Terminus

Même si j’ai pas mal de retard, le rythme des parutions a baissé, le bon moment pour faire un pause SF avec Terminus de Tom Sweterlitsch.

1997, l’agent spécial Shannon Moss du NCIS (Naval Criminal Investigation Service), police interne de la marine de guerre américaine est appelée sur le lieu d’un massacre. Un homme a assassiné les membres de sa famille à la hache avant de s’enfuir. Seule la fille ainée, Miriam, absente au moment du crime a peut-être survécu. Le coupable est en fuite.

Pourquoi Shannon ? Parce comme elle, le coupable présumé, Patrick Mursult a vu le Terminus, la fin du monde. Depuis le début des années 80, un programme ultra secret de la marine et de la NASA a permis de mettre au point des vaisseaux capables de voyager très loin, et d’aller dans le futur. Et dans ce futur, dans quelques siècles, ils ont vu Terminus, la fin de l’humanité. Une fin qui, à chaque nouveau voyage semble se rapprocher.

Entre 1997 et 2015 Shannon devra faire de nombreux aller-retours pour découvrir la vérité sur les meurtres, et sur Terminus.

Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas ce qu’on appelle traditionnellement un roman « de plage ». Il faut un peu de concentration et de continuité dans la lecture pour bien suivre les différents aller-retours entre le présent et les différents futurs possibles. Non que l’écriture soit complexe ou confuse, mais c’est le propos qui est dense et un petit peu exigeant.

Ceci dit, une fois cet effort consenti, le lecteur est mille fois récompensé.

Parce que le jeu avec les différentes incarnations des personnages est original et passionnant. Parce qu’en plus d’un roman de SF c’est un suspense implacable avec une multitude de coups de théâtres et de changements de directions parfaitement maîtrisés. Parce que l’idée (pas nouvelle) de voyage dans le futur et de paradoxes temporels donne lieu à des développements originaux.

Aussi parce que l’on s’attache beaucoup à Shannon Moss, ses doutes, ses blessures, sa pugnacité, les difficiles choix moraux qu’elle doit faire tout au long de sa quête. Et parce que dès le début l’auteur nous accroche et nous donne l’envie de plus en plus forte de savoir comment cette histoire étonnante va bien pouvoir se terminer. Terminus ou pas Terminus ?

A vous de le découvrir.

Tom Sweterlitsch / Terminus, (The gone world, 2018), livre de poche (2021) traduit de l’anglais (USA) par Michel Pagel.

7 réflexions au sujet de « Terminus »

  1. Didier Fernandez

    Ben j’attendais depuis trois ans que tu en parles
    Pour moi aussi l’auteur a été une révélation et bonne nouvelle pour toi, son premier roman paru ce printemps (toujours chez Albin Michel) est peut-être meilleur à mon goût
    Malheureusement il n’en a écrit que deux
    Ceci dit je saute du coq à l’âne pour te dire que j’ai adoré Un indien qui dérange (lu sur tes conseils) et que j’attends l’automne pour la suite même s’il est probable que je lirai d’ici là un autre Thomas King « littérature générale », je pense à Medicine River
    Pour finir une question qui me turlupine : rien sur Simenon ?

    Répondre
    1. actudunoir Auteur de l’article

      J’attends donc le prochain. Pour Simenon, j’en ai lus il y a très très longtemps, bien avant l’existence des blogs, et je ne l’ai jamais relu ensuite, d’où son absence ici.

      Répondre
  2. cush

    J’ai beaucoup aimé et c’est très original, même si la toute dernière partie sans être ardue m’a un peu perdu. Mais ce serait dommage de passer à coté.

    Répondre

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