Pas du tout convaincu par le « Harry Bosch australien »

A priori, quand je lis « le retour du Harry Bosch australien », j’ai plutôt tendance à fuir. Mais bon, je me suis aussi dit qu’il fallait essayer avant de décider que ce n’était pas terrible. J’ai donc lu Requiem de Tony Cavanaugh. Bof.

CavanaughDarian Richards a été flic, un des meilleurs. Maintenant il est à la retraite et profite de la vue sur la rivière depuis sa terrasse. Jusqu’à ce qu’un de ses téléphones sonne. Un de ceux dont il avait confié le numéro à des jeunes femmes qu’il avait sauvé d’un tueur en série. Un appel à l’aide.

Alors Darian va reprendre du service et tomber en pleine période de fête étudiante et de beuveries sur le Gold Coast. Une fille disparue (celle qui l’a appelé) et bientôt un flic tué et des cadavres de jeunes femmes. Un rude boulot pour Darian, avec des flics locaux qui ne voient pas son arrivée d’un bon œil.

Bon, à la rigueur si vous cherchez un polar très basique qui vous permette de laisser le cerveau en veilleuse pourquoi pas. Il y a de l’action, quelques surprises, des poursuites, et ça se termine bien, du moins bien du point de vue de l’enquêteur et donc je suppose de l’auteur.

Après, si vous avez votre cerveau encore branché, les ficelles sont grosses, la morale qui justifie l’enquêteur en justicier solitaire plus que contestable, et les clichés sont tellement clichés qu’ils tombent dans le préjugé, voire le raccourci un peu moisi.

N’en déplaise à la quatrième, et même si je ne suis pas un fan de Harry Bosch qui se répète un peu à mon goût après des débuts exceptionnels, ce Damian est beaucoup plus primaire que son modèle californien.

Très évitable donc, sauf si vous avez des lecteurs amateurs de privés velus et omnipotents.

Tony Cavanaugh / Requiem (Dead girl sing, 2013), Sonatine (2019), traduit de l’anglais (Australie) par Paul Benita.

19 réflexions au sujet de « Pas du tout convaincu par le « Harry Bosch australien » »

      1. actudunoir Auteur de l’article

        Sans hésitation !
        Et si on veut lire des polars australiens, on peut revenir aux précurseurs, comme Arthur Upflield et son détective métis (La mort d’un lac, et L’homme des deux tribus sont les meilleurs à mon avis) ou pour le privé hardboiled à la répartie cinglante, Peter Corris.

  1. belette2911

    Bon, ceci est la première critique négative pour ce livre, mais comme il vient d’entrer dans ma biblio, je le lirai pour me faire mon avis. Je garde à l’esprit qu’il vaut mieux déconnecter mon cerveau… Je le lirai un jour de grande fatigue intellectuelle, alors 😆

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      1. belette2911

        Nous les femmes, dès qu’on est un peu grogonne, on se prend des « t’as tes clopes ? » plein la gueule… 😆

        On a le droit d’être grognon avec ses lectures, on lit plus que 6 livres par an et on ne fait pas dans les « merci pour ce moment » ou des « twoilette » ou pire, des « 50 nuances » 😀

      2. belette2911

        J’en ai lu deux de Padura et on n’est pas devenu des copains, mais on me dit du bien du dernier, je devrais peut-être tenter un nouveau coup avec lui… 😆

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