Un Parker cubain

Un livre qui s’ouvre sur un hommage à Elmore Leonard, Donald Westlake et Manuel Vazquez Montalban, commence sous de bons hospices. C’est le cas de Indomptable du cubain Vladimir Hernández.

HernandezQuand la douleur réveille Duran, il se trouve bloqué, asphyxié, dans le noir. C’est alors que tout lui revient, il a été enterré vivant, avec son pote Ruben qui lui est bien mort. Le moment de se bouger, de sortir de là, et de faire payer cher les fils de pute qui l’ont doublé. Le temps de s’extraire de la terre, et le voilà de retour à La Havane. Ca va saigner.

Comme le dit très bien Yan, c’est plutôt à Parker de Stark (alias Westlake) que fait penser ce roman qu’à Leonard, Montalban ou au Westlake de Dortmunder.

Un Parker cubain, plus violent et moins froid que l’original, sans non plus, il faut bien le reconnaitre la perfection stylistique du maître. Mais si on ne devait lire que des écrivains qui maîtrisent autant leur style et leur écriture que Westlake/Stark, on ne lirait pas grand-chose.

Un bon divertissement, rythmé et rapide, une série B divertissante bien construite avec ses aller-retour entre la vengeance présente et la situation qui a amené Duran en prison puis dans la tombe. Même si elle est peu évoquée, la situation cubaine est bien là en toile de fond, ce qui donne à ce polar bien troussé une tonalité originale.

Vladimir Hernández / Indomptable (Indómito, 2016), Asphalte (2017), traduit de l’espagnol (Cuba) par Olivier Hamilton.

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