’abord ne croyez pas le bandeau idiot, les vacances du commissaire n’occupent que les deux premiers chapitres du bouquin, si vous voulez voir Charitos en vacances il faut lire le très drôle L’empoisonneuse d’Istanbul.

Ensuite il faut avouer que c’est un petit Petros Markaris. Les enquêtes de Kostas Charitos n’ont jamais brillé par leur construction impeccable, ou l’originalité de l’écriture. Ce qui fait l’intérêt de la série, c’est son humour et ce qu’elle révèle de la société grecque, en particulier depuis le début de la trilogie de la crise (qui n’en finit pas de grandir, on ne devrait pas être très loin d’un décalogue).

Mais cette fois, j’ai trouvé que ça marchait moins bien. L’intrigue est vraiment tirée par les cheveux, et les épisodes culinaires et familiaux, ainsi que les échanges entre Kostas et son épouse laissent une sensation de redite et de déjà-vu. De plus la description de l’université est assez superficielle se concentrant finalement sur un phénomène marginal (les profs qui désertent pour faire de la politique, avant de revenir à la soupe si besoin) par rapport aux grandes difficultés qu’elle semble affronter.

Certes c’est plaisant, je ne me suis pas ennuyé, mais on est loin de L’empoisonneuse d’Istanbul ou de Liquidations à la grecque.

Petros Markaris / Le séminaire des assassins, (Seminaria fonikis grafis, 2018), seuil/cadre noir (2020) traduit du grec par Michel Volkovitch.

La Vénus de Botticelli creek

Besoin d’un bol d’air pour cet été ? Ça tombe bien, voici le troisième roman de Keith McCafferty, La vénus de Botticelli Creek.

McCaffertyNous revoilà dans le Montana, du côté du parc de Yellowstone, avec Martha Ettinger, shérif, et Sean Stranahan, guide de pêche, peintre et privé, que Martha sollicite parfois pour l’aider dans ses enquêtes les plus difficiles. Et il semble que ce soit le cas avec la disparition de Nanika Martinelli, jeune femme flamboyante qui vient de disparaitre alors qu’elle est employée comme guide dans un des ranchs de la région.

Lors des recherches, un jeune cow-boy trouve la mort et l’enquête de Sean et Martha est dans une impasse, alors qu’autour du parc rangers et écologistes s’affrontent autour de la présence des loups. Loups et grizzlis … Mais comme le dit un des personnages, dans le coin, le prédateur le plus dangereux n’est pas forcément celui qui a les plus grandes dents et les plus grandes griffes.

Du bon boulot, solide pour un grand bol d’air, des paysages grandioses, la pêche dans les rivières du Montana (à laquelle l’auteur arrive à m’intéresser alors que je n’ai jamais pêché de ma vie). Deux personnages principaux auxquels on s’attache de plus en plus, une belle galerie de personnages secondaires, et une histoire qui offre ce qu’il faut de rebondissements et de scènes d’action pour que les pages tournent toutes seules.

Ajoutez que l’auteur décrit aussi bien les habitants du coin que la nature, sait éclairer des conflits particuliers à cette région, ici avec la lutte entre locaux, bergers et écologistes et naturalistes autour de la présence du loup (et oui, là-bas comme ici), et que l’écriture passe de façon très fluide du lyrisme à la colère, avec en prime l’humour de dialogues ciselés, et vous avez un vrai bon polar, très addictif, dans la veine des grands espaces.

Plus que recommandable donc, et vivement le prochain !

Keith McCafferty / La vénus de Botticelli Creek, (Dead man’s fancy, 2015), Gallmeister (2020) traduit de l’anglais (USA) par Janique Join-de Laurens.

Prix

A Mathematician (?)Le Prix Le Point du Polar européen a déjà fait la preuve d’un bon goût certain puisqu’il rejoint le mien, ceci dit en toute modestie !

Ont déjà été récompensés des auteurs comme Victor del Arbol, Hervé Le Corre, Petros Markaris, Giancarlo de Cataldo, John Harvey, Hannelore Cayre, ArnalMukherjeedur Indridason … Du beau monde en définitive.

Et bien ça continue avec cette année, l’excellent L’attaque du Calcutta-Darjeeling d’Abir Mukherjee.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la suite est annoncée pour début octobre : Les princes de Sambaltur.