Archives pour la catégorie Polars italiens

La main de Dieu

On a de la chance avec nos amis italiens, après Rocco, revoilà Soneri de Valerio Varesi. Il nous amène en montagne, l’hiver, dans La main de Dieu.

Un cadavre venu s’échouer, l’hiver dans La Parma (on apprend qu’à Parme les torrents sont féminins), une camionnette retrouvée en amont qui appartient à quelqu’un d’un village, plus haut, toujours plus haut, et voilà Soneri coincé en plein hiver dans un village de montagne. Un village loin de l’image idyllique que l’on peut avoir de la vie proche de la nature. Un village qui n’aime pas les étrangers, et où il se passe de drôles de choses.

Qu’il soit à la ville ou à la montagne, la vision de Soneri de l’humanité reste sombre. C’est vrai, il est flic, et confronté au pire de l’âme humaine. Ici un village renfermé, où des habitants aigris ne supportent pas que des « étrangers » qu’ils soient vraiment d’un autre pays, ou juste de la ville, viennent leur dire comment il faut vivre, ou même simplement viennent essayer de vivre autrement.

Des paysages magnifiques, une nature sauvage, mais des gens tristes et agressifs, ayant totalement perdu les notions de solidarité qui prévalaient il n’y a pas si longtemps, et qui sont prêts à tout pour gagner l’argent qui leur permettra d’acquérir tout ce qu’on leur promet à la télévision, mais auquel ils n’ont pas accès.

Comme le dit un garde forestier bien seul :

« Ce n’est plus la peine de montrer les crocs comme les loups, il suffit de domestiquer l’argent, d’abrutir avec la télé et de faire semblant d’être démocrate. Voilà comment on se fait élire sans contraindre personne. Simple, non ? » Et ça ne marche pas que dans la montagne du nord de l’Italie …

C’est donc au règne de l’argent plus ou moins facile, sans règle ni morale, et à la bêtise bien grasse que Soneri sera confronté cette fois. Encore un très bon Varesi, sombre, mais illuminé par quelques visions de la montagne et quelques plats réconfortants. Parce qu’en Italie, même les sales cons savent cuisiner.

Valerio Varesi / La main de Dieu, (La mano di Dio, 2009), Agullo (2022) traduit de l’italien par Florence Rigollet.

PS. Valerio sera demain mardi à partir de 19h00 à la librairie de la Renaissance.

Ombres et poussières

Fin du coup de mou grâce au retour de Rocco Schiavone dans  Ombres et poussières. Toujours sous la plume d’Antonio Manzini.

Rocco Schiavone est toujours en val d’Aoste, et toujours poursuivi par ses fantômes romains. Comme si ça ne suffisait pas, voilà des emmerdements de niveau 10 qui arrivent : le cadavre d’une transsexuelle est découvert, et sa hiérarchie décide de punir Rocco et de le confiner dans un petit bureau de type placard à balais.

Pour couronner le tout, un autre cadavre, inconnu, est trouvé pas loin de Rome. Un cadavre sur lequel on trouve un papier avec le numéro de téléphone de … Rocco. Tout va de mal en pis, et ce n’est pas ça qui va améliorer l’humeur déjà sombre de notre romain préféré. Alors gare à qui se trouve sur son chemin.

Que ça fait du bien de retrouver le sens de la formule et la dent dure de Rocco Schiavone. J’ai éclaté de rire plusieurs fois (et pourtant la période ne s’y prête guère). Rien que pour ça, qu’Antonio Manzini soit mille fois remercié. Mention spéciale aux deux couillons du service de son équipe (ceux qui connaissent las série savent de quoi je parle) et à une nouvelle chef de la scientifique pas piquée des hannetons.

Ce qui n’empêche pas la gravité et l’émotion dans un épisode qui, hors éclats de rire, est un des plus sombres de la série. Et c’est aussi une des grandes réussites de l’auteur d’arriver à nous faire passer aussi vite du rire aux larmes et à la colère. D’autant qu’il ne sacrifie jamais la vraisemblance et que ce ne sont pas toujours les « gentils » qui gagnent. Les puissants et arrogants ont malheureusement parfois le dernier mot, comme dans la réalité.

C’est juste, pertinent, émouvant, très drôle, vivement le prochain.

Antonio Manzini / Ombres et poussières, (Pulvis e umbra, 2017), Denoël (2022) traduit de l’italien par Samuel Sfez.

Ciao Valerio

C’est ce matin que j’ai appris la mort du grand Valerio Evangelisti. Nous avions eu la chance de pouvoir le faire venir à Toulouse Polars du Sud, l’occasion d’animer des tables rondes avec lui et d’échanger quelques propos.

Un homme d’une culture qui paraissait infinie au petit scarabée que je suis, d’un calme et d’une gentillesse qui contrastent avec les héros abominables qu’il met en scène. A ce propos, à une question que je lui posais :

-Mais pourquoi créer des personnages aussi affreux ? Est-ce que ça vous perturbe ?

sa réponse, flegmatique, fut à l’image de son humour pince sans rire :

-Pas de problème pour moi, je fais ça pour gagner ma vie, c’est vous les lecteurs qui devriez vous demander pourquoi vous payez pour lire ça.

Fin connaisseur de l’histoire ouvrière, militant infatigable, il a exploré avec bonheur tous les genres populaires en y apportant son originalité. SF mâtinée de Nom de la Rose avec son Inquisiteur Nicolas Eymerich, western avec la série consacrée au personnage de Pantera, pur roman noir de Nous ne sommes rien, soyons tout ! ou roman de pirates de Tortuga.

Ciao Valerio et merci pour tout.

Alba nera

Giancarlo De Cataldo nous revient avec un pur polar parti d’une idée discutée avec Massimo Carlotto et Carlo Lucarelli d’après ce qu’il écrit. Avec un tel départ, Alba nera ne pouvait être que réussi.

Dans leur promo de l’école de police ils étaient les meilleurs. Gianni Romani dit Le Blond, Alba Doria, et Giannaldo Grassid alias Dr Sax. Dès la sortie ils ont été confrontés à une affaire qui les a marqué à vie, le meurtre sordide d’une prostituée. Puis ils se sont perdus de vue. Dr Sax a fait carrière dans les services secrets, Le Blond toujours hanté par cette première affaire est resté un policier de terrain, et Alba, formée au FBI, est devenue profileuse.

Jusqu’à la découverte d’une nouvelle victime, trouvée agonisante, ligotée selon l’art japonais du shibari, comme la victime de leurs jeunes années. Dans la Rome éternelle, et éternellement belle, le trio devra se reformer, pour le meilleur ou pour le pire.

Une intrigue au cordeau qui navigue entre présent et passé ; Rome toujours aussi belle et pourrie, comme on a l’habitude de la voir chez l’auteur ; des personnages torturés, chacun à sa manière ; la main cachée des services secrets ; une caste riche qui se sait toute puissante ; aucune illusion sur le pouvoir de la vérité face à celui de l’argent …

Du très bon De Cataldo, dans la lignée de ses romans courts et incisifs, pas dans celle des épopées comme Romanzo Criminale. Que du bonheur donc, et la porte entrouverte pour une suite. Que demander de plus ?

Giancarlo De Cataldo / Alba nera, (Alba nera, 2019), Métailié (2022) traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

Mort en pleine mer

Pour nous faire patienter avant les derniers Montalbano, fleuve noir publie un recueil de nouvelles un peu ancien mais bienvenu du maître Andrea Camilleri : Mort en pleine mer.

Nous sommes de retour dans les années 80. Salvo Montalbano est déjà aidé de toute la joyeuse clique, Catarella est déjà fâché avec les noms propres et menace de faire s’écrouler le commissariat quand il ouvre les portes, Mimi est coureur, et l’engueulade vespérale avec Lidia est de rigueur.

Qu’il cherche à identifier l’occupant mystérieux d’une chambre d’hôtel, tente de comprendre comment un marin a été tué en pleine mer, ou qu’il courre (pas trop vite) derrière un voleur honnête, Salvo n’oublie jamais de passer par sa trattoria préférée et de faire sa marche digestive sur le quai.

Commère médisante, mafieux arrogants, voleur, travailleurs dignes … ils sont tous croqués dans le cadre familier de Vigata, pendant qu’ailleurs on tire sur le Pape (et oui, je vous ai dit, ce sont de vieilles nouvelles) et qu’un banquier véreux est empoisonné en prison.

Certes, je préfère les romans de la série à ce recueil de nouvelles, ils permettent à l’auteur de mieux creuser ses histoires, mais on ne va pas bouder son plaisir, il est toujours agréable de faire un tour en Sicile avec Montalbano.

Andrea Camilleri / Mort en pleine mer, (Morte in mare aperto, 2014), Fleuve noir (2021) traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

La lumière parfaite

Je poursuis, la redécouverte de l’œuvre de Marcello Fois avec un autre roman ancien, La lumière parfaite.

Nuoro petite ville sarde. Dans les années 70 Cristian et Domenico ont grandis comme deux frères. Puis sont tombés amoureux de la même fille Maddalena. Bien des années plus tard Maddalena rend visite à sont fils, devenu prêtre dans le nord de l’Italie. Bien qu’il ait quasiment coupé tous les liens avec la Sardaigne et Nuoro, elle veut qu’il connaisse l’histoire de sa famille, de sa vraie famille.

Autant Ce que nous savons depuis toujours était léger et drôle, autant ici on baigne dans la tragédie classique, la pesanteur des secrets et des non-dits, des rancœurs et des haines tues. De lourdes histoires de famille et d’amour qui, on le sait, finissent mal en général.

Bien qu’intimiste, l’histoire dresse en arrière fond le tableau de l’Italie, et pas seulement de la Sardaigne, pendant les années de plomb, avec des tournants de l’histoire que je ne révèlerai pas, et une allusion à l’attentat de la gare de Bologne.

J’avoue que, ayant besoin de légèreté et d’optimisme en ce moment, j’ai moins apprécié cette lecture que celle du roman précédent, mais cela ne m’empêche pas de reconnaître la qualité de l’écriture, la finesse des portraits psychologiques et la justesse du portrait d’une société repliée sur elle-même.

A découvrir quand on est en forme.

Marcello Fois / La lumière parfaite, (Luce perfetta, 2015), Seuil (2017) traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro.

De rage et de vent

J’avais beaucoup aimé le premier roman traduit du milanais Alessandro Robecchi, Ceci n’est pas une chanson d’amour. J’ai adoré le suivant qui vient de sortir : De rage et de vent.

Où l’on retrouve Carlo Monterossi, tête pensante d’une belle émission pourrie, Crazy Love, dans la « Grande Usine à Merde », à savoir la télé italienne. Après un diner pénible avec la tête de nœud qui dirige la chaine, Carlo va prendre un verre, flirte avec Anna, se laisse inviter chez elle, boit, discute, puis s’en va en refermant doucement la porte, sans profiter de ses services d’escort de luxe.

Quand le lendemain elle est découverte morte, torturée et tuée de façon atroce, Carlo ne peut s’enlever le petit clac de la porte de la tête et culpabilise d’avoir facilité la tâche de l’assassin. Et avec la culpabilité lui vient la rage, et la nécessité d’arrêter le salaud. Avec l’aide du journaliste indépendant Oscar, et celle de Ghezzi, flic têtu en congé maladie forcé, il va mener une enquête parallèle à celle des policiers.

Quel plaisir de retrouver cette bande milanaise, et comme il me tarde déjà de lire le suivant.

C’est vraiment la touche italienne, la richesse de ce polar qui m’emballe tellement avec des Camilleri, De Giovanni, Manzini, Varesi … Le mélange enthousiasmant d’une belle écriture, d’humanité, de tendresse et d’humour qui font contrepoids à la description sans censure de la dureté d’un monde où les puissants écrasent sans la moindre vergogne tous ceux qui sont plus faibles qu’eux.

Alessandro Robecchi, avec son propre style, et dans la ville de Milan fait vraiment partie de cette école. Sa description d’une ville congelée, assaillie par un vent glacial est superbe, j’aime ses personnages, que ce soient les trois récurrents où certains personnages secondaires que l’on ne verra sans doute plus mais qu’il décrit avec les mêmes passion et empathie que les autres. J’adore les échanges burlesques entre Carlo et Katrina, son ange gardien moldave qui ne sont pas sans évoquer les relations entre Montalbano et sa cuisinière. Les dialogues entre un Ghezzi convalescent et son épouse valent eux aussi leur pesant d’or.

Et au passage quelques politiciens démagos, la télé, les vieilles familles milanaises prennent quelques balles perdues alors que l’on s’émeut du sort de deux ou trois « perdants », ou désignés comme tels par notre société de merde.

Bref, un vrai bonheur, qui fait sourire, rire et pleurer. Vivement le prochain.

Alessandro Robecchi / De rage et de vent, (Di rabbia e di vento, 2016), L’aube noire (2021) traduit de l’italien par Paolo Bellomo avec le concours d’Agathe Lauriot dit Prévost.

Ce que nous savons depuis toujours

Marcello Fois sera un des invités de TPS début octobre. J’animerai une table ronde sur le polar italien, et je ne connais que très partiellement son œuvre, je fais donc un peu de rattrapage, en commençant par Ce que nous savons depuis toujours.

Un cadavre criblé de balles est retrouvé sur un chantier, il s’agit de Michele Mariongiù, dont le frère ainé s’est suicidé quelques années auparavant. Le tout nouveau commissaire Sanuti, un continental récemment arrivé en Sardaigne va avoir bien besoin de l’aide du juge Salvatore Corona pour démêler des histoires qui remontent parfois à bien longtemps. Et oui, il y a des choses que les locaux savent depuis toujours et qui restent bien mystérieuses pour le nouvel arrivant.

Ne prenez pas ce roman si vous recherchez une intrigue léchée avec suspense et rebondissements. Par contre quel plaisir de lire une telle écriture. C’est fin, léger mais en même temps profond, il y a des changements de rythme, on passe de dialogues ironiques (comme entre Montalbano et son légiste préféré) à un conte sarde qui éclaire (ou pas) le pauvre commissaire, d’une réflexion poétique à un constat désabusé sur l’histoire locale.

Un vrai régal. Que j’imagine encore meilleur quand on lit et on comprend en VO, mais c’est suffisamment bien traduit pour que le lecteur français ait une idée de la saveur de la langue.

Et mine de rien, sans que cela paraisse, derrière ce plaisir gourmand du texte, on a le portrait d’années de corruption, de compromissions et d’occasions ratées.

Quelle chance cette venue de cet auteur qui me donne l’occasion de la redécouvrir.

Marcello Fois / Ce que nous savons depuis toujours, (Dura madre, 2001), Seuil (2003) traduit de l’italien par Nathalie Bauer.

L’autre bout du fil

Grâce au retard dans la traduction française, il nous reste encore quelques Montalbano à découvrir. Une excellente préface du traducteur, Serge Quadruppani nous apprend que L’autre bout du fil est le premier roman qu’Andrea Camilleri, devenu aveugle, a dicté à sa secrétaire. Comme les précédents, c’est un vrai plaisir.

Mimi, Falzo, Catarella et Salvo sont à bout de force. En plus de leur travail habituel, toutes les nuits ils vont prêter main forte à l’équipe de police qui accueille les bateaux qui ont secouru des migrants en mer. Des bateaux qui portent leur lot de drames, de morts, de blessés, de gamins perdus et de violence. Un travail épuisant, trop dur émotionnellement pour le pauvre Cata, mais qui mine également le reste de l’équipe.

Pour compléter le tableau, Salvo a dû accepter de se faire confectionner un costume sur mesure pour accompagner Livia à un mariage. C’est comme ça qu’il rencontre la très belle et très aimable Elena. Qui se fait assassiner quelques jours après sa première visite à son atelier de couture. Comme si Montalbano n’avait pas assez de tracas.

Que dire. Soit vous êtes fan de Salvo, et la simple annonce de la parution de ce volume suffit à vous précipiter chez votre libraire préféré. Soit vous êtes réfractaire (il parait que c’est possible, même si je comprends mal comment), et cette chronique ne vous intéresse pas, nous sommes dans la droite ligne des précédents.

Pour les premiers, sachez juste que l’on retrouve tout ce que l’on aime, l’humour, l’amour pour la cuisine, les joutes verbales avec Livia et avec le docteur Pasquano, les bourdes de Catarella et sa façon très pirsonelle d’interpréter les noms propres, la langue camillerienne …

Un volume souvent plus grave et émouvant que les derniers parus, quand Camilleri évoque les arrivées de migrants, l’enfer qu’ils ont vécu, la bêtise des politiques européennes, ou la connerie du Questeur qui incarne ici un discours trop entendu en Italie et ailleurs. Signalons également pour les fans et connaisseurs un clin d’œil à un autre enquêteur qui nous est cher, Rocco Schiavone d’Antonio Manzini.

Et si par le plus grand des hasards, certains n’ont jamais lu de romans de cette série, je ne saurais trop vous conseiller de profiter de l’été pour découvrir cette œuvre, en commençant de préférence par le premier (La forme de l’eau) puis en les lisant tous. Cela devrait illuminer vos vacances.

Andrea Camilleri / L’autre bout du fil, (L’altro capo del filo, 2016), Fleuve Noir (2021) traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

La nuit n’existe pas

Je n’avais pas été vraiment convaincu par le premier roman d’Angelo Petrella que j’avais lu. Une bonne série B sans plus disais-je. Le suivant, La nuit n’existe pas, me convainc encore moins, ce sera ma dernière tentative avec cet auteur.

On retrouve Denis Carbone, flic hardboiled et borderline napolitain, toujours fâché avec sa hiérarchie, ciblé par les puissants et hanté par la mort de sa sœur. Son enquête sur la mort d’une gamine d’origine nigériane qui a été torturée va l’amener à douter de tous, et à affronter des adversaires qui ne reculent devant rien. Des adversaires qui ont des soutiens jusque dans les plus hautes sphères.

Dans ma note sur Fragile est la nuit je trouvais que Angelo Petrella ne décrivait pas du tout Naples, et surtout ne disait rien de ses habitants. Que c’était une série B survoltée sauvée par son humour et son ton vif. Malheureusement cette fois, les défauts (à mes yeux) sont toujours là, et les qualités ont disparu.

Toujours aucune existence réelle de la ville dans ce roman, si l’on excepte les noms de rues, ou de monuments. On pourrait se trouver n’importe où. Mais surtout, l’humour a disparu, et le côté survolté ou frénétique tourne cette fois à l’hystérie et au grand guignol. Avec secte satanique, grand complot, grand maître et explosions, hémoglobines et coups de théâtres absolument invraisemblables à tous les chapitres. Seul avantage, c’est court.

Donc ce sera tout, Denis Carbone continuera ses aventures sans moi.

Angelo Petrella / La nuit n’existe pas, (La notte non esiste, 2019), Philippe Rey/Noir (2021) traduit de l’italien par Nathalie Bauer.