Les roses de la nuit

Les roses de la nuit n’est pas un nouveau roman d’Arnaldur Indridason, ni un retour du la jeunesse de son héros emblématique Erlendur, c’est la traduction du roman qu’il a écrit avant La cité des jarres, premier roman traduit en français.

IndridasonLe cadavre d’une jeune femme, nue, est déposé une nuit d’été sur la tombe de Jin Sigurdsson, héros de l’indépendance nationale. C’est Erlendur le solitaire et son partenaire Sigurdur Oli, jeune policier formé aux US qui vont mener l’enquête. Une investigation qui va très rapidement les porter vers le trafic de drogue et la prostitution, mais qui étrangement semble aussi toucher les milieux d’affaires et des personnages très haut placés. Des junkies, aux villages désertés de la côte ouest et aux grandes manœuvres immobilières rien ne va faciliter le travail d’Erlendur et de ses collègues.

Je n’avais pas été convaincu par Les fils de la poussière qui, si j’en crois Wikipedia, est le premier roman de la série. Celui-ci est donc le second, juste avant La cité des jarres qui nous fit découvrir Erlendur. Et ce n’est sans doute pas un hasard ; les éditeurs français, et en l’occurrence ici Métailié, connaissent leur boulot, et avaient commencé par le premier roman totalement abouti.

Ceci dit, autant j’étais resté très sceptique à la lecture du précédent, autant ici Arnaldur Indridason fait le boulot. L’intrigue tient la route, Erlendur et Oli commencent à prendre de l’épaisseur, comme si après un premier roman flou, l’auteur s’était décidé à en faire ses personnages principaux. On commence à s’intéresser vraiment aux relations d’Erlendur avec ses enfants, et quelques allusions viennent sur les disparitions en Islande.

Les thématiques abordées par le biais de l’intrigue sont intéressantes, et cette fois pas de coupable caricatural, chaque personnage est forgé par son environnement et l’auteur évite les facilités. Bref on est vraiment dans la mise en place de la saga exceptionnelle en devenir, il ne manque plus que la qualité d’écriture et l’émotion qui en seront, dès le roman suivant, la marque de fabrique.

Si Les fils de la poussière est à mon avis très évitable, Les roses de la nuit est une bonne porte d’entrée pour la série, et un roman intéressant pour les fans de la première heure.

Arnaldur Indridason / Les roses de la nuit (Dauđarósir, 1998), Métailié (2019), traduit de l’islandais par Eric Boury.

9 réflexions au sujet de « Les roses de la nuit »

  1. Matatoune

    Suis entrain de le lire ! Je ne savais pas que c’était le second et je me suis étonnée de la relation avec ses enfants. C’est donc au tout début lorsqu’il les retrouve ! Merci pour cette précision qui éclaire bcp.

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  2. flyingelectra

    oui normal pour une série de se mettre en route, mais autant là deux romans pourquoi pas, mais quand je vois une autre série suédoise, traduite uniquement à partir du 7ème opus.. je comprends mal !

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    1. actudunoir Auteur de l’article

      C’est quelle série ? Après parfois c’est aussi une question opportunité, comme la série Mario Conde de Padura commencée au 3° parce qu’il avait gagné un prix comprenant … la traduction en français.

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  3. Meyer Meyer

    Comme Matoutoune, je n’avais pas capté que c’était le 2e volume de la série et j’étais aussi étonné de la dégradation de la relation entre Erlendur et ses enfants. ceci dit j’ai bien aimé le livre mais comme je sis un fan de la 1re heure, je ne suis pas tout à fait objectif.

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  4. belette2911

    Je n’avais pas lu le tout premier qu’on vient de traduire et là, pour le coup, tu me fais hésiter. Je passerais bien direct au 2ème… Parce que j’adore Erlendur et ses enquêtes.

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