Rocco à la montagne, suite.

On a découvert Antonio Manzini et son flic odieux, Rocco Schiavone, romain exilé dans le val d’Aoste dans Piste noire. Le revoici dans Froid comme la mort.

ManziniRocco est donc toujours flic dans le val d’Aoste, il use toujours ses Clarks à une vitesse incroyable, refuse toujours de porter des chaussures de montagne, et est toujours aussi désagréable avec presque tout le monde. Alors que partout ailleurs le printemps s’annonce (ici il neige !) il est appelé chez les Baudo. La femme de ménage a trouvé l’appartement dévasté et a appelé la police. Qui trouve Ester pendue dans sa chambre.

Très rapidement, l’hypothèse du suicide est écartée, et l’enquête commence, alors que Rocco rumine son passé, se languit de Rome, et envoie bouler tout le monde.

J’avais beaucoup aimé le premier, j’aime beaucoup la suite.

Une fois de plus, rien de révolutionnaire dans une intrigue par ailleurs fort bien troussée. Une fois de plus, tout repose sur le personnage central et sur l’acidité de l’écriture. Rocco a la dent toujours aussi dure, il est toujours aussi désagréable, toujours très limite dans son application de la loi. Et pourtant on l’aime encore plus que dans le premier.

Ses fêlures, ses fragilités se révèlent, son passé remonte à la surface, et sous la carapace l’humanité à vif du personnage perce. Un vrai régal pour un roman qui termine sur des notes très émouvantes (comme le précédent).

Bref, c’est ma période italienne, de la Calabre aux Alpes, de Gangemi à Manzini, de Lenzi à Schiavone je me régale avec ces enquêteurs au caractère de cochon, dignes héritiers du grand Montalbano.

Viva Italia !

Antonio Manzini / Froid comme la mort (La costola di Adamo, 2013), Denoël/Sueurs froides (2016), traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

4 réflexions au sujet de « Rocco à la montagne, suite. »

  1. Françoise

    Je viens de lire le dernier, « Maudit printemps » et j’ai adoré. Schiavone révèle ses côtés attachants et le roman est très émouvant, outre son humour noir toujours présent. Décidément, le polar italien recèle quelques pépites en ce moment. Enfin, non, disons plutôt qu’il continue sur sa lancée après les grands comme Lucarelli, De Cataldo et bien sûr Camilleri.

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