Nouveau départ pour la collection Thriller de Bragelonne

C’est l’été, j’ai décidé de redonner une chance à la collection thriller de Bragelonne qui jusque-là ne m’avait pas vraiment convaincu. C’est un roman écossais, De mort naturelle de James Oswald.

OswaldTony Mclean est inspecteur à Edimbourg. En plus du tout venant, il se retrouve en charge de l’enquête sur la découverte, dans la pièce cachée d’une vieille maison promise à la démolition, du cadavre d’une jeune femme morte depuis plus de plus de cinquante ans. Une femme retrouvée crucifiée, torturée et éventrée. Pendant qu’il se plonge dans les archives, ses collègues sous pression doivent trouver qui a bien pu égorger de façon spectaculaire un des notables de la ville. Et ce n’est que le premier d’une série d’étranges meurtres et suicides.

J’aurais aimé être plus enthousiaste, mais non. Ceci dit, il y a (de mon point de vue) une nette amélioration par rapport aux deux bouquins précédemment lus (et pas jusqu’au bout) dans cette collection.

Qu’y a-t-il de positif ? Les personnages, et surtout le personnage principal, avec lequel on est à la fois en terrain connu (un flic, pas toujours très bien vu de ses collègues, dans un procédural comme les british savent les écrire), mais pas complètement cliché car si Tony Mclean a ses failles, il est quand même plutôt équilibré, ne boit pas plus qu’un autre, ne se drogue pas. D’autre part il est plutôt coincé et se retrouve même assez riche, ce qui l’embarrasse plus qu’autre chose.

Un joli personnage donc, avec également une peinture plaisante de la ville.

Ce qui cloche ? Pour commencer si l’enquête est plutôt bien menée pendant 90 % du bouquin, les faits sont un peu répétitifs. Difficile d’en dire plus sans révéler l’intrigue, mais disons qu’on a une série de meurtres/suicides qui finit par lasser et que le lecteur a très vite quelques pages d’avance sur les découvertes du flic.

Mais ce qui m’a surtout gêné c’est la résolution du mystère. Qui passe par un Deus ex Machina fantastique. Les lecteurs de ce blog savent que j’aime beaucoup que des éléments de fantastique, ou de SF viennent pimenter une intrigue. Comme chez le grand Connolly pour prendre le meilleur exemple. Mais j’aime qu’il reste un doute et que toute l’affaire puisse avoir deux explications possibles : une que l’on appellera cartésienne, l’autre fantastique. Et cela m’agace quand, dans un roman qui se présente comme un policier, la seule explication possible à ce qui s’est passé soit fantastique, et que sans l’intervention de l’Entité (qu’elle soit maléfique ou non) l’édifice s’écroule. Et c’est ce qui se passe ici. Je trouve ça un peu facile, vu qu’on peut alors se permettre tout et n’importe quoi.

Dommage. Mais j’essaierai peut-être de voir ce que donne le suivant, vu qu’on semble être au début d’une série et qu’il y a quand même de bonnes choses.

James Oswald / De mort naturelle (Natural causes, 2012), Bragelonne/Thriller (2015), traduit de l’anglais (Ecosse) par Jean-Claude Mallé.

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